01.04.2010 Rom, revue d’optimisme modéré, n°I

01.04.2010 Couv ROM I

“Le 8 novembre 1784, en mer. Enfin, nous sommes devant Venise, les matelots poussent des cris de joie, je partage leurs transports, et comme eux peut-être je regretterai bientôt le vaisseau que j’aime à quitter aujourd’hui ; car l’attrait que j’ai pour la mer va au delà de tout ce qu’on imagine.
Je puis en faire l’aveu, et non pas en assigner les causes, car enfin s’il est vrai que la vue de cet élément me rappelle aux premières années de ma jeunesse, il ne l’est pas moins que cette époque de la vie doit offrir aux souvenirs des repos plus agréables ; ou plutôt ce qui est vrai pour d’autres, ne l’est pas pour moi. En effet, si je regarde en arrière sur quelques années passées entre la poussière des in-folio, le tourbillon du monde et les bourrasques de la mer, ce n’est pas sur des instants de dissipation, d’illusion même, que je me plais à arrêter ma vue ; je leur préfère encore ces longues nuits consacrées à l’étude dans le silence du cabinet.
Mais qu’avec bien plus de délices ma pensée se rapporte au temps où étonnée de la force naissante, elle m’était jamais plus active que lorsqu’elle ne s’occupait d’aucun objet en particulier, et que facile à s’égarer, d’un élan elle se portait au delà de toute les choses existantes ; c’est alors que j’habitais des vaisseaux»

(Jean Potocki Voyage en Turquie et en Egypte, publié en 1788 et plus récemment, José Corti, Col. romantique n°71).

Potocki voyage en Turquie

Dans ce numéro vous trouverez le premier éditorial et le mot des webmasters, les actualités gitanes, les Évidences photographiques, des débats sur les méthodes d’expositions des documents, l’invitée du grand papier : Rossella Bellusci, le Journal de Clémentine, de petites et grandes annonces, le feuilleton…

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01.04.2010 ROM I english R.O.M couv

Une version anglaise de ce seul numéro traduit par Magdalena Zopf est disponible en pdf :
01.04.2010 ROM I english R.O.M_ENG

Ainsi que les numéros suivants à paraître :
Rom Ii
Rom III
Rom IV

Salon du Livre Ancien 2002 (Quatorzième FILA) Catalogue La Valeur des Hommes

mouche Raoult

“Peu après nous vîmes arriver un autre prince [qui] n’avait que cinq ans et montait pourtant un assez grand cheval. Ses petits pieds n’atteignaient pas le bout de la selle … Il avait à côté de lui un jeune Nogaï aussi à cheval et qui ne le quittait pas d’un pas. Ce Nogaï était son gouverneur et l’élevait chez lui, car les jeunes princes du Caucase ne sont jamais élevés chez leurs parents. En revanche rien de plus sacré que les obligations réciproques entre les parents et le mentor, le mentor et l’élève. Elles constituent ici la plus saine partie de la morale, gâtée cependant par le goût du brigandage. On m’a assuré que le premier usage que le jeune Télémaque fasse des leçons de son mentor est de s’enfuir de chez lui après l’avoir volé, ce qui comble de joie toute la famille. Si le mentor survit à son élève, il hérite du mobilier et des chevaux, mais il est assujetti à se couper la moitié de chaque oreille … “
Jean Népomucène Potocki, Au Caucase et en Chine, Phébus, 1991, page 106

Valeur des hommes tablettes

Catalogue complet en deux parties :

06.05.2002. valeur des hommes 1-60
06.05.2002. valeur des hommes 61-120

31.12.1999 Ultimo Libro, Sierra Macarena

ultimo libro cartonnage

Cartonnage-étui conçu comme les illustrations par Daphné Klimas. Le texte a été composé au plomb dans l’imprimerie d’Ernesto Lopez à Medellin. L’imprimeur paisa racontera quelques années plus tard, qu’à la surprise de tout le monde, l’Ultimo Libro coïncida avec sa dernière commande de composition au plomb.

“La Compagnie n’avait pas encore établi de villages vacances dans la Sierra Macarena ; cette île plus ancienne que le continent, cette formation singulière s’élevait désormais à la rencontre des immensités de l’Orénoque et de l’Amazone. En cette année 1999, elle n’était habitée que par quelques paisibles colons, des déserteurs, des guerilleros et quelques ornithologues japonais. Les ambassades étrangères interdisaient à leurs ressortissants de s’approcher de la Macarena. Mais tout un chacun chuchotait que les Japonais avaient découvert de l’uranium, présence radioactive qui confortait la croyance des habitants en des puissances mystérieuses peuplant la montagne…”

Lire la suite : Ultimo libro texte et mise en page

Les coquilles et erreurs ont été corrigées pour la dernière édition : ultimo-libro-derniere-edition

fierro-luna