Welcome to Senigallia – A Traveller’s Companion – Programme des trois jours

JOURDEFETE

IL ÉTAIT UNE FOIS LA PHOTOGRAPHIE
Les 150 premières années 1839-1989

Expositions, conférences et
Foire internationale de marchands et de collectionneurs de photographies
INAUGURATION PRESSE JEUDI 2 MAI 16.00-17.00
HORAIRES DE LA FOIRE
JEUDI 2 MAI 17.00-20.00
VENDREDI 3 MAI 10.00-19.00
SAMEDI 4 MAI 10.00-15.00
Petit Palais (Palazzetto Baviera)

Horaires et programme complets accessibles ci-dessous :
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01.05?2014. Les onze premières expositions des produits de l’industrie française, 1798-1849 et l’apparition de l’héliographie.

Première exposition : An VI, 1798 (Directoire)
Sur une idée de François de Neufchateau
Soixante arcades construites sur le Champ de Mars
Trois Jours, parmi les jours complémentaires de l’an VI de la Révolution (19-21 septembre 1798)
110 exposants dont les Didot présentant les éditions “stéréotypes”.
Remarque sur les jours complémentaires, Les cinq jours supplémentaires de fin d’année, parfois appelés sans-culottides ou sanculotides avait tous un nom :
jour de la vertu (17 septembre), du génie (18 septembre), du travail (19 septembre), de l’opinion (20 septembre), des récompenses (21 septembre)
L’an III et l’an VII en eurent un sixième dénommé jour de la révolution (22 septembre)
Les prix furent remis le jour des récompenses.

Deuxième exposition : An IX, 1801 (Consulat)
Cent quatre portiques dans la cour du Louvre
Cinq Jours complémentaires de l’an IX (17-21 septembre 1801)
Chaptal fait déposer un exemplaire de chaque invention exposée au CNAM
229 exposants

Troisième exposition : An X, 1802 (Consulat)
Cent quatre portiques dans la cour du Louvre,
avec au centre une reconstitution à l’échelle de la Lanterne de Démosthène
Six Jours dont les complémentaires de l’an X (16-21 septembre 1802)
540 exposants

Quatrième exposition : 1806 (Empire)
Cent vingt-quatre portiques dans la cour des Invalides
Vingt-quatre jours de Septembre 1806
1422 exposants
Remarque : Le 22 fructidor an XIII (9 septembre 1805), Napoléon signa le sénatus-consulte qui instaura le retour au calendrier grégorien à partir du 1er janvier 1806.

Longue interruption des expositions

Cinquième exposition : 1819 (Louis XVIII)
Quarante-et-une salles du Palais du Louvre
Trente-six jours, inauguration le 25 Aout 1819
1662 exposants

Sixième exposition : 1823 (Louis XVIII)
Colonnade et premier étage du Palais du Louvre
Août 1823
Membres du Jury : Arago, Biot, Gay-Lussac, …
1648 exposants

Septième exposition : 1827 (Charles X)
Membres du Jury : Arago, Gay-Lussac, baron Gérard …
1631 exposants reçurent 425 récompenses

Interruption

Huitième exposition : 1834 (Gouvernement de Juillet)
sur une surface de 14.288 m2
Membres du Jury : Brongniart, Paul Delaroche, Gay-Lussac, baron Gérard…
2447 exposants reçurent 697 récompenses

Neuvième exposition : 1839
Du 1er mai au 31 juillet 1839
Grand Carré des Jeux aux Champs Élysées, sur une surface de 16.500 m2
6e commission des Beaux Arts : Fontaine, Président, Beudin, Blanqui, Brongniart, Paul Delaroche, Léon de Laborde (rapporteur des progrès de l’imprimerie et de la litograpgie), Renouard et Sallandrouze.
8e commission des Arts divers : Chevreul, président, Barbet, Bosquillon … laborde (rapporteur des progrès des imitations de la nature)…Schlumberger
3381 exposants
Remise des médailles et des prix le 28 juillet 1839

Dixième exposition : 1844
exposants
Avec le premier rapport sur la “photographie” alors dénommée “Épreuves daguerriennes”
Texte numérisé complet accessible sur le site du CNAM
Pas de médailles aux photographes mais des mentions honorables pour Sabatier-Blot et Bourquin, et des citations favorables pour Claudet et Bisson aîné :
Claudet Bisson 1844

Onzième exposition : 1849
exposants
Avec le second rapport sur la “photographie” alors dénommée “Héliographie sur plaque, ou sur papier”
Septième section : Héliographie; Léon de Laborde rapporteur et auteur d’un remarquable article introductif. Texte numérisé complet accessible sur le site du CNAM

On remarque qu’il accompagne la médaille descernée à Bayard d’un regret sur la retenue fort peu “commerciale” de l’inventeur :

Bayard en 1849-2

Bayard en 1849

Ce sera ensuite le début des célèbres expositions universelles :

Exposition Universelle de Londres, 1851

Exposition Universelle de Paris, 1855

15.04.2013 – Autoportrait de Fortuné Petiot-Groffier. Éléments nouveaux et méthodes d’attribution

concernant le portrait daguerrien de l’homme assis reproduit en couverture du catalogue de la vente du 17 avril 2013.

Homme assis 1841

Ce daguerréotype a été trouvé avec une autre demi-plaque de même format dans l’atelier préservé de Petiot-Groffier à Châtenoy-le-Royal dans les années 1960 et vendus dans une vente aux enchères à Dijon.

Il avait alors été identifié avec le célèbre Bayard par lʼiconographe assisant Mme Chautard, la bibliothécaire chargée dʼun musée de la photographie financé par l’entreprise Kodak et situé au milieu de leurs usines de Vincennes.

Cette identification correspondait au souvenir de la famille : Petiot-Groffier aurait conservé avec lui les portraits des deux hommes qui l’avaient initié en 1841 à la photographie daguerrienne.

Autoportrait Richebourg petit

La confirmation des identifications resta difficile pendant des décennies. Un nouveau visiteur trouva dans le même atelier un manuscrit de 15 pages autographe adressé par Richebourg à Petiot-Groffier, et publié dans les Carnets de Clémentine.

Ce document identifiait définitivement l’un des deux autoportraits confirmant ainsi la tradition transmise dans la famille.

page de Richebourg

Lors de la vente aux enchères (Collection Jammes, La Photographie IV), chez Sotheby’s, les deux portraits étaient catalogués sans attributions, mais une annotation au dos du montage indiquait l’hypothèse : “Bayard ??”

Bayard-Petiot Groffier1

 

Dag Sotheby's

Dans les premiers mois de 2013, un projet dirigé par Michel Frizot aboutit à la mise à disposition des chercheurs d’une version numérisée des positifs directs de Hippolyte Bayard (HB) conservés à la SFP dont deux autoportraits restés à ce jour inédits et datant de 1839. On remarque l’attitude et la pause adoptées, communes à tous ces portraits de la période “primitive”.

Bayard-SFP

 

Puis, le 25 mars 2013, une nouvelle piste à vérifier, un nouvel indice à prendre en considération. M. François Lepage nous communica une esquisse de portrait de M. Joseph-Fortuné Petiot-Groffier (PG) en nous suggérant de la comparer au modèle du daguerréotype.

Nous avons à la suite de sa demande récherché un portrait de PG daté vers 1850, et de fait il y en avait un dans les collections de la Bibliothèque Clémentine (aujourd’hui offertes et transmises à la SFP, rue de Richelieu).

Voici les éléments et la méthode que nous considérons. Suite dans le pdf :

Discussion portrait assis au daguerréotype PG et HB 0413

Paris.Photo.2002 (sixième salon) La Route de la Photographie

11.11.2002 Route de la photographie couv

Ce catalogue était le premier d’un cycle de trois, avec L’Épreuve du temps et le Plaisir de l’analyse publiés à la suite en novembre 2003 et 2004.

Profitant des nouvelles possibilités offertes par les progrès de la PAO et des logiciels de mise en page et de traitement d’image, chaque catalogue se concentrait sur 100 épreuves, “Cent propositions pour une collection”, dont les reproductions étaient prévédées de textes rares à trouver, comme le reportage en direct sur le suspens de la divulgation de la photographie par Alfred Donné (1839).

“Le premier perfectionnement auquel est parvenu M. Niepce a été de rendre la nature telle qu’elle est sous le rapport des ombres et des clairs, et de remplacer les effets renversés par des effets en harmonie avec la lumière … C’est à l’aide d’une préparation obtenue avec le bitume de judée sec et dissous dans l’huile de lavande que M. Niepce a fait ses premiers essais et obtenu ses premiers succés.

Il parvint en outre à soustraire sa préparation à l’action ultérieure de la lumière, de manière à pouvoir conserver les empreintes qu’il avait produite ; jusque-là ces empreintes ne pouvaient pas même être vues, puisque du moment où on les exposait à la lumière pour les regarder, tout s’effaçait en prenant une teinte uniforme.

Enfin, un troisième point, le plus curieux, le plus inattendu, qui a dû singulièrement exercer la sagacité de M. Niepce et qui joue encore le plus grand rôle dans les effets du Daguerrotype est le suivant : lorsque la feuille de cuivre plaquée d’argent sur laquelle était étendue la préparation de bitume avait été exposée à l’action de la lumière, l’empreinte des images était à peine sensible quoiqu’elle existât réellement comme on va le voir, et il a fallu un nouvel effort d’invention pour la faire apparaître aux yeux … L’image imprimée par les rayons lumineux sur la préparation de M. Niepce a besoin, pour se produire aux yeux, de subir l’action d’un nouvel agent, et cet agent était l’huile de pétrole dans les essais de l’auteur ; l’huile de pétrole, à ce qu’il paraît, a la propriété d’attaquer et de dissoudre les points de la surface métallique qui ont été préservés par les ombres de l’action de la lumière, tandis qu’elle est sans influence sur les points frappés par les rayons du soleil ; on voit alors l’image sortir de la courbe où elle était cachée, et il suffit de laver la plaque pour la soustraire à l’action ultérieure de la lumière…

C’était, on le conçoit, jour de solennité à l’Institut ; l’Académie des Sciences et l’Académie des Beaux-Arts s’étaient réunies pour entendre l’exposition, faite par M. Arago, des procédés de M. Daguerre, dont on s’entretient avec tant d’intérêt dans le monde depuis huit ou dix mois ; les résultats que l’on avait vus de cette importante découverte, inspiraient une vive curiosité d’en connaître le secret, et ce secret touchant à la fois aux intérêts des arts et à ceux de la science, un nombreux public, composé d’artistes, de savants et d’amateurs, se pressait aux portes de l’Institut, trois heures avant l’ouverture de la séance ; dans cet empressement auquel l’Académie n’est point accoutumée, on pouvait craindre qu’il n’y eût quelque désordre ; mais les mesures avaient été si bien prises, que tout le monde, au moins tout ce qui a pu entrer dans la salle, a pu voir et examiner à son aise les produits du Daguerrotype, et entendre les développemens dans lesquels est entré M. Arago…

Trois tableaux exécutés par les procédés de M. Daguerre étaient exposés comme échantillons ; ces tableaux ont sans doute été fort admirés ; mais ce n’était pas là l’objet important de la séance ; deux d’entre eux étaient connus, et personne ne doutait de la perfection des résultats obtenus par M. Daguerre lui-même : on savait qu’entre ses mains son invention était arrivée au plus haut degré de perfection. ..

Le procédé de M. Daguerre est destiné à le répandre, et peut-être n’est-il que trop en harmonie avec notre disposition actuelle et trop propre à favoriser les penchants et les goûts de notre époque…”
(Alfred Donné, Feuilleton du Journal des Débats, et divers articles sur la divulgation du secret du daguerréotype, janvier à septembre 1839)

Accès à la suite du texte et au catalogue complet en pdf. Les progrès des traitements de textes étaient quand même relatifs et le pdf est constitué de sept parties contenant un ou plusieurs cahiers de 12 pages, décrivant différentes parties de u globe où arrive tour à tour la nouvelle de l’invention , avec tous ses effets, succession de zones géographiques, qui préfigure une classification simple.

11.11.2002 Route de la photographie A-E
11.11.2002 Route de la photographie F-H
11.11.2002 Route de la photographie J-L
11.11.2002 Route de la photographie M-P
11.11.2002 Route de la photographie Q
11.11.2002 Route de la photographie R-T
11.11.2002 Route de la photographie V-W

Accédez aux deux autres catalogues du même cycle :
L’Épreuve du temps
le Plaisir de l’analyse

06.11.2001 Le Portrait au daguerréotype d’Alexandre Dumas rentre au Musée d’Orsay

Gouin Dumas

 

Couleurs et relief, silence complices (Texte qui sera publié dans les Mélanges en l’honneur de Françoise Heilbrun)

“Quand vous regardez ce portrait à la main, écrit Lacan, c’est une belle épreuve admirablement coloriée ; si vous la voyez au stéréoscope, c’est une femme charmante qui vous regarde et qui pense. Étendez la main, et vous allez toucher sa robe soyeuse ; vous allez arracher de son bouquet cette violette ou cette marguerite, ou ce camélia, ou une feuille de cette rose qui se flétrit déjà. Et cette dentelle qui laisse entrevoir sous ses plis transparents ce bras arrondi, ne vous semble-t-il pas que vous allez la froisser sous vos doigts ? (Ernest Lacan, “Portraits au stéréoscope, par M. Gouin”, La Lumière, n° 44, 29 octobre 1853, page 175).

Parmi les images rescapées du XIXe siècle que le XXe n’a pas détruites un petit groupe de portraits coquins aux couleurs vives attire encore l’attention. Ou plutôt, au milieu des portraits de nymphes dénudées aux formes généreuses et aux lourdes poitrines, trône un bonhomme goguenard et truculent, Alexandre Dumas.

Ce groupe de portraits particulièrement évocateurs et animés appartient à la famille des daguerréotypes stéréoscopiques réhaussés de couleurs, production photographique de très grand luxe apparue à Londres à l’occasion de la grande exposition du Cristal Palace mais bien vite caractéristique de la ville de Paris dans la décennie 1850.

Mais de tous ces daguerréotypes, les plus célèbres à l’époque et les plus reconnaissables encore aujourd’hui sont sortis d’un atelier étrange et silencieux ou résonnent de temps en temps les rires de dames peu farouches : le studio des photographes sourds et muets.

Ils sont trois, Gouin Richardin et Braquehais, et ils travaillent ensemble, ils se sont connus à l’institut des sourds-muets derrière l’église St Jacques du Haut Pas.

Alexis Gouin né en 1799, assume des responsabilités dans l’institution et il est un des 10 memebres fondateurs de la société des anciens élèves, il a étudié la peinture comme un art avec Girodet et Regnault, et il s’est essayé au commerce des couleurs avec Gaudin.

Le frère de Richardin est enseignant dans l’institution, ils ont cotoyé Jules Desportes, le professeur de lithographie qui dirige le lithographe, journal mensuel des artistes et des imprimeurs, publiant tous les procédés connus de la lithographie… signalant les découvertes nouvelles dans cet art, confectionné et imprimé par les jeunes sourds et muets de l’institut de la rue St Jacques dans les années 1838-1839.

Bruno Braquehais est justement l’un de ces jeunes imprimeurs, alors agé de 15 ans, il va s’adonner à la lithographie, un peu à l’art de la peinture avant de rejoindre en 1848 le studio photo d’Alexis Gouin, puis sa famille en épousant en 1850 Laure, sa fille unique. Goin et Richardin ont déposé un brevet de polissage des plaques daguerriennes.

Mais l’activité de ces photographes connaît un essor fulgurant à partir de l’exposition de Londres de l’été 1851, The Great Exhibition. Elle est inaugurée par la Reine Victoria le 1er mai et bientôt visitée par 6 millions de personnes. Gouin reçoit un prix pour ses portraits. La reine a adoré les portraits photographiques visibles en relief au stéréoscope, présentés par le Français Claudet établi à Londres.

C’est décidé ! la voie est tracée et les deux jeunes Bruno et Laure Braquehais empruntent dès le mois de juillet 1851 l’audacieuse somme de 12.000 francs or à une veuve de la place Vendôme au taux d’intérêt de 5 % l’an et s’installent au 50 rue de Grenelle ou ils resteront jusqu’en 1858 pour rejoindre le 110 rue de Richelieu, dans un ancien studio de Gustave Le Gray.

Un collectionneur érudit et marchand genevois, Serge Nazarieff, a developpé une passion pour les productions érotiques des photographes sourds-muets, developpant des critères pour attribuer telle obscénité plutôt à Gouin, plutôt à Braquehais, les plaçant tous les deux au sommet de la photographie coquine du Second Empire. Si l’on pouvait interroger les modèles, elles réponderaient peut-être le secret de ces artistes qui les faisait rire sans les assomer de plaisanteries douteuses et pour lesquelles elles ont eu tant de plaisir à poser. Plaisir qui a traverser le temps pour celui de nos yeux de contempler de telles grâces si simplement abandonnées.

Pourquoi s’étonner qu’Alexandre Dumas s’adresse à Alexis Gouin et son équipe pour lui demander un portrait en même temps que celui de Mme Pradier dont la compagnie l’enchante ? En plus on retrouve aujourd’hui qu’Alexis Gouin est originaire des îles, petit-fils de planteur de St Domingue (Haiti), il est né en 1799, Son Grand-père Jean-Baptiste, colon français de St-Domingue a developpé une cotonerie aux Cayes et une plantation de café à Cavaillon. C’est là que le cadet Jean-Baptiste Gouin épouse le 09 mai 1791 Marie-Madeleine Delmas qui donne naissance à Alexis le …. 1799.

On ne sait si Gouin avait une couleur de peau sombre mais dans le portrait d’Alexandre Dumas qu’il nous a transmis, on constate que le grand romancier français, comme le russe Pouchkine, était métis.

Ce portrait aujourd’hui conservé au Musée d’Orsay a été retrouvé dans une boîte de bois contenant 20 daguerréotypes stéréoscopiques de Mme Pradier, de ses proches, de son mari et des sculptures de celui-ci.

Il y a eu peu de photographes sourds-et muets depuis, au XXIeme siècle sont apparus des artistes aveugles. A partir de 1971, et du Sixième Congrès de la Fédération Mondiale des Sourds, célébré à Paris, les entendants travaillant avec les sourds prennent conscience de l’importance des traductions simultanées en Langue des Signes. En 1977 le Ministère de la Santé abolit les anciennes restrictions qui pesaient sur la langue des signes.
Le 17 juin 1988, le Parlement Européen vote une résolution sur les langues des signes à l’usage des sourds. Elle vise à la reconnaissance officielle dans chaque état membre du langage gestuel employé par les sourds. Elle invite les états membres à éliminer tous les obstacles auxquels se heurte encore l’usage du langage gestuel, à financer des projets en faveur de l’enseignement à des enfants et à des adultes entendants du langage des signes par des sourds formés à cette fin.

16.09.2001 Don d’une Plaque Originale de Daguerre à la Bibliothèque Nationale

Don Daguerre Plaque Don Daguerre Verso
Au dos du montage, la marque du collectionneur aérostier Charles Dollfus (1893-1981) est aposée sous une intriguante note autographe de Paul Nadar (1856-1939), qui semble une prudente réminiscence :

“J’ai acheté en novembre 1926, le présent daguerréotype en même temps qu’un autre surement un peu plus ancien et portant la signature de Daguerre. Ces deux plaques à ce qu’il m’a été affirmé proviennent d’un ancien photographe qui les avait reçues en présent de Daguerre lui+même. P. Nadar 48 rue Bassano”

Les doutes sont levés quand et seulement quand on accède, dans la réserve du département des estampes et de la Photographie de la Bibliothèque Nationale, au second portrait. Le verso de celui-ci est annoté de la même main. Cette fois-ci, la note affirmative est une véritable attestation datée du mois de l’acquisition :
“J’ai acheté le présent daguerréotype provenant d’un ancien photographe qui le tenait de son père, ami paraît-il de Daguerre, et en même temps qu’une autre plaque du même auteur. Il n’y a pas lieu de douter de l’authenticité de la signature de Daguerre qui s’identifie parfaitement avec d’autres bien connues.
Cette plaque oxydée sur les bords, compte parmi les premières de Daguerre.
P. Nadar, Novembre 1926, 48 rue Bassano”

Ce second portrait est en ligne sur le site Gallica : Accès au document