PWT 29-2018 COPERNICAN ARMILLARY SPHERE : CONJONCTION OF PORTRAITS

The Copernican Revolution was the paradigm shift from the Ptolemaic model of the heavens, formulated by Nicolaus Copernic some time before 1514 and refined until the publishing of De Revolutionibus Orbium Coelestium in 1543.

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Copernican Armillary Sphere (France, circa 1840) 

Fifteen scores later, the Daguerreian Revolution was the paradigm shift from the classical representation of Nature and Human faces, formulated by Niépce some time before 1827 and refined by several gentlemen until the public announcement of 19 August 1839.

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This Daguerrian portrait (circle of Robert Cornelius, Philadelphia, circa 1840)

When the first photographic processes were invented and developped by Niépce and his followers in Europe, the photographic portrait was really born in America circa 1840. Robert Cornelius in Philadelphia and John Draper are the central figures.

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Quarter plate daguerreotype (circle of Johhn Draper, New York, circa 1840)

La Galerie du Palace invited French artist Lyes Hammadouche. Please come and visit his installation. The conjonction of rare daguerrian portraits from Europe and the Americas meet with the conjonction of planets of a vintage armil.

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Planétaire copernicien (Copernican Armillary Sphere), France, circa 1840

The portrait session was a real adventure and often a unique event in each period of life (with the notable exception of the artists’ families). Some models have dramatically thwarted the operator’s efforts to capture the decisive moment.

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Early daguerreian portrait of three children (Philadelphia, circa 1843)

This invention of Daguerrian portraiture accompanied the formation of the United States and the birth of American culture. The portrait below is contemporary of the youth of Mark Twain, author of Tom Sawyer’s adventures.

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Sixth plate daguerreotype (W. V. Prentice, Savannah, Georgia, circa 1855)

 

PWT 29-2018 COPERNICAN ARMILLARY SPHERE – CONJONCTION OF PORTRAITS

21.06.2013 Gustave Le Gray rue Vivienne, Le Salon libre de 1848

Le Gray détail

Depuis la publication du premier numéro de Nicéphore, cahier de photographies, un élément nouveau s’est proposé à notre réflexion, l’analyse du salon de 1848.

“Le jury a enfin disparu; il a été emporté par ce vent acerbe et purificateur qui a soufflé quinze jours avec tant de violence, et qui venait d’Amérique. Voilà dix ans que, chaque année nous demandions la suppression de ce tribunal inique. Il n’a pas fallu moins qu’un tremblement de terre pour faire tomber de leurs siéges ces juges prévaricateurs.
Et cependant, que d’exclamations, que d’invectives, que d’injures même n’a-­‐t-­‐on pas prodiguées à ce mystérieux conseil des Dix qui exerçait sur les peintres le droit de vie et de mort, le droit d’ombre et de lumière ! Les critiques les plus doux devenaient féroces lorsqu’il s’agissait du jury: en effet, n’était-­‐ce pas une chose affreuse de refuser à un pauvre artiste, altéré de jour et de publicité, un petit coin de cette longue muraille, la seule où la France puisse venir voir à quel point en est l’art chez elle ? Le génie de l’homme est quelque chose de si sacré, que l’indignation est sans mesure lorsque des profanes y touchent. Nous avons écrit, contre les membres du jury, des imprécations, qui sembleraient exagérées, adressées à des Néron et à des Phalaris; mais les bourreaux de l’esprit ne sont-­‐ils pas aussi coupable que les bourreaux du corps, et le meurtre d’une idée n’est-­‐il pas le plus grand des crimes ? Censeurs, membres du jury, tous ceux qui mutilent la pensée doivent être mis au rang des inquisiteurs et des tortionnaires.”

On trouvera en ligne le texte complet de la célébre critique de Théophile Gautier.

En dépouillant les notices du catalogue du Salon de 1848, on constate la présence simultanée de tous les modèles des portraits au daguerréotype autour de Gistave Le Gray, durant les journées du 31 mai 1848 ou le 1er juin 1848 pour reprendre leurs œuvres au Salon Libre de 1848 où ils ont tous exposé. Tous sauf l’ami Mestral et le musicien Brisson.

Philippe-Auguste Jeanron a prolongé le Salon libre de 1848 jusqu’au 31 mai. Les artistes viennent alors reprendre leurs œuvres, les restitutions sont gérées par un bureau dirigé par Isabey et Delaroche au Louvre.

Parmi eux, on relève les noms (avec leurs adresses et le titre des œuvres exposées) par ordre d’apparition :

Alexandre Desgoffes
domicilié à l’Institut, pavillon de l’Ouest
1237 Oreste tourmenté par les Euménides
1238 Deux paysages sous le meme numero

Hippolyte Flandrin
14 rue de l’Abbaye
1685 Portrait de Mlle. 1686 idem de M;
1687 Idem de Mme. 1688 Etude de femme

Jean-léon Gérome,
Atelier, 9 rue de Fleurus
1932 Anacréon, Bacchus et l’Amour (tableau qui obtient le Premier Prix)
1933 La Vierge, l’Enfant jésus et saint Jean. 1934 Portrait de M. A. G.

Auguste-Barthélemy Glaize
87ter rue de Vaugirard
2002 Mort du Précurseur

Gustave Le Gray
27 quai des Augustins
2828 Massari de la campagne de Rome (villa du Pape Jules III, hors la Porte du Peuple)
2829 Portrait de Mme H. de V.

Henri Le Secq
16 rue des Juifs
2960 Un morceau d’ensemble
2961 L’éther. 2962 Un sujet lucide (magnétisme)

A-J Clésinger
1 rue Victor-Lemaire
4667 Bacchante en marbre
4668 Buste de Mme S.C. 4669 idem de Mme de L. 4670 idem de Mme D.

(Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artictes vivants, publié par Vinchon imprimeur du Musée national du Louvre au printemps 1848 et vendu au prix de 1 fr)

Bacchus

Jean-léon GéromeAnacréon, Bacchus et l’Amour (tableau qui obtient le Premier Prix, et est alors daguerréotypé par Gustave Le Gray).

Remarque, en cliquant sur l’image ou sur ce lien : on accède à une video conçue par Lyse Hammadouche et Romain Renaud pour animo le document 3wdoc.

15.04.2013 – Autoportrait de Fortuné Petiot-Groffier. Éléments nouveaux et méthodes d’attribution

concernant le portrait daguerrien de l’homme assis reproduit en couverture du catalogue de la vente du 17 avril 2013.

Homme assis 1841

Ce daguerréotype a été trouvé avec une autre demi-plaque de même format dans l’atelier préservé de Petiot-Groffier à Châtenoy-le-Royal dans les années 1960 et vendus dans une vente aux enchères à Dijon.

Il avait alors été identifié avec le célèbre Bayard par lʼiconographe assisant Mme Chautard, la bibliothécaire chargée dʼun musée de la photographie financé par l’entreprise Kodak et situé au milieu de leurs usines de Vincennes.

Cette identification correspondait au souvenir de la famille : Petiot-Groffier aurait conservé avec lui les portraits des deux hommes qui l’avaient initié en 1841 à la photographie daguerrienne.

Autoportrait Richebourg petit

La confirmation des identifications resta difficile pendant des décennies. Un nouveau visiteur trouva dans le même atelier un manuscrit de 15 pages autographe adressé par Richebourg à Petiot-Groffier, et publié dans les Carnets de Clémentine.

Ce document identifiait définitivement l’un des deux autoportraits confirmant ainsi la tradition transmise dans la famille.

page de Richebourg

Lors de la vente aux enchères (Collection Jammes, La Photographie IV), chez Sotheby’s, les deux portraits étaient catalogués sans attributions, mais une annotation au dos du montage indiquait l’hypothèse : “Bayard ??”

Bayard-Petiot Groffier1

 

Dag Sotheby's

Dans les premiers mois de 2013, un projet dirigé par Michel Frizot aboutit à la mise à disposition des chercheurs d’une version numérisée des positifs directs de Hippolyte Bayard (HB) conservés à la SFP dont deux autoportraits restés à ce jour inédits et datant de 1839. On remarque l’attitude et la pause adoptées, communes à tous ces portraits de la période “primitive”.

Bayard-SFP

 

Puis, le 25 mars 2013, une nouvelle piste à vérifier, un nouvel indice à prendre en considération. M. François Lepage nous communica une esquisse de portrait de M. Joseph-Fortuné Petiot-Groffier (PG) en nous suggérant de la comparer au modèle du daguerréotype.

Nous avons à la suite de sa demande récherché un portrait de PG daté vers 1850, et de fait il y en avait un dans les collections de la Bibliothèque Clémentine (aujourd’hui offertes et transmises à la SFP, rue de Richelieu).

Voici les éléments et la méthode que nous considérons. Suite dans le pdf :

Discussion portrait assis au daguerréotype PG et HB 0413

21.09.2012 Histoire de daguerréotype, l’identification de Gustave Le Gray

Autoportrait Le Gray pour site

Son identité résista aux premiers regards.

Mais d’emblée, cette attitude de défi délibéré provoqua débat. Dans les échanges qui suivirent entre les historiens, les conservateurs et les collectionneurs, trois noms ont été tout naturellement évoqués pour la ressemblance des reproductions numérisées de leurs portraits avec l’aspect général et l’attitude du jeune homme accoudé sur la chambre daguerrienne (Ambroise Thomas, Gustave Le Gray, Henri Le Secq).

On remarque le stratagème de l’artiste déterminé qui, pour rester immobile suffisamment longtemps, cale sa tête sur sa main, le coude étant bien solidement posé sur la chambre daguerrienne.

Le lieu de cet atelier a été établi : le balcon d’Auguste Mestral au cinquième étage du 48 de la rue Vivienne.

La date, d’abord estimée vers 1848 à une année près, a pu être précisée par plusieurs faits établis : Auguste Mestral ne peut déménager rue Vivienne que quelques jours ou semaines après son héritage du 15 mars 1848. en tant qu’ancien greffier, on peut supposer que l’adresse de résidence qu’il a fourni à son confrère notaire ce jour-là est valide.

Mlle Marguerite Palais apparaît en grand deuil lors de la réalisation de la plaque n° 5, condition qu’elle aura nécessairement abandonnée avant les préparatifs de son mariage, le 11 juillet 1848 à Montmirail avec Henri Le Secq. Les portraits peuvent être datés vers avril, mai ou juin 1848.

Parmi les trois noms, deux ne résistèrent pas longtemps à l’analyse et à la confrontation des originaux, Ambroise Thomas était bien trop âgé et fort peu photographe, quant à l’ami Le Secq, on connaît son apparence photographique de cette année-là, en particulier grâce à un daguerréotype réalisé par Le Gray pour son mariage en juillet 1848.

Comparaison Le Gray

Comparaison Le Gray 2

Comparaison Le Gray 3

Comparaison Le Gray 4

Comparaison de la plaque avec le portrait de Gustave Le Gray peint sur bois par son ami Henri Le Secq à Rome en 1844. On remarque que le peintre complice ne cherche pas à atténuer le prognatisme de son modèle grignard.

Quant aux deux sourcils : du gauche nous ne voyons que la moitié, et du droit qu’une ligne étirée par la main de l’artiste qui, souhaitant rester bien immobile sans en avoir l’air, tire sur sa pommette et sa tempe droite.

Comparaison avec le portrait de Gustave Le Gray réalisé avec l’aide de son ami Le Secq lors de l’une des premières séances du procédé au négatif papier ciré, vers le samedi 10 juin 1848. Une épreuve figurant dans l’album Le Secq a été reproduite par Eugenia Parry Janis. Moutrille a raconté comment l’invention du procédé à la cire fut rencontré pendant une séance de daguerréotype. Les dates correspondent : mai-juin 1848.

La forme générale du visage est la même mais le nez semble plus long, à cause de la tête inclinée dans une attitude vers le bas. Quand quelqu’un baisse la tête, son nez s’allonge.
Comparaison Le Gray 5

Il existe au moins dix portraits et autoportraits de Gustave Le Gray, reproduits dans l’ouvrage d’Eugenia Parry Janis, dans le catalogue de la BnF publié sous la direction de Sylvie Aubenas, ou accessible sur le site internet du Metropolitan Museum of Art, New York.

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Comparaison Le Gray 9 Comparaison Le Gray 10

Le Gray volant

En cliquant sur l’image ou sur ce lien, on accède à une animation créée pour le site www.nicephore.com

Lyes Hammadouche a également entrepris une patiente reconstruction d’un buste du photographe, d’abord sous forme numérique, destinée à être imprimé en 3D

Hammadouche hommage 3D

21.09.2012 Histoire de daguerréotype, l’identification de Frédéric Brisson (Gustave Le Gray rue Vivienne, détail de l’article)

Identification du portrait deBrisson

 

plaque n°3. Jeune dandy coiffé d’un haut-de-forme. comparaison avec un portrait plus âgé du jeune pianiste compositeur Frédéric brisson (1821-1900).

Favoris, sourcils, menton, nez, bouche, allure générale.

Frédéric Brisson n’appartient pas au monde de la photographie, il semble même difficile d’en trouver un seul autre portrait. mais c’est un ami proche de le gray à en croire Maufras :

«Le Gray vint à Paris et entra dans les ateliers de Paul Delaroche (…) il eut bientot pour amis (…) Alexandre Dumas fils, Millet, Henri Murger, Frédéric Brisson, Victor Séjour, etc. , toute cette grande famille enfin de jeunes et vigoureux talents, race forte et puissante, qui fit de cette époque un pendant presque digne d’un autre temps, également fertile en beaux et magnifiques chefs-d’oeuvre, qui restent encore comme les modèles du genre, et qui malgré tout renversèrent ou plutôt firent disparaître les ornières classiques dans lesquelles la littérature et l’art se battaient vainement les flancs depuis plus de deux siècles»

L’idée de rechercher son portrait revint insistante en lisant le passage où maufras imagine la mort de Le Gray en 1880 : « Son intimité le pleura plus que tous, parce qu’elle connaissait seule l’étendue de ce qu’elle perdait ; ce jour néfaste marqua néanmoins avec éclat dans l’harmonie sacrée, car chacun sait que Frédéric Brisson, sous l’impression de cette mort, composa, dans la nuit qui suivit, une messe en musique, tout un poème de larmes et de douleur, qui restera comme une de ses plus belles pages».

Pavane favorite

Nous recommandons pendant la lecture de cet article de mettre en fond sonore la Pavane favorite de louis XIV, composée par Brisson en cette même année 1848, dans une interprétation disponible en ligne par Phillip Sear.

21.09.2012 Histoire de daguerréotype, l’identification d’Alexandre Clésinger (Gustave Le Gray rue Vivienne, détail de l’article)


Clesinger plaque

Comparaison du portrait du  jeune artiste en habit sombre et parfaitement immobile avec le portrait d’Alexandre-Auguste Clésinger (1814-1883) réalisé par Gustave Le Gray en 1855. En particulier, rides, cernes, arcades sourcilières, paupières.

Clesinger plus tard

 

Clesinger comparé

Le modèle resta si imperturbable que l’on peut agrandir son visage et observer les pores de sa peau.

 

Clesinger comparé plus tard

Comparaison des plaques daguerriennes avec un portrait par Pierre Petit, vers 1861, un autre réalisé par Nadar vers 1865 et un troisième datant de 1878. On remarque les mèches claires et les défauts de la peau du visage. on retrouve le sculpteur dans la même attitude, les bras croisés.
Clesinger détail

 
 

21.09.2012 Histoire de daguerréotype, l’identification de Marguerite Palais, future Mme Le Secq

Marguerite Palais

Comparaison du portrait d’une jeune femme en grand deuil avec le portrait daté de 1848 de Marguerite Fanély Palais (1830-1862), devenue madame le secq le 11 juillet 1848, et photographiée par son mari, dont l’unique épreuve connue est conservée dans les collections du Musée des Arts Décoratifs.

Identification Marguerite e

 

Identification Marguerite s

En cliquant sur les images, on accède à trois animations créées pour la versions 3wdoc

Identification Marguerite

On remarque un défaut du sourcil gauche, plus court que le droit, les mains aux ongles impeccables, dernière coquetterie autorisée en période de grand deuil.

Dans les années 1840, une jeune femme ou un jeune homme devait attendre la fin de sa période de deuil de six mois avant de se marier : «Règlement des deuils. Les grands deuils sont ceux qui se partagent en trois temps: la laine, la soie noire, et le petit deuil. On ne porte le grand deuil que pour père, mère, grand-père, grand’-mère, mari, femme, frère et soeur (…) Pour père et mère, six mois» (Almanach National. Annuaire de la République Française pour 1848/1850, p. 987).

Marguerite Palais est alors en grand deuil, et sa mère est indiquée comme décédée dans l’acte officiel de son mariage avec Henri Le Secq le 11 juillet 1848.

En cliquant sur les images ou sur ce lien, on accède à diverses animations créées pour la versions 3wdoc

21.07.2012 Gustave Le Gray rue Vivienne. Parution du premier cahier de photographies

Vendredi 27 juillet avait lieu le vernissage de l’exposition de daguerréotypes et la sortie du premier cahier de photographies.

Video vernissage Le Gray

Une video réalisée par Lyes Hammadouche ce soir-là est en ligne sur Vimeo

Nicephore premier cahier couverture

Été 1827, Nicéphore Niépce obtient les premières héliographies d’après nature. Conscient de la difficulté à rencontrer un soutien dans son propre pays, alors gouverné par un ministère Ultra, Niépce se rend avec son invention à londres où il est « persuadé de trouver des amateurs décidés des beaux-arts, naturellement disposés à bien accueillir une découverte qui peut en reculer les limites ».

À Paris, pendant le printemps révolutionnaire de 1848, un jeune artiste, reprenant le flambeau, décide de prouver que l’invention de niépce repousse effectivement les limites des beaux-arts. Dans un atelier en plein air organisé sur un balcon de la rue vivienne, Gustave Le Gray réalise ses premières oeuvres, aidé de ses amis.
Ces portraits, sortant d’un sommeil de plus de 160 années, viennent de surgir dans notre civilisation bouleversée par les effets exponentiels de l’invention. Ils sont présentés avec le récit documenté de l’enquête, l’identification des modèles ainsi que la recherche des témoins.

Le Gray que ses contemporains considéraient comme le champion français de l’acceptation de la photographie parmi les beaux-arts, réalise un autoportrait idéal qui incarne sans vieillir toute l’histoire de ce combat accompli.

Le site www.nicephore.com est dédié à Nicéphore, cahier de photographies. On y remarque en particulier la version animée par 3wdoc, intitulée version magique.

Pour accéder directement au texte en français et en anglais en pdf :

Nicephore premier numero Gustave Le Gray rue Vivienne

ENGLISH cahier NICEPHORE GUSTAVE LE GRAY_Mise en page 1

Le site dédié à ce numéro, avec la version magique animée : version magique

31.01.2004 Serge Plantureux : The Quest of Joseph Hamel to Find the Real Inventor of Photography

31:.01.2004 couv English Hamel

Niepce, Doguerre or Talbor ? ENGLISH TRANSLATION BY SUSY FIRTH :

“Photography was about to make its appearance on the world’s stage, although it did not yet bear the name of photography.

For some time now, the public had been closely following the work of research chemists and opticians, who in various countries had been trying to find a simple but effective method of reproducing faces and landscapes. The shop windows of the Palais-Royal put the latest drawing machines on display, the mysterious camera obscura and the elegant camera lucida with its long articulated arm. At the beginning of January 1839, the French newspapers announced that the eagerly awaited new invention was finally ready, and was of such a particular nature that a grand ceremony was going to be held in which scholars, artists and the Nation’s leaders would come together to celebrate the universal significance of the new invention. There would be no favouritism towards captains of industry, no legal or administrative barriers to slow down production, and this marvel, which would come to be called photography would soon be given, in the name of France to the whole of Humanity.

To be precise, the government had decided in a spirit of longstanding cordial rivalry, to give the secret to the whole world, except for England, a country very pernickety about patents, and sceptical about the ostensible paternity of the invention. The French inventors would of course be celebrated and decorated for this generosity. Rarely has a gift given so much pleasure and for so long.

Perhaps the quickest to appreciate it was a certain Joseph Hamel…”

31:.01.2004 maquette English Hamel

Accés au texte français publié six mois plus tôt :

L’Espion et la Fougère

26.07.2003 Serge Plantureux : L’Espion et la Fougère

01.07.2003 Hamel l'espion et la fougere couv

“La photographie allait bientôt être révélée. Elle ne s’appelait pas encore photographie.

Depuis quelque temps déjà, le public suivait avec intérêt les travaux des chimistes d’une part, des opticiens de l’autre, qui en plusieurs contrées tentaient de trouver un moyen simple et fidèle de reproduire les visages et les paysages. Les vitrines du Palais-Royal proposaient les plus récentes machines à dessiner, de mystérieuses cameræ obscuræ et d’élégantes chambres claires au long bras articulé.

En ce début de janvier 1839, les journaux français ont annoncé que la nouvelle invention tant attendue était enfin prête, et d’une nature si singulière qu’une grande cérémonie rassemblerait bientôt savants, artistes et représentants de la Nation pour célébrer la portée universelle de la nouveauté. Aucun industriel ne serait favorisé, aucune barrière juridique ou administrative n’en freinerait la diffusion et cette merveille, qui deviendrait la photographie, serait
bientôt offerte, au nom de la France et d’un certain Daguerre, à l’Humanité toute entière.

Pour être précis, le gouvernement avait décidé, non sans esprit de vieille et cordiale rivalité, d’offrir le secret au monde entier sauf à l’Angleterre, pays fort tatillon sur les brevets, et critique sur la paternité de la découverte annoncée.

Bien sûr, les inventeurs français seraient fêtés et décorés, même indemnisés pour cette libéralité.

Rarement un cadeau fit autant et aussi durablement plaisir. Le plus prompt à l’apprécier était un certain Joseph Hamel. Il rassembla méthodiquement l’essentiel des essais et des documents qui permettent aujourd’hui de comprendre la genèse de l’invention de la photographie. Ce singulier explorateur aurait probablement été défini au siècle précédent comme un pirate, et au siècle suivant comme un espion économique. Il venait exactement du bout du monde, et nous allons raconter maintenant son étrange aventure…”

27.07.2003 L’espion et la fougere

Le texte a été complété et corrigé avant d’être traduit en anglais six mois plus tard :

NIEPCE, DAGUERRE OR TALBOT? THE QUEST OF JOSEPH HAMEL TO FIND
THE REAL INVENTOR OF PHOTOGRAPHY. By Serge Plantureux; English translation
by Suzy Firth
. Published by Accademia dei Venti ISBN #2-84940-003-3; EAN
#9782849400036. . 48 pages.

Paris.Photo.2002 (sixième salon) La Route de la Photographie

11.11.2002 Route de la photographie couv

Ce catalogue était le premier d’un cycle de trois, avec L’Épreuve du temps et le Plaisir de l’analyse publiés à la suite en novembre 2003 et 2004.

Profitant des nouvelles possibilités offertes par les progrès de la PAO et des logiciels de mise en page et de traitement d’image, chaque catalogue se concentrait sur 100 épreuves, “Cent propositions pour une collection”, dont les reproductions étaient prévédées de textes rares à trouver, comme le reportage en direct sur le suspens de la divulgation de la photographie par Alfred Donné (1839).

“Le premier perfectionnement auquel est parvenu M. Niepce a été de rendre la nature telle qu’elle est sous le rapport des ombres et des clairs, et de remplacer les effets renversés par des effets en harmonie avec la lumière … C’est à l’aide d’une préparation obtenue avec le bitume de judée sec et dissous dans l’huile de lavande que M. Niepce a fait ses premiers essais et obtenu ses premiers succés.

Il parvint en outre à soustraire sa préparation à l’action ultérieure de la lumière, de manière à pouvoir conserver les empreintes qu’il avait produite ; jusque-là ces empreintes ne pouvaient pas même être vues, puisque du moment où on les exposait à la lumière pour les regarder, tout s’effaçait en prenant une teinte uniforme.

Enfin, un troisième point, le plus curieux, le plus inattendu, qui a dû singulièrement exercer la sagacité de M. Niepce et qui joue encore le plus grand rôle dans les effets du Daguerrotype est le suivant : lorsque la feuille de cuivre plaquée d’argent sur laquelle était étendue la préparation de bitume avait été exposée à l’action de la lumière, l’empreinte des images était à peine sensible quoiqu’elle existât réellement comme on va le voir, et il a fallu un nouvel effort d’invention pour la faire apparaître aux yeux … L’image imprimée par les rayons lumineux sur la préparation de M. Niepce a besoin, pour se produire aux yeux, de subir l’action d’un nouvel agent, et cet agent était l’huile de pétrole dans les essais de l’auteur ; l’huile de pétrole, à ce qu’il paraît, a la propriété d’attaquer et de dissoudre les points de la surface métallique qui ont été préservés par les ombres de l’action de la lumière, tandis qu’elle est sans influence sur les points frappés par les rayons du soleil ; on voit alors l’image sortir de la courbe où elle était cachée, et il suffit de laver la plaque pour la soustraire à l’action ultérieure de la lumière…

C’était, on le conçoit, jour de solennité à l’Institut ; l’Académie des Sciences et l’Académie des Beaux-Arts s’étaient réunies pour entendre l’exposition, faite par M. Arago, des procédés de M. Daguerre, dont on s’entretient avec tant d’intérêt dans le monde depuis huit ou dix mois ; les résultats que l’on avait vus de cette importante découverte, inspiraient une vive curiosité d’en connaître le secret, et ce secret touchant à la fois aux intérêts des arts et à ceux de la science, un nombreux public, composé d’artistes, de savants et d’amateurs, se pressait aux portes de l’Institut, trois heures avant l’ouverture de la séance ; dans cet empressement auquel l’Académie n’est point accoutumée, on pouvait craindre qu’il n’y eût quelque désordre ; mais les mesures avaient été si bien prises, que tout le monde, au moins tout ce qui a pu entrer dans la salle, a pu voir et examiner à son aise les produits du Daguerrotype, et entendre les développemens dans lesquels est entré M. Arago…

Trois tableaux exécutés par les procédés de M. Daguerre étaient exposés comme échantillons ; ces tableaux ont sans doute été fort admirés ; mais ce n’était pas là l’objet important de la séance ; deux d’entre eux étaient connus, et personne ne doutait de la perfection des résultats obtenus par M. Daguerre lui-même : on savait qu’entre ses mains son invention était arrivée au plus haut degré de perfection. ..

Le procédé de M. Daguerre est destiné à le répandre, et peut-être n’est-il que trop en harmonie avec notre disposition actuelle et trop propre à favoriser les penchants et les goûts de notre époque…”
(Alfred Donné, Feuilleton du Journal des Débats, et divers articles sur la divulgation du secret du daguerréotype, janvier à septembre 1839)

Accès à la suite du texte et au catalogue complet en pdf. Les progrès des traitements de textes étaient quand même relatifs et le pdf est constitué de sept parties contenant un ou plusieurs cahiers de 12 pages, décrivant différentes parties de u globe où arrive tour à tour la nouvelle de l’invention , avec tous ses effets, succession de zones géographiques, qui préfigure une classification simple.

11.11.2002 Route de la photographie A-E
11.11.2002 Route de la photographie F-H
11.11.2002 Route de la photographie J-L
11.11.2002 Route de la photographie M-P
11.11.2002 Route de la photographie Q
11.11.2002 Route de la photographie R-T
11.11.2002 Route de la photographie V-W

Accédez aux deux autres catalogues du même cycle :
L’Épreuve du temps
le Plaisir de l’analyse