Paris.Photo.2012 (seizième édition) Gustave Le Gray : « La photographie repousse les limites des beaux-arts »

Le Gray discussion du visage

L’enquête a fait l’objet d’une publication. Le stand proposait une contextualisation et une installation de l’enquête elle même. Des œuvres anciennes étaient exposées, daguerréotypes de Girault de Prangey, une plaque d’or ciselée de Daguerre et bien sur le groupe de portraits retrouvés de Gustave Le Gray et son cercle.

Des artistes contemporains avaient interprété les œuvres anciennes, comme Didier Naert :

Naert hommage a Le Gray

Lyes hammadouche a réalisé une patiente reconstruction d’un buste en 3D du photographe :

Hammadouche hommage 3D

Romain Renault une vidéo où l’autoportrait de désintègre et se recompose :

15.11.2012 PARIS PHOTO ROMAIN RENAULT 1

 

Les visiteurs ont pris eux-mêmes beaucoup de photos.

Stand Paris Photo 2012

Plusieurs articles ont relévé l’effort :

Article Natacha Wolinski

 

« Assiste-t-on alors à la décomposition de la photographie ? La photographie n’existe-t-elle plus par elle-même, parce qu’elle est devenue de l’art contemporain tout court ? Serge Plantureux a sa petite idée sur la question. « La photographie s’est atomisée, s’est décomposée, mais elle est l’unique et principale source de jeunesse de la nouvelle époque dans laquelle on arrive. Donc elle meurt tout en provoquant la mort définitive et radicale de toutes les vieilles techniques et proposant les nouvelles, sans qu’on ne sait exactement comment elles vont se recomposer ». Plantureux expose différentes interprétations d’un portrait de Gustave Le Gray (« La photographie repousse les limites des beaux-arts ») par des jeunes artistes. Le Totem vidéo de Romain Renault part d’un portrait peint à un portrait daguerréotypé de Le Gray pour arriver à son portrait idéal. »

Extrait d’un long article de Siegfried Forster pour RFI : «Paris Photo» repousse les frontières de la photographie

« Ce n’est peut-être pas l’impression de tout un chacun, mais, arpentant deux jours durant les allées de Paris Photo (jusqu’au 18 novembre), ce sont surtout les photographies anciennes qui m’ont séduit. Plusieurs galeries exposent des trésors du XIXème et c’est toujours aussi fascinant de revenir aux origines. La palme revient sans doute à Serge Plantureux (A13), qui a fait un important travail de présentation et de contextualisation, mais bien d’autres stands historiques sont ici absolument passionnants… »

Extrait de l’article du blogueur Lunettes Rouges

15.11.2012 PARIS PHOTO LUNETTES ROUGES

Ce n’était pas l’impression du comité de sélection de Paris-Photo 2013

24.10.2012 Cinéma : les archives de Alexandre Trauner avec des manuscrits de Jacques Prévert (vente Binoche et Giquello) à Drouot Richelieu

Couv Trauner 24.10.2012

Commissaire-priseur : Me Alexandre Giquello. Catalogue de la vente au enchères « Alexandre Trauner – Jacques Prévert : Une Œuvre Cinématographique » du 24 octobre 2012 conçu par l’équipe de Photocéros avec Didier Naert. Quelques notices fournies par Claude Otorello. La mise en page est légère pour tenir compte de la mixité des lots présentés, livres et manuscrits cohabitent avec maquettes et photographies. La préface est de André Heinrich :

24.10.2012 Gabin TRAUNER-PREVERT 24 OCTOBRE

« En 1929, âgé de vingt-trois ans, Trau est élève des Beaux-Arts à Budapest et se destine à la peinture, quand il doit quitter sa Hongrie natale désormais régentée par le gouvernement antisémite de Miklós Horty. Il choisit Paris, alors que certains de ses compatriotes émigrent en Allemagne ou aux Etats-Unis, et s’inscrit à la Sorbonne pour suivre des cours de mathématiques : « J’habitais avec un ami sculpteur à Montrouge. Un jour un camarade russe est venu chercher un dessinateur connaissant bien la perspective, pour un travail à faire au studio d’Epinay. C’est là que j’ai connu Lazare Meerson » (Entretien de Trauner avec Marie Epstein, Le technicien du film, 15 février 1957).

24.10.2012 Nord TRAUNER-PREVERT 24 OCTOBRE

« Entré en cinéma, Trauner a la chance d’intégrer l’équipe du plus grand décorateur de l’époque : Lazare Meerson. Il débute dans ‘Sous les toits de Paris’ de René Clair, ce dernier ayant pour assistant un certain Marcel Carné. Quelques années plus tard, Trauner et Carné se retrouveront dans ‘La kermesse héroïque’ de Jacques Feyder, décors toujours de Meerson… Meerson disparaît en 1937. Trauner signe alors ses premiers décors, ceux de ‘Drôle de drame’ de Carné-Prévert. C’est le début d’une collaboration prestigieuse, ‘Quai des brumes’, ‘Hôtel du Nord’, ‘Le jour se lève’.

24.10.2012 Paradis TRAUNER-PREVERT 24 OCTOBRE

Parfois, Trauner se contente de dessiner des maquettes que matérialisent d’autres décorateurs. Ce qui, par la force des événements, se passe pendant la Guerre et l’Occupation, Trauner, juif, est interdit de travail. Il participe donc clandestinement à des films de Jean Grémillon, de Prévert et, bien sûr, de Carné. Ses maquettes sont l’oeuvre d’un peintre qui prépare le climat du film à venir. Ce sont de véritables oeuvres dignes de figurer dans les meilleures collections.
En 1940, Trauner habite à Tourette-sur-Loup, dans l’arrière-pays niçois, avec Jacques Prévert, ce qui les amène à partager la vie quotidienne et les projets de films. Pendant que Prévert écrit un scénario, Trauner crée les lieux de l’action. Les décorateurs architectes respectent généralement la tonalité du film et les idées de Trauner : Barsacq pour ‘Les Enfants du paradis’, Douy pour ‘Lumière d’été’. En revanche, Wakevitch et Carné enjolivent ‘les Visiteurs du soir’, éliminant ainsi le caractère âpre du scénario – à l’origine plus proche de Dreyer.

Accéder au pdf complet : Vente Trauner 1012

Aux résultats : 24.10.2012 RESULTATS TRAUNER-PREVERT 24 OCTOBRE

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