14.10.2014 Mario Giacomelli, prophète en son pays

03.8 MGiacomelli - 08

“È stato il fotografo dei “pretini” e dei gabbiani, ma non solo Lo interessava la perdita, la vita dal basso: la campagna invasa dai trattori, le case crollate dei contadini, i vecchi negli ospizi senza più denti in bocca. Dieci anni fa se ne andava, e ora la sua Senigallia lo ricorda con una mostra, “Piccoli inediti”. Sono alcuni versi e i primi clic trovati dal figlio Simone nella soffitta di casa. Non scarti: “Papà non pubblicava quello che amava”

On connaît de Mario Giacomelli les images des séminaristes ou encore celles des mouettes. Mais bien plus il s’intéressait à ce que l’on était en train de perdre ; la campagne envahie de machines, les maisons en ruines des paysans pauvres, les vieux dans les maisons de retraites, les sans-dents.

Pour les dix ans de sa disparition la ville de Senigallia avait organisé une exposition d’essais photographiques inédits avec dix poèmes et dix des premiers travaux retrouvés par son fils Simone: “Ce ne sont pas des épreuves refusées, la vérité est que mon père ne montrait pas et ne publiait pas ce qui lui tenait le plus à cœur”. Aujourd’hui la galerie Rhincéros va en exposer une trentaine.

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14.10.2014 L’infinito de Leopardi, un poème en prélude à l’exposition : Mario Giacomelli prophète en son pays.

En cliquant sur l’image ou le poème vous entendrez la voix de Vittorio Gassmann le réciter :

Mario Giacomelli couv

« Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
e questa siepe, che da tanta parte
dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
Ma sedendo e mirando, interminati
spazi di là da quella, e sovrumani
silenzi, e profondissima quiete

io nel pensier mi fingo, ove per poco
il cor non si spaura. E come il vento
odo stormir tra queste piante, io quello
infinito silenzio a questa voce
vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
e le morte stagioni, e la presente
e viva, e il suon di lei. Così tra questa
immensità s’annega il pensier mio:
e il naufragar m’è dolce in questo mare. »

[Toujours elle me fut chère cette colline solitaire
et cette haie qui dérobe au regard
tant de pans de l’extrême horizon.
Mais demeurant assis et contemplant,
au-delà d’elle, dans ma pensée j’invente
des espaces illimités, des silences surhumains
et une quiétude profonde ; où peu s’en faut
que le cœur ne s’épouvante.
Et comme j’entends le vent
bruire dans ces feuillages, je vais comparant
ce silence infini à cette voix :
en moi reviennent l’éternel,
et les saisons mortes et la présente
qui vit, et sa sonorité. Ainsi,
dans cette immensité, se noie ma pensée :
et le naufrage m’est doux dans cette mer.]

Giacomo Leopardi, l’infinito, 1819

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