30.05.0001 Vente Cinéma ! du jeudi 30 mai 2013 Accès au catalogue

 

Après la vente Alexander Trauner en octobre 2012, plantureux a été chargé de concevoir le catalogue de la vente Cinéma du jeudi 30 mai 2013, Isabelle Champion analysant et présentant les lots.

Des photographies de repérage et de plateau, quelques photographies d’exploitation de films bien rares du cinéma expressionniste allemand, quelques bobines exceptionnelles. Il reste encore quelques mystères que l’érudition et la sagacité d’Isabelle Champion et de ses amis cinéphiles passionnés n’ont pu percer. Spécialement conçu pour les tablettes, le catalogue prévu comme une cascade serpentine anopistographique n’existe qu’en version numérique.

Catalogue Cinéma 30 mai 2013

Un grand nombre de tirages d’époque rares, collectionnés par deux professionnels parisiens depuis les années 30, sont reproduits et décrits. La partie consacrée à l’Expressionnisme allemand est remarquable grâce notamment à des photographies du Cabinet du Dr. Caligari (lot 56), du Golem (lots 60 et 61), du Cabinet des Figures de Cire (lots 62 à 71) du Dernier des hommes (lots n° 96 à 98) ou d’Asphalt (lots 94 et 95).

On y trouve ainsi les débuts de la firme Pathé (lots 1 à 13), le J’accuse et le Napoléon d’Abel Gance (lot 17 à 20) mais aussi Jacques Tati (lot 181 à 184) et la Nouvelle Vague (lot 185 à 198), nn étonnant ensemble de collages et de scrapbooks du club cinéphilique russe de Leningrad Sysiphe, datant de 1925.

L’âge d’or d’Hollywood est représenté avec une photographie dédicacée par le couple mythique d’Autant en emporte le vent (lot 145) et des portraits de stars américaines et européennes comme Greta Garbo, Louise Brooks, Anna May Wong ou Katharine Hepburn. L’Italie n’est pas oubliée avec Federico Fellini, Anita et Marcello dans La Dolce Vita (lots 213 à 216), ou encore De Sica, Antonioni, Monica Vitti, Sophia Loren et Anna Magnani.

Film de Brian Moser

Et une bobine très étonnante du reportage peu connu de Brian Moser sur la mort du Che Guevara et de longues séquences sur le procès de Régis Debray (emprisonné à Camiri, Bolivie de 1967 à 1971). Nous avons eu l’honneur de projeter le film le 17 mai 2013 en présence de Monsieur Debray qui n’avait jamais eu l’occasion de voir ces images.

 

Un extrait numérisé du film de Brian Moser est disponible sur http://www.youtube.com/watch?v=Tn9XRQwnHsM

Commissaire-priseur Me Alexandre Giquello. Binoche et Giquello, 5 rue La Boétie.

Lyes Hammadouche et Romain Renault ont conçu un petit teaser de l’évènement : https://www.plantureux.fr/2013/05/19/19-05-0001-le-teaser-de-la-vente-cinema/

Par Lyes Hammadouche et Romain Renault. Musique : Hicham Chahidi. Source : http://www.musicscreen.be/

17.04.0001 Photographies du Monde Entier (3e vente)

Catalogue, état B.

Pour accéder au pdf en haute def du catalogue entier, cliquez sur : ouvrez-le

Pour reprendre la discussion sur le portrait qui illustre la couverture du catalogue, un article entier est consacré et mis à jour : 15.04.0001

Commissaire-priseur : Me Alexandre Giquello. Catalogue réalisé par François Cam-Drouhin et Gérôme Saint-Germain, qui ont suivi les principes de catalogage de Céros, spécialement établis pour décrire des épreuves photographiques positives, des objets matériels avec leur histoire et leurs stigmates.

En particulier, une taxonomie susceptible d’organiser toute collection générale de photographies, en 9 périodes et 19 grandes zones géopolitiques. Les temps peuvent fluctuer légèrement selon les continents, où les guerres, même mondiales, ne commencent et ne finissent pas toujours le même jour. Les frontières politiques ont, elles, bien souvent évolué selon les périodes.

La convention fondamentale concerne la datation, l’époque donnée pour chaque photographie est celle de l’épreuve positive, et du premier usage de celle-ci.
À la suite du titre, la troisième ligne renseigne le lieu et la date du tirage, éléments essentiels de fixation de la valeur par les collection- neurs. Les dimensions des épreuves sont données en mm, la hauteur précédent la largeur. Elles sont prises aux limites extrêmes du papier ou de la plaque.

Un glossaire précède le catalogue :

Daguerréotype, les premiers photographes fixaient les images sur des plaques de cuivre argentées présentant le même aspect que les miroirs d’argent connus des anciens. On aperçoit notre reflet avant de trouver le bon angle pour distinguer l’image photographique.

Ambrotype, l’image fixée sur le verre n’est ni tout à fait négative ni tout à fait positive. La présence d’un tissu, d’un enduit ou d’un papier noir permet de restituer une image lisible et contrastée.

Ferrotype, cette version très économique des images sur métal a connu son plus grand succès en Amérique. Les clients pouvaient obtenir une image unique, sur place, en quelques minutes. La plupart des praticiens étaient souvent ambulants ou forains.

Calotype, le terme calotype, inventé par Talbot pour désigner son nouveau procédé est de plus en plus utilisé aujourd’hui pour qualifier les techniques du négatif papier des premiers temps, même lorsqu’elles ne sont pas fidèles à la méthode décrite par Talbot. Par extension, on utilise le mot calotype pour renvoyer aux épreuves positives sur papier salé réalisées par les artistes eux-mêmes à partir de ces négatifs. Nous choisirons d’employer l’appelation salé pour décrire les épreuves positives afin de les distinguer de leur matrice.

Salé, les premiers photographes sur papier préparaient leur feuille en l’humidifiant et en la trempant dans de l’eau salée, eau de mer ou sel de cuisine, avant de soumettre le papier à la dilution de sels d’argent. Il leur restait après ces manipulations un goût caractéristique sur le bout des doigts.

Collodion, les recherches pour remplacer le papier par le verre comme support des images négatives se sont heurtées immédiatement au problème de l’adhérence. L’albumine extraite du blanc d’œuf a permis de 1847 à 1852 la préparation de négatifs sur plaques de verre mais qui ne résistaient pas au temps, l’émulsion s’écaillant très vite. On ne connaît à ce jour aucun négatif verre à l’albumine. Des équipes françaises et anglaises ont trouvé et développé l’idée du collodion, un adhésif puissant et peu dégradable qui supplanta immédiatement l’albumine sur verre.

Plaques pour lanterne magique, images photographiques positives fixées sur le verre par le collodion et rehaussées manuellement de couleurs vives.
Cliché-verre, au début des années 1850, Delacroix, Corot et plusieurs peintres ont gravé à la pointe des motifs sur un verre recouvert d’une couche opaque comme le noir de fumée, afin de créer des images désignées clichés- glaces ou clichés-verres. Les épreuves sont ensuite tirées par les artistes le plus souvent sur papier salé, rarement sur papier albuminé. L’œuvre créée possède ainsi une double nature, à la fois dessin et photographie.

Albumine, l’usage du blanc d’œuf a permis de déplacer l’image de l’épaisseur du papier à sa surface. La photographie n’est plus contenue dans les fibres mais dans la fine couche qui les recouvre. Il convient de différencier parmi les épreuves albuminées celles de la première époque sur papier salé-albuminé dont l’émulsion comporte une quantité plus ou moins élevée d’albumine mais dont l’image est encore dans toute l’épaisseur du papier, à l’instar des épreuves salées ayant subi un vernis protecteur. Après la guerre des Duchés et l’annexion par la Prusse de la province méridionale Schslewig-Holstein, les paysans de cette région se sont spécialisés dans l’élevage de poules afin de fournir l’industrie photographique naissante, consommatrice uniquement des blancs d’œufs. Les jaunes ont alors amélioré en protéines les recettes de biscuits pour marins.

Charbon, les papiers au charbon sont quasiment inaltérables et traversent le temps sans dommage. Tandis que dans les collections et les albums certaines épreuves récentes se dégradent, les charbons anciens restent pérennes et surprennent par leurs sombres tonalités.

Citrate, Aristotype, à partir des années 1880, l’usage photographique s’est beaucoup démocratisé. Les embarras liés à l’utilisation de produits chimiques dangereux et nauséabonds étant dorénavant confinés dans des laboratoires spécialisés, les amateurs pouvant se procurer dans le commerce des papiers préparés au citrate d’argent également dénommés aristotypes ou papiers à développement direct.

Argentique, les citrates ont disparu à la fin du XIXe siècle avec l’amélioration des papiers au gélatino-bromure d’argent et gélatino-chlorure d’argent. La gélatine, sur verre ou sur film souple et prête à l’emploi, est toujours d’origine animale. Il s’agit principalement d’os de vaches bouillis, et la grande usine Kodak de Dunkerque recevait des bateaux entiers de vaches sacrées que l’administrateur anglais des Indes évacuait vers la photographie.

Gomme bichromatée, à la suite des artistes viennois et anglais du premier pictorialisme, de nombreux artistes ont recherché à intervenir de manière artistique sur des tirages photographiques, amplifiant les ombres, les clairs- obscurs, les effets de drapé, utilisant des pinceaux, brosses et spatules, pour déplacer les pigments en suspension dans une gomme maléable avant d’avoir séché en durcissant à la lumière. Malgré la réaction violente des avant- gardes, l’école pictorialiste s’est maintenue jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.

Platine, métal plus précieux que l’argent ou que l’or, mais moins que le palladium.

Autochrome, le triomphe photographique de la pomme de terre. Les pigments des trois couleurs élémentaires sont véhiculés par de minuscules fécules de pomme de terre facilement mélangeables.

14.12.2012 Photographies du Monde Entier (2e vente)

14.12.12 Sens Classique

Comme celui de la veille, ce catalogue proposait une innovation en manière de maquette. Les notives se succèdent dans une cascade serpentine anopistographique.

14.12.12 Sens Nouveau

Commissaire-priseur : Me Alexandre Giquello. La convention essentielle de catalogage concerne la datation, l’époque donnée pour chaque photographie est celle de l’épreuve positive, et du premier usage de celle-ci. Voici le catalogue complet téléchargeable :

14.12.12 Du monde entier Cascade serpentine anopistographique

La troisième partie se trouve décalée au 17 avril 2013.

13.12.2012 Photographies du Monde Entier (1e vente)

13.12.12 Sens Classique

Commissaire-priseur : Me Alexandre Giquello. Le catalogue proposait en notre époque particulièrement blasée sur les ouvrages de papier, une innovation en manière de maquette. La publicité disait : “le catalogue qui fait tourner la tête” et en effet, il fallait tourner l’ouvrage d’un quart de tour. Les notives se succèdent dans une cascade serpentine anopistographique.

13.12.12 Sens Nouveau

La convention essentielle de catalogage concerne la datation des photographies, l’époque vérifiée est celle de l’épreuve positive, et du premier usage de celle-ci.Voici le catalogue complet téléchargeable :

13.12.12 Du monde entier Cascade serpentine anopistographique

12.12.2011 – Since Photography, catalogue de vente de photographies à Drouot Montaigne

12.12.2011 Since Photography couv

Commissaire-priseur : Me Alexandre Giquello. La convention essentielle de catalogage concerne la datation des œuvres, l’époque donnée pour chaque photographie est celle de l’épreuve positive, et du premier usage de celle-ci.

12.12.2011 Since Photography Baldus

Les notices ont été préparées par Jean-Mathieu Martini et toute l’équipe de Photocéros selon les principes de description “spécialement établis pour décrire des épreuves photographiques positives, avec leur histoire et leurs stigmates, et non des images référencées par leur numéro de négatif.

12.12.2011 Since Photography Ponti

Elles ont été rédigées en français et résumées en anglais avec l’aide de Farrah Spott.

12.12.2011 Since Photography Greene
Calotypes, Paris et la France, Études d’arbres, Corot, Paysages, Désastres de la guerre, Théâtre italien, Atget, Anschütz, Janssen, Marey, Kühn, Monet, Métropolis, Gimpel, Man Ray,Edgerton, Brehme , Salas Portugal, Brassaï, Robert Franck, Morath, Callahan, Cavalli, Giacomelli, Christo,

marey

Le catalogue présente en particulier un important ensemble d’épreuves positives de Marey.

“La nouveauté chronophotographique impose une révision du regard, habitué à ne juger, en matière de beauté, que de ce qu’il est habitué à voir. La vérité scientifique, nécessairement dérangeante, remet en cause non seulement l’objectivité apparente du regard, mais tous les acquis du goût et du jugement esthétique :
– Le laid ne serait-il que l’inconnu, et la vérité blesserait-elle nos regards quand nous la voyons pour la première fois ?
Ainsi Marey (Le Mouvement, 1894) renvoyait-il les artistes à leur incapacité de perception occulaire.

(Michel Frizot, Étienne-Jules Marey Chronophotographe, Paris, Nathan-Delpire, 2001 p. 284)

12.12.2011 Since Photography Edgerton

Accès au pdf complet : SINCE PHOTOGRAPHY CATALOGUE COMPLET.PDF

Estimations : 12.12.2011 Since Photography estimations

12.12.2011 Since Photography Ollivier

Résultats : 12.12.2011 Since Photography résultats

30.04.2011 John G. Morris : Photo Diary, photographies à Drouot Montaigne

30.04.2011 John Morris Photodiary

Commissaire-priseur : Me Alexandre Giquello.
Catalogue conçu et réalisé par Photocéros avec Kristen Gresh.
C’est le premier catalogue de vente aux enchères où il a été possible de donner avec une précision relative (parfois le jour exact) la date de tirage de chaque épreuve du XXe siècle, car John Morris avait la mémoire de chaque première parution en tant que “Picture Editor”. Il a transmis sa mémoire en en transcrivant de sa main le récit au dos de chaque épreuve. Kristen Gresh a écrit l’introduction du catalogue (disponible en anglais dans le pdf) :

John Morris dday

“Le vingtième siècle constitue une grande époque de storytelling visuel, quand les photographies de presse étaient développées et tirées systématiquement pour leur distribution et publication. Les photographes étaient constamment proche de l’action et ont produit des récits photographiques d’une grande qualité publiés dans des magazines et des journaux comme Life, Ladies’ Home Journal, Holiday, The New York Times, et The Washington Post. Ces photoreportages étaient le résultat d’une collaboration entre les rédacteurs de photo et les photographes. A ce moment-là, comme aujourd’hui, éditer des photographies allait de l’attribution des missions à la mise en page et la publication ; cette édition faite en coulisse joue un rôle décisif dans la construction de notre identité visuelle collective.

L’essor de la photographie numérique contribue à l’importance aujourd’hui prise par les photographies de presse du siècle dernier en les transformant en objets historiques. Ces objets ont de plus en plus de valeur historique et mérite d’être collectés, étudiés et préservés. Le John G. Morris Photo Diary est une collection éclectique amassée par un rédacteur de photo de grande renommée tout au long de sa carrière de soixante-quinze ans. Ces 230 photographies, avec des écritures personnelles sur le verso de chaque épreuve, constituent une anthologie visuelle, voire une collection unique qui a la spécificité de ne pas être compilée par un collectionneur mais par un professionnel du photojournalisme.

John Morris capa

C’est la collection de quelqu’un qui, dans le passé, jetait des tirages d’Henri Cartier-Bresson et d’autres photographes à la poubelle lorsqu’il avait terminé de s’en servir pour imaginer des mises en page ou bien lorsqu’ils n’étaient pas publiés. Une grande partie de ces documents sont des épreuves qui lui ont servi comme documents de travail. C’est aussi un recueil de photographies qui lui ont été données à travers le temps par ces amis et collègues parmi les plus grands photographes du vingtième siècle. Cet ensemble atypique inclut des épreuves rares, certaines avec des marques de rédaction, crayon gras ou tampons de censure datant de temps de guerre. Ces traces d’histoire ajoutent à leur valeur ainsi qu’à l’histoire de la photographie, du photojournalisme et des médias.
Le John G. Morris Photo Diary raconte visuellement la carrière de Morris et révèle sa position au cœur du photojournalisme, tout en complémentent son autobiographie Get the Picture. Le Diary commence lorsqu’il est étudiant à l’Université de Chicago ou il a crée et édité le magazine des étudiants Pulse. Après ses études, il a travaillé pour le magazine Life et est devenu leur rédacteur de photo à Londres pendant la guerre. Morris est celui qui a sauvé les onze images légendaires du jour du débarquement des Alliés en Normandie lorsque l’émulsion fondue a accidentellement détruit la plupart des précieux négatifs. Le Diary comprend également l’œuvre de Morris comme photographe de la Libération de la France lorsqu’il a accompagné les correspondants de guerre : German Surrender in Normandy ou Annotated Rennes Contact Sheet. Se trouve également dans cette section une image rare de Capa at Work, n°28, qui montre Capa photographiant la reddition de soldats allemands.

John Morris allende

Après la Seconde Guerre Mondiale, Morris, au Ladies Home Journal (LHJ), a continué de travailler avec son ami proche Robert Capa et d’autres photographes comme Sol Libsohn, co-fondateur de la New York Photo League, et Esther Bubley. Il a conçu la série People are People the World Over (1947-1948) qui avait pour but d’illustrer une humanité partagée par tous, illustrant des familles d’agriculteurs de douze pays différents. People are People a inspiré Edward Steichen dans la concéption de sa grande exposition de 1955, The Family of Man. Elle était également une des premières commandes pour la jeune agence coopérative Magnum Photos qui a été fondé en 1947. Morris a envoyé Capa photographier une famille en Slovaquie ; au retour de sa mission prolongée, Capa lui a offert une des pièces maîtresse de cette collection : la passionnante Gypsy Wedding, n° 48. Ce n’est qu’une des nombreuses photographies inédites du Diary qui enrichit notre lexique visuel et complète notre connaissance des images iconiques.

En 1953, Morris est devenu International Executive Editor de Magnum, et a aidé la jeune agence à passer ses années les plus difficiles. Morris était responsable de la négociation des droits des photographies d’Henri Cartier-Bresson notamment lorsqu’une de ses photos a fait la Une en janvier 1955 de Life. Military Appraisal at Moscow Trolley Stop, n°66, est une vision de l’intérieur de la Russie en pleine guerre froide. De cette époque, le Diary comprend de nombreux portraits de Capa, ainsi que des photographies historiques : Italian Political Rally de Chim ou Cartier-Bresson à Magnum d’Elliott Erwitt.

John Morris hcb

Lorsque Morris s’est mis en indépendant (freelance), il a crée Independent Picture Service (IPS) et a distribué des photoreportages. Cette sélection des photographies documente les problèmes politiques et sociaux des années 60, y compris Police Shooting Range de Thomas Hoepker et Father and Son de Akihiko Okamura, publiée par Marjorie Morris dans le livre anti-guerre And/or. Juxtaposées avec ses images de conflits on trouve des photographies poignantes de la vie quotidienne américaine comme Water Witch de Jim Richardson et Caboose Coffee, n° 96, des cheminots de Simpson Kalisher.
En 1961, Morris a assemblé une séquence inoubliable sur John et Jacqueline Kennedy avec leurs photographies célébrées de mariage de Toni Frissell. Morris a négocié la publication de l’unique photoreportage dans LHJ. Il a également joué un rôle crucial dans l’obtention de la permission pour Cornell Capa de prendre les images de la Maison Blanche en coulisse, des œuvres fascinants de la vie quotidienne politique. Les photographies connues et inconnues dans la section Kennedy sont suivies par des images politiquement fortes du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, figurant notamment Freedom Rider Accompanied by the National Guard, n° 147, de Bruce Davidson.

Yoichi Okamoto, ancien officier de la United States Information Agency, a eu un accès sans précédent à la Maison Blanche sous le Président Lyndon B. Johnson. Le Bureau de photographie de la Maison Blanche venait d’être crée. Le laboratoire photographique interne, utilisé auparavant uniquement pour des raisons militaires, est devenu l’atelier d’Okamoto. Il était le premier photographe « civil » de la Maison Blanche ce qui constitue un tournant du photojournalisme politique. Des portraits de puissants hommes politiques au travail en temps de guerre étaient édités dans IPS Contact Sheet de Morris : President Johnson with Rep. Clarence Cannon, n°159 et Vietnam War Briefing, n° 163. Au New York Times, Morris a révolutionné la présentation de la Une et a publié les premières photographies couleurs de l’atterrissage sur la lune.

Les amitiés prestigieuses de Morris ont eu un impact sur l’histoire de la photographie. Ceci explique la présence des photographies remarquables comme celle de Dorothea Lange, A Useful Woman in Small Ways, 1951, n°82 et la section dédiée à l’œuvre de Hansel Mieth and Otto Hagel, deux photographes peu reconnus de Life. Des épreuves rares (proof prints) de Haïti de W. Eugene Smith, tiré par Smith lui-même, témoignent aussi de la relation étroite et de l’amitié entre photographe et rédacteur.

La section finale du Diary est consacrée à Paris où vit Morris depuis 28 ans. Elle termine avec des épreuves de nombreux anciens collègues et amis comme Marc Riboud, Peter Turnley et Jane Evelyn Atwood. Morris continue son implication et rôle dans l’histoire du photojournalisme restant à jour de l’évolution du médium, toujours disponible à découvrir de nouveaux photographes talentueux.

Chaque note du diary est un objet photographique unique. Le John G. Morris Photo Diary nous conduit à travers l’histoire visuelle de notre siècle, nous présentant des images classiques ou nous faisant découvrir des images inconnues, non sélectionnées pour publication mais qui sont tout aussi important pour l’histoire. A l’âge de 94 ans, Morris partage ses histoires personnelles et professionnelles dans ce photo diary. Au travers de son expérience comme rédacteur de photo ou de son activisme politique comme démocrate et militant pour la paix, Morris a fait une contribution majeure à l’histoire du photojournalisme en permettant à des millions de gens de voir le monde à travers les yeux de ceux qui étaient les plus proches des événements du vingtième siècle.

Notices en français : John Morris 30 avril francais

Résultats : 30.04.2011 Resultats vente John G Morris Photo Diary – 30 avril 2011

Twentieth-century photojournalism represented a time of strong visual storytelling, when news pictures were developed in darkrooms and printed systematically for distribution and publication…

Catalogue complet (English) : 30.04.2011.Photo diary

18.11.2010 Looking East : Photographies à Drouot Montaigne (principes de description en anglais et en russe)

18.11.2010 couv Looking east 18 novembre 2010

Commissaire-priseur Me Alexandre Giquello. La convention essentielle de catalogage concerne la datation des œuvres, l’époque donnée pour chaque photographie est celle de l’épreuve positive, et du premier usage de celle-ci. Les notices ont été préparées par Jean-Mathieu Martini et toute l’équipe de Photocéros selon les principes de description “spécialement établis pour décrire des épreuves photographiques positives, avec leur histoire et leurs stigmates, et non des images référencées par leur numéro de négatif.

18.11.2010 Shapiro Looking east 18 novembre 2010

Elles ont été rédigées en anglais avec l’aide de Farrah Spott : “Principles of description :
The cataloguing principles used have been specially established to describe the history and stigma of positive photographic prints, not the images as referenced by their negative numbers.

When an old photographic print leaves a library or an attic, or a simple documentary record enters a collection or a museum; the way we look at it changes at the same time, this is what we seek to describe. The description accompanying a photograph signifies and transforms its meaning. Each of our descriptions begins with an author’s name, thus emphasizing the artistic nature of photography. A bas-relief collodion photographed by Bayard is a Bayard, the portrait of Cartier-Bresson by Beaumont Newhall is a Beaumont Newhall.

Since the advent of photography, world history can be seen as more synchronous; the prosperous periods of nations correspond to the golden ages of photography, the wars and revolutions coincide with the technological and sociological changes of the medium. It seems productive to propose a new unified benchmark to hold together any general collection of photographs.

Identify areas and times. The sites are grouped into nineteen major geographic areas that have often evolved in different periods−for instance, drawing a historical map of Poland is a challenge. Time could be divided into nine major periods of photography, which can fluctuate depending on the continent, where wars and similar places do not always start and finish on the same day.

18.11.2010 Mehedin Looking east 18 novembre 2010

France could be area 01, the origin of the coordinates coincides with the first research of young Joseph Niepce, the inventor who adopted the name of Nicephore, who focused on the multiplication of images. Followed by the United Kingdom–02; Italy–03; Spain and Portugal–04; Germany, Austria, the Netherlands and Switzerland–05; Eastern Europe–06; Northern Europe with Iceland– 07; Russia both European and Asiatic–08; United States and Canada–09; Mexico and Guatemala–10; Latin America–11; Brazil and the Guyanas–12; the East from Greece to Persia–13; the Indian subcontinent– 14; China and Indochina–15; Japan and Korea–16; Africa and the Pacific Zone–17; North and South Poles–18; the Cosmos and the infinitely small–19.”

18.11.2010 Bureau Looking east 18 novembre 2010

Et en russe avec l’aide d’Anastasia Shapovalova : “Об организации фотографического наследия.

Располагая совокупностью изобретений, начавшихся с фотографии, человек получил в свое распоряжение новые возможности фиксации историй, как реальных, так и придуманных. Один за другим, различные слои общества приняли в качестве излюбленных средств репрезентации изображение, зафиксированное фотосъемкой, и движущуюся картинку кино, изобретенные художниками и учеными. Присутствие науки дало повод к постановке вопроса о том, является ли фотография искусством?

Впервые ситуация обострилась в 1857 году: Альфред-Эмильен, граф де Ньюверкерке, отказался дать разрешение на экспонирование работ фотографов на Выставке изобразительных искусств, и вскоре за ним надолго последовало значительное число прочих учреждений. В 2008 году, спустя полтора века, произошли события, завершившие дебаты: организованная Лувром выставка «Делакруа и фотография», и выставка Музея Метрополитэн, демонстрирующая работы 13 художников, мощь и упорство которых в создании визуальных шедевров достойны восхищения. Курьезная символичность: подобно тому, как лондонская выставка Книгопечатание и разум, посвященная пятисотлетнему юбилею печатной книги, проходила в эпоху угасания книгопечатной традиции, этот нью-йоркский показ совпал с исчезновением понятия негатива и печати снимков на бумаге.

Ретроспективный анализ того длительного сумрака, в котором на протяжении ста пятидесяти лет находились экспонирование и изучение фотографий, демонстрирует нам постоянное присутствие двух основных проблем – прежде всего, сложности организации коллекций, сюжет которых выходит за рамки предмета локальных культуры и истории, а также проблемы отбора отдельных отпечатков из общей внушительной массы и их последующего описания.

Цензура текста, древняя, как само письмо, нередко служила оправданием кострам и аутодафе, цензура изображения приводила к военным конфликтам… Авторитарные режимы всегда проявляли максимальное внимание к поддержанию массовой амнезии путем цензуры изображений, однако, ничто не сравнится с визуальными ограничениями, налагаемыми теократией. В Восточной Римской империи и на Западе уничтожение и тотальное запрещение изображений завершилось в 787 г. победой иконопочитателей над иконоборцами, тем не менее, и после этой даты использование изображений оставалось жестко кодифицированным вплоть до начала эпохи Ренессанса.

18.11.2010 Lebedev Looking east 18 novembre 2010

Федерико Зери так определил этот феномен: «На протяжении тысячелетия, последовавшего после развала Западной Римской империи, … тяжелые социальные потрясения, войны III века и религии, основанные на таинствах и заимствованной с Востока эсхатологии, способствовали переориентации изобразительного искусства, устремившегося ко все более символическому выражению, тогда как описание объективной реальности, основанное на взгляде и прикосновении, оказалось заброшенным» (F. Zeri, Mythe visuel de l’Italie, p. 7).

Открытия, сделанные итальянскими художниками Треченто и Кватроченто, стали поводом для гордости итальянцев, которые приняли и в течение пяти веков хранили это видение мира и пейзажа : «Очевидно, что цикл, начавшийся в конце XIV века и продолжившийся открытием перспективы, подошел к завершению только после Второй Мировой войны… Описание объективной реальности Италии и итальянцев не исчезло; но областью выражения стало кино, а не живопись. Переход от одного к другому проходил по этапам, которые сложно определить… однако, основные аспекты неореализма зафиксированы в Дьявольских любовниках Лукино Висконти» (Ibid., p. 142). Нужно ли видеть в этой гордости итальянцев за их способ репрезентации, рожденный вместе с Ренессансом, причину их сдержанности в отношении фотографии? Другие страны – США, Канада, Аргентина – приняли без затруднений изобретение, современное началам их собственной истории…

18.11.2010 Kafka Looking east 18 novembre 2010

Сегодня фиксированное или движущееся изображение, фотографическое и кинематографическое, захватило всемирное культурное пространство. Это принятие фотографического языка в качестве средства репрезентации внутренней реальности или фантазии сопроводило жесткий разрыв человека и печатной книги. В середине 1980-х годов, библиотекари Нью-Йоркской Публичной библиотеки обсуждали, нужно ли интегрировать фотографические альбомы в фонд (или хранить их отдельно), и дает ли серия фотоснимков право на авторский статус. Двадцать лет спустя, в то время, как библиотеки, под влиянием перспектив оцифровки, шинкуют свои лишние экземпляры, Нью-Йоркская Публичная библиотека стала декорацией для съемок фильма-катастрофы (The Day After Tomorrow, 2005), в котором пережившие климатический апокалипсис отказываются (но после острых обсуждений) сжечь экземпляр Библии Гутенберга. Очевидно, что составления алфавитных каталогов фотографов недостаточно для организации визуального наследия, предоставленного двумя столетиями фотографических проб и практик, так же, как недостаточно естественной хронологической классификации студий (по нумерации негативов) или агентств (по дате изготовления снимка).

18.11.2010 Lorens Looking east 18 novembre 2010

Более общие или более сложные модели каталогизации уже предложены историей книжных коллекций, собраний гравюр, даже почтовых марок. Для расстановки печатных книг, Конрад Геснер (1516 – 1565), улучшая традицию монахов-переписчиков, в своей работе «Всеобщая библиотека» (1545) предложил использовать алфавитный порядок авторов, комбинированный с классификацией по формату и сюжету (Теология, Философия). Только через два столетия, в 1771 г., впервые была сформулирована общая идея организации собрания эстампов. Карл Хайнрих фон Хайнекен (1706 – 1791), происходивший из семьи ученых и художников, долгие годы систематизировал коллекцию графа Брюля, премьер-министра Саксонии. Хайнекен сохранил классификацию в алфавитном порядке авторов (в случае, если имя художника известно) и предложил для расстановки эстампов систему 12 разрядов, обозначенных римскими цифрами. Учитывая, что со времен изобретения фотографии, история мира все больше синхронизируется, периоды процветания наций соответствуют золотому веку фотографии, войны и революции совпадают с техническим переворотом и социологическими трансформациями медиа, кажется перспективным предложить унифицированную систему ориентации, способную служить организации любой коллекции фотографий. В истории фотографии можно было бы выделить 9 периодов, определяемых историей континентов (где войны, даже т.н. «мировые», не всегда начинались и оканчивались в один и тот же день), и распределить локализации по 19 географическим зонам ( также «подвижным» в зависимости от периода – одна только историческая карта Польши кажется непростой затеей). Таким образом, можно предложить общую систему организации коллекции фотографических отпечатков по 9 периодам и 19 зонам.

kyzylkum

Когда старинная фотография покидает библиотеку, чердак или папку с документами для того, чтобы войти в частное или музейное собрание, то наш взгляд на это изображение меняется, как только мы принимаемся за его описание: способ описания фотографии сопровождает и определяет переход к новому узусу. Поэтому кажется важным начинать описание фотоснимков, отобранных для включения в музейное собрание, с имени автора фотографии, подчеркивая таким образом ее творческую сущность. Барельеф Клодиона, сфотографированный Баяром – это работа Баяра, портрет Картье-Брессона, сделанный Бомон-Ньюхоллом – это «Бомон-Ньюхолл». Важнейшее положение, от применения которого отказывается пока еще большинство учреждений, касается датировки: датой создания фотографии нужно признать дату изготовления позитива и первого его употребления : так, знаменитый фотоснимок Шанхая 1949 года, отпечатанный с негатива Анри Картье-Брессона в 1980 г. для выставки в одной из парижских галерей, является французской фотографией 1980-х годов. Мы различаем подлинную Мону Лизу и открытку с ее изображением, оригинальное издание Цветов зла Бодлера и недавнее, карманного формата – именно в этом ключе необходимо обдумать способы организации фотографического наследия.
Париж, 22 октября 2010 г.”

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Résultats : 18.11.2010 Résultats Looking east 18 novembre 2010

25.06.2010 – Épreuves choisies, catalogue de la vente du 25 juin 2010 à Drouot Montaigne

epreuves-choisies-juin

Commissaire-priseur Me Alexandre Giquello. La convention essentielle de catalogage concerne la datation des œuvres, l’époque donnée pour chaque photographie est celle de l’épreuve positive, et du premier usage de celle-ci. Les notices ont été préparées par Jean-Mathieu Martini et toute l’équipe de Photocéros selon les principes de description “spécialement établis pour décrire des épreuves photographiques positives, avec leur histoire et leurs stigmates, et non des images référencées par leur numéro de négatif.

Quand une épreuve photographique ancienne quitte une bibliothèque, un grenier ou un simple dossier documentaire pour entrer dans une collection ou un musée, le regard que nous portons sur elle se transforme en même temps que l’on s’attache à la décrire : la méthode de description de la photographie accompagne et signifie ce déplacement vers un nouvel usage.
Chacune de nos descriptions commence par un nomd’auteur, privilégiant ainsi la nature artistique de la photographie.

Un bas-relief de Clodion photographié par Bayard est un Bayard, le portrait de Cartier-Bresson par Beaumont-Newhall est un Beaumont-Newhall.

Considérant que depuis l’apparition de la photographie, l’histoire du monde s’est faite de plus en plus synchrone, que les périodes de prospérité des nations correspondent avec les âges d’or de la photographies quand les guerres et les révolutions coïncident aux bouleversements technologiques et sociologiques du medium, il a semblé fructueux de proposer un repère unifié susceptible d’organiser toute collection générale de photographies.

Repérer les espaces et les temps. Les temps pourraient se répartir selon 9 grandes périodes de la photographie, qui peuvent fluctuer selon les continents, où les guerres, même mondiales, ne commencent et ne finissent pas toujours le même jour. Les lieux sont regroupés en 19 grandes zones géographiques qui ont bien souvent évolué selon les périodes—dessiner une carte historique de la Pologne est une gageure.

La France est la zone 01 : l’origine du repère coïncide avec les premières recherches du jeune JosephNiépce, qui adopta pour nom d’inventeur celui de l’iconodule Nicéphore pour se consacrer à la multiplication des images. Viennent ensuite : 02, Le Royaume-Uni ; 03, L’Italie ; 04, La péninsule ibérique ; 05, L’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas et la Suisse ; 06, L’Est de l’Europe ; 07, LeNord de l’Europe ; 08, Les Russies ; 09, Les usa et le Canada ; 10, LeMexique et le Guatémala ; 11, L’Amérique Latine ; 12, Le Brésil et lesGuyanes ; 13, Les Orients ; 14, Le sous continent indien ; 15, La Chine et La Cochinchine ; 16, L’empire du Japon et les deux Corées ; 17, L’Afrique et le Pacifique ; 18, Les Pôles ;”

La période 1 correspond aux temps des inventions, qui est aussi celui des daguerréotypistes de l’époque de Louis-Philippe (1789-1849). La période 2 est pour la France celle de l’âge d’or qui s’achève avec le désastre de Sedan, pour Rome et l’Italie, 1849-1870, interrompue avec les dernières batailles du Risorgimento. La période 3 coïncide avec les différents conflits qui embrasent tour à tour le monde, Guerre de sécession (09-3), défaite de Sedan et Siège de Paris (01-3), guerre entre la Prusse et l’Autriche (05-3). Le second âge d’or, période 4, correspond à la démocratisation du Kodak et à la splendeur du pictorialisme. La période 5 commence avec la grande rupture historique de la la première guerre mondiale et se prolonge avec la révolution bolchévique (08-5) oumexicaine (10-5). Suivent la floraison pacifique des avant-gardes, période 6, la seconde guerremondiale, période 7, commençant dès 1933 en Allemagne (05-7) , 1936 en Espagne (04-7), 1932 en urss avec le début de la terreur (08-7). A l’optimisme retrouvé, à l’esthétique des clubs de photographies et des maîtres de la fin du XXe siècle, 8, succède la révolution technologique du numérique dont nous connaissons encore les turbulences, 9.

Une fois ce repère défini, les conventions suivantes ont été adoptées :
• Si un photographe n’a pu être identifié à temps, il est caractérisé par ses coordonnées dans le repère général.
• L’époque donnée pour chaque photographie est celle de l’épreuve positive, et du premier usage de celle-ci, vérifiée à l’aide des publications scientifiques disponibles et des ressources en ligne (telle que l’étonnant “peib.dmu.ac.uk”). Une liste des cent ouvrages les plus utiles ou les plus consultés est en cours de conception.

giannuzzi

Le catalogue décrit un groupe peu fréquent de calotypes négatifs et positifs par Pesce, Giannuzzi et les premiers photographes en Perse. Accés au catalogue : 25juinEPREUVESCHOISIES

Accès aux résultats : 25.06.2010 Résultats ventes épreuves choisies 25 juin

27.03.2008 Wright Morris : Reminiscences of Visual Poetry

Reminiscences of Visual Poetry, Initialed contact prints presented by Lisa Rey-Galiay, commented by Peter Howard :

“When the Sheldon Memorial Art Gallery offered Wright Morris (1910- 1998) a retrospective exhibition of his photographs, in 1975, the poet and photograph revisited his negatives ; he never had a commercial relation with photography, nor a dilletante production. He rather used his own photographs closely linked with his texts. With The Inhabitants in 1946, he demonstrated what have been seen as a paradox : “the absence of people in these photographs enhances their presence in the objects-the structures, the artifacts, even the landscape suggests its appropriate inhabitant”.

In order to prepare the exhibition, he printed by contact all his negatives : exactly 200 images he had managed to publish since 1936. Those annotated and initialed contact prints have been preserved until now and give us the chance to contemplate the process of his creation.

As he said in 1975, “I see my subject through the lens, but I conceive the picture in the dark room. Photography is Camera Obscura”.

27.03.2008 Wright Morrisdetail

Wright Morris took his photographs during very short and scattered periods of time, between 1936 and 1954. He bought his first view camera in 1938, “At this time we moved from California to Cape Cod and the car trip was an eye-opener. I saw the American landscape crowded with ruins I wanted to salvage. The depression created a world of objects toward which I felt affectionate and possessive. I ran a high fever of enthusiasm, and believed myself chosen to record this history, before it was gone”.

27.03.2008 Wright Morris

27.10.2007 Carnet de Chine

27.10.2007 couv Belchior Carnet de chine

Hommage à Francisco Belchior, chasseur de petits trésors

Belchior

“Faux-titre : Portrait volé, 1903. Le photographe a utilisé un appareil dissimulé qui surprenait les dames à leur insu, avec un objectif en coin. Son reflet ne le trahissait même pas, car comme le chineur, il est resté imperturbable quand il s’est senti observé ; archive trouvée lors d’un vide-grenier dont l’adresse est toujours bonne” (Collection RPH)

Accès au pdf ; 27.10.2007 Belchior Carnet de chine

31.05.2006 Maestro Manuel H. : Bogotá Recia

31.05.2006 couv Manuel H. Bogota Recia

Manuel H Bogota Recia1

“El Pais habria visto disolverse su capital social, si no tuviera lazos espirituales que nos enaltecen y configuran la recia personalidad nacional. Gracias Maestro Manuel H, por preservar nuestra historia a través de la magia de la fotografia”
Alvaro Uribe Vélez, Presidente de la República de Colombia
Bogotá, enero 26 de 2006

31.05.2006 studio Manuel H. Bogota Recia

“Murder, cock fighting, masked wrestling, window dressing, wedding cakes, funerals, trade fairs, politicians, petrol refineries, protests, blood, bulls, and matadors set the stage for the characters in Manuel H examination of human nature in Bogotá.

From sports photography to investigative journalism, the fame of Manuel H has spread as his camera has encompassed all aspects of life in his home town.
Manuel H in Bogotá has become synonymous with his time and place
he is a conductor of the energies which weave the fabric of the town.

Throughout his life he has made a forensic dissection of this most extraordinary
environment. For six decades every athlete, author, artist, criminal, beggar,
and president have had their picture taken by Manuel H”
Timothy Prus, The Archive, London, 30 April 2006

Carnet réalisé avec son petit-fils Manuel Fierro.
Pdf complet : 31.05.2006 maquette Manuel H. Bogota Recia

31.05.2006 essai Manuel H. Bogota Recia