03.01.0001 Troisième jour de la nouvelle époque. Expédition à Isla Gorgona

03.01.01 Gorgona maps

L’île de la Gorgona est d’accès aléatoire.

Une possibilité pour les audacieux est de négocier un passage sur les navires de bois qui ravitaillent à partir de Buenaventura les trois ou quatre villages blottis le long de l’embouchure des rares rivières de la côte inhospitalière de la Colombie sur l’océan pacifique.

La Traversée nocture dure douze heures. La petite équipe de Photocéros l’a entreprise le soir de Noël :

01.01.0001 – Premier jour de la nouvelle époque, 13.0.0.0.0. Inauguration d’une galerie en pleine jungle. El Mono Dorado (The Golden Monkey, Le Singe d’Or)

Inauguration VMM Gamma 1212

Inauguration de la galerie sous le signe du Singe d’Or aux confins du parc de la Sierra Macarena. Video “Brindamos a Monika”

Pour lancer notre maison d’édition de photographies, nous avons choisi une date symbolique, un lieu symbolique et un sujet symbolique.

Beaucoup d’humains ont songé, avec ou sans aucune apréhension aux prophéties Maya liées au changement de calendrier solaire et magique dans la nuit du solstice d’hiver 2012. Nous avons donc choisi le lendemain du 21.12.2012 pour lancer notre projet.

La galerie du Singe d’or est située dans un des lieux les plus inaccessibles et inédits de la planète dorénavant bien cartographiés, la Serrania de la Macarena dans l’Orénoque colombien. L’inauguration de la Galerie à San Juan de Arama en Colombie s’est déroulée le jour du premier lever du 5e soleil Maya, le 22 décembre 2012.

Sierra Macarena Google earth

Sierra Macarena Google earth-2

L’équipe plantureux avait fait escale quelques jours auparavant au Musée National d’Anthropologie de Mexico, pour enquêter sur les prophéties Mayas que chacun garde en tête sans vraiment en parler.

Bien qu’Aztec, le grand calendrier de pierre photographié par Désiré Charnay introduit parfaitement la visite de l’exposition “La sociedad y el tiempo Maya”. Leur calendrier est composé de deux systèmes calendaires évoluant de manière concomitante, l’un solaire est un cycle familier de 365 jours, l’autre, successions de semaines magiques revient tous les 260 jours. Le mayanisme prédit des changements radicaux, la fin d’un cycle et le début d’une nouvelle ère pour le solstice d’hiver 2012.

Cette idée du passage à une nouvelle ère est simplement et remarquablement exposé en France par Michel Serres dans son dernier discours et dans son ouvrage “Petite Poucette”. Selon lui, nous vivons le troisième grand bouleversement de l’humanité, le premier étant le passage du langage à l’écriture, le second le passage de l’écrit à l’imprimé et maintenant le bouleversement induit par le passage de l’imprimé au numérique et au monde virtuel. Autrement dit, si Les prophéties mayas ne prédisent pas une fin du monde au sens de l’Armageddon, mais une date marquant le début du 13e Baktun, 13.0.0.0.0, soit d’une nouvelle époque, comme elle apparaît sur le monument 6 du site de Tortuguero, alors cette date symbolique peut également apparaître intéressante pour marquer la révolution culturelle et technologique que nous vivons.

Le calendrier maya débute selon les chercheurs Goodman, Martinez et Thompson, en 3114 avant JC, 0.0.0.0.1, également période de l’apparition de l’écriture dans les cultures égyptienne et proches-orientales.

Ce cycle long du calendrier prend fin alors même que notre civilisation se tourne vers le monde virtuel. Ce changement d’ère nous amène à remettre en question nos relations aux connaissances. A fortiori celles sur la figure de l’artiste qui avait émergé précisément au cours de la Renaissance et de l’invention de l’imprimerie.

Inauguration VMM 1212

La galerie est en cours de construction dans La Sierra encore quelque peu inhospitalière. Mais nous y sommes arrivés le matin du 21.12.2012, justa à temps pour organiser l’accrochage et un petit atelier de la peinture avec les enfants de la vallée à qui nous avons proposé de recopié les dessins créés par des anthropoïdes sous la direction du professeur soviétique Leonid Firsov.

Cela nous a semblé être le moment d’évoquer les expériences artistiques du Pr. Firsov, qui à Leningrad dans les années 1960 mis au point un atelier de dessin et de peinture avec les chimpanzés de la station physiologique créée par le célèbre Pr. Pavlov. Certains de ces singes sovietiques vont-ils laisser leur nom dans l’histoire de l’art de la fin de l’ancien Monde comme Baï, Tarass ou Gamma. L’atelier était très encadré, on leur préparait les couleurs et les modèles. Il s’agissait de tourner en d”rision et de combattre le mouvement expressionniste abstrait de l’Amérique bourgeoise et décadente, incarnée par Pollock, mais aussi l’école de Paris, representée par Matthieu et Soulages et tant d’autres. Certains albums personnels du Pr Firsov, ont été exposés à la Galerie des Bibliothèques de la ville de Paris, avec une vidéo réalisée par Inna Pozina d’après ces albums photographiques et des vidéos d’époque (jusqu’au 17 février 2013).

Au delà de cet épisode inatendu de la Guerre froide, le Pr. Leonid Firsov continua toute sa vie à chercher si les humanoïdes pouvaient reconnaître les couleurs ou les formes, Continuer la lecture de « 01.01.0001 – Premier jour de la nouvelle époque, 13.0.0.0.0. Inauguration d’une galerie en pleine jungle. El Mono Dorado (The Golden Monkey, Le Singe d’Or) »

Paris.Photo.2012 (seizième édition) Gustave Le Gray : “La photographie repousse les limites des beaux-arts”

Le Gray discussion du visage

L’enquête a fait l’objet d’une publication. Le stand proposait une contextualisation et une installation de l’enquête elle même. Des œuvres anciennes étaient exposées, daguerréotypes de Girault de Prangey, une plaque d’or ciselée de Daguerre et bien sur le groupe de portraits retrouvés de Gustave Le Gray et son cercle.

Des artistes contemporains avaient interprété les œuvres anciennes, comme Didier Naert :

Naert hommage a Le Gray

Lyes hammadouche a réalisé une patiente reconstruction d’un buste en 3D du photographe :

Hammadouche hommage 3D

Romain Renault une vidéo où l’autoportrait de désintègre et se recompose :

15.11.2012 PARIS PHOTO ROMAIN RENAULT 1

 

Les visiteurs ont pris eux-mêmes beaucoup de photos.

Stand Paris Photo 2012

Plusieurs articles ont relévé l’effort :

Article Natacha Wolinski

 

“Assiste-t-on alors à la décomposition de la photographie ? La photographie n’existe-t-elle plus par elle-même, parce qu’elle est devenue de l’art contemporain tout court ? Serge Plantureux a sa petite idée sur la question. « La photographie s’est atomisée, s’est décomposée, mais elle est l’unique et principale source de jeunesse de la nouvelle époque dans laquelle on arrive. Donc elle meurt tout en provoquant la mort définitive et radicale de toutes les vieilles techniques et proposant les nouvelles, sans qu’on ne sait exactement comment elles vont se recomposer ». Plantureux expose différentes interprétations d’un portrait de Gustave Le Gray (« La photographie repousse les limites des beaux-arts ») par des jeunes artistes. Le Totem vidéo de Romain Renault part d’un portrait peint à un portrait daguerréotypé de Le Gray pour arriver à son portrait idéal.”

Extrait d’un long article de Siegfried Forster pour RFI : «Paris Photo» repousse les frontières de la photographie

“Ce n’est peut-être pas l’impression de tout un chacun, mais, arpentant deux jours durant les allées de Paris Photo (jusqu’au 18 novembre), ce sont surtout les photographies anciennes qui m’ont séduit. Plusieurs galeries exposent des trésors du XIXème et c’est toujours aussi fascinant de revenir aux origines. La palme revient sans doute à Serge Plantureux (A13), qui a fait un important travail de présentation et de contextualisation, mais bien d’autres stands historiques sont ici absolument passionnants…”

Extrait de l’article du blogueur Lunettes Rouges

15.11.2012 PARIS PHOTO LUNETTES ROUGES

Ce n’était pas l’impression du comité de sélection de Paris-Photo 2013

21.09.2012 Histoire de daguerréotype, l’identification de Marguerite Palais, future Mme Le Secq

Marguerite Palais

Comparaison du portrait d’une jeune femme en grand deuil avec le portrait daté de 1848 de Marguerite Fanély Palais (1830-1862), devenue madame le secq le 11 juillet 1848, et photographiée par son mari, dont l’unique épreuve connue est conservée dans les collections du Musée des Arts Décoratifs.

Identification Marguerite e

 

Identification Marguerite s

En cliquant sur les images, on accède à trois animations créées pour la versions 3wdoc

Identification Marguerite

On remarque un défaut du sourcil gauche, plus court que le droit, les mains aux ongles impeccables, dernière coquetterie autorisée en période de grand deuil.

Dans les années 1840, une jeune femme ou un jeune homme devait attendre la fin de sa période de deuil de six mois avant de se marier : «Règlement des deuils. Les grands deuils sont ceux qui se partagent en trois temps: la laine, la soie noire, et le petit deuil. On ne porte le grand deuil que pour père, mère, grand-père, grand’-mère, mari, femme, frère et soeur (…) Pour père et mère, six mois» (Almanach National. Annuaire de la République Française pour 1848/1850, p. 987).

Marguerite Palais est alors en grand deuil, et sa mère est indiquée comme décédée dans l’acte officiel de son mariage avec Henri Le Secq le 11 juillet 1848.

En cliquant sur les images ou sur ce lien, on accède à diverses animations créées pour la versions 3wdoc

21.07.2012 Gustave Le Gray rue Vivienne. Parution du premier cahier de photographies

Vendredi 27 juillet avait lieu le vernissage de l’exposition de daguerréotypes et la sortie du premier cahier de photographies.

Video vernissage Le Gray

Une video réalisée par Lyes Hammadouche ce soir-là est en ligne sur Vimeo

Nicephore premier cahier couverture

Été 1827, Nicéphore Niépce obtient les premières héliographies d’après nature. Conscient de la difficulté à rencontrer un soutien dans son propre pays, alors gouverné par un ministère Ultra, Niépce se rend avec son invention à londres où il est « persuadé de trouver des amateurs décidés des beaux-arts, naturellement disposés à bien accueillir une découverte qui peut en reculer les limites ».

À Paris, pendant le printemps révolutionnaire de 1848, un jeune artiste, reprenant le flambeau, décide de prouver que l’invention de niépce repousse effectivement les limites des beaux-arts. Dans un atelier en plein air organisé sur un balcon de la rue vivienne, Gustave Le Gray réalise ses premières oeuvres, aidé de ses amis.
Ces portraits, sortant d’un sommeil de plus de 160 années, viennent de surgir dans notre civilisation bouleversée par les effets exponentiels de l’invention. Ils sont présentés avec le récit documenté de l’enquête, l’identification des modèles ainsi que la recherche des témoins.

Le Gray que ses contemporains considéraient comme le champion français de l’acceptation de la photographie parmi les beaux-arts, réalise un autoportrait idéal qui incarne sans vieillir toute l’histoire de ce combat accompli.

Le site www.nicephore.com est dédié à Nicéphore, cahier de photographies. On y remarque en particulier la version animée par 3wdoc, intitulée version magique.

Pour accéder directement au texte en français et en anglais en pdf :

Nicephore premier numero Gustave Le Gray rue Vivienne

ENGLISH cahier NICEPHORE GUSTAVE LE GRAY_Mise en page 1

Le site dédié à ce numéro, avec la version magique animée : version magique

Paris.Photo.2011 (quinzième édition) La Porte de l’Humilité

15.11.2011 Declercq passion2

Le stand était de dimensions extravagantes à la mesure d’un projet que les circonstances rendaient depuis plusieurs mois inadapté à l’environnement général.

La programmation fut réinventée en un temps terriblement limité et le stand repensé autour de la réplique légère de la porte de l’humilité de l’église de Bethleém. Porte conçue par le sculpteur russe Alexandre (Sacha) Pozin.

Trois cercles concentriques proposaient au centre des photographies uniques et particulièrement “patrimoniales”, autour des épreuves du XXe siècle de grandes signatures s’adressaient aux collectionneurs investisseurs, enfin sur les murs extérieurs, des interprétations contemporaines étaient proposées aux passants et aux curieux.

Deux vidéos animaient les salles intérieures :

Une interview de Mgr Éric de Moulin-Beaufort explicitant les négatifs de Louis De Clercq réalisés à Jérusalem peu après Noel 1859 et documentant le nouveau Chemin de la Passion. (Caméra et montage : Lyes Hammadouche et Romain Renault) : en ligne sur Vimeo

Une vidéo conçue à partir d’archives sovietiques tentait d’expliquer dans la présence de jeunes chimpanzés dans un album de famille à l’aspect plutôt classique. Cet album allait constituer le point de départ d’une enquête de nombreuses années.

Soviet Monkeys

“Soviet Monkeys” réalisée à St-Petersbourg en 2011 par Inna Pozina et ses amis à partir des images d’archives des années 1960 et 1970 des singes de la station zoologique dirigée par le Pr Leonid Firsov et créée par le célèbre Dr Pavlov.

Accès à la vidéo : 11.11.2011

Paris.Photo.2010 (quatorzième salon) Ligovsky Prospekt

17.11.2010 Stant PPHOTO2010

L’accrochage du stand était russe, avec une œuvre étonnante de l’architecte Nikolay Khomoutetski (1905-1973), le portrait d’une rue, Ligovsky Prospekt, un panorama datant de 1933. Composé de photographies assemblées, au fil de ses 24 mètres de long on y voit les immeubles et monuments qui bordent l’avenue. Khomoutetski Nikolay Fiodorovich était un architecte, historien de l’architecture, directeur de l’institut de l’architecture (1948-1952)

Au début des années 1930, le populaire responsable de la ville, Kirov charge ses architectes urbanistes de penser à un nouveau plan pour Leningrad.
C’est à cette occasion qu’est constitué cet étonnant panorama où l’on voir déjà l’affectation des édifices religieux aux stations du metro. Comme les chrétiens de Rome aux premiers siècles avaient transformé les temples des anciens dieux en églises.

17.11.2010 Stant PPHOTO 2010
Le reportage d’un visiteur russe, Maxime Vishnevsky est accessible sur le site artnasos

Ce fut l’occasion de la production de la première vidéo, réalisée par deux étudiants de premi§re année de l’École des Arts Déco Paris, par Romain Renault et Lyes Hammadouche, avec l’aide précieuse et la voix d’Anastasia Chapovalova.

15.11.2010 Ligovsky

Chaque immeuble de Ligovsky Prospect, ou un panorama photographique de 36 mètres de long.

A la façon d’une frise, ce collage minutieux de centaines de photographies est chargé d’histoire et fait le lien entre notre monde d’aujourd’hui et la Russie des années 30; au moment précis ou l’URSS bascule de l’utopie communiste à la terreur stalinienne. Simon Sebag Montefiore, le biographe de Staline, propose de dater le début de la grande terreur à partir du suicide de l’épouse de Staline, en 1932.

La perspective Ligovsky (en russe Ligovsky Prospekt) est le nom du boulevard perpendiculaire a la perspective Nevsky, au cœur de Leningrad, ici minutieusement photographié en 1933 pour les travaux des urbanistes. Le but premier de cette frise n’était pas documentaire, mais c’était un outil pour un vaste projet de réaménagement urbain. Les 24 mètres de long de cet assemblage photographique sont rehaussés d’esquisses au crayon, témoins singuliers des désirs grandioses de transformations des architectes soviétiques.

Les années de guerre civile qui ont suivi les deux Révolutions de 1917 ont fait disparaître les trois quarts des deux millions et demi d’habitants de Pétrograd. Et depuis la collectivisation forcée des terres, la Ligovsky Prospekt est devenue le boulevard du crime. Occupée par des malfrats en tout genre c’est la rue du vice à Leningrad.

Déjà Avant la Révolution, la majorité des habitants de cette avenue était issue des couches populaires de la société, anciens serfs assujettis à la noblesse, en grande partie analphabètes. Pour eux, la liberté était un concept nouveau. Désormais, les riches propriétaires immobiliers sont expulsés de la rue. L’exode rural des paysans amène dans les villes une nouvelle masse ouvrière, les immeubles sont collectivisés et les appartements partagés.

La Révolution bolchevique se veut profonde, en plus de l’économie et de l’agriculture, c’est aussi la morale qui doit être transformée; le jeu, les femmes faciles sont interdites, et l’État mène une politique très sévère à l’égard des criminels. Paradoxalement, quand la Révolution a fait monter l’insécurité et la criminalité dans le pays, la Ligovsky Prospekt a été un modèle de transformation urbaine. (d’assainissement urbain ?)

Au moment de la réalisation de ce panorama, les migrations ont cessé, empêchées par les forces armées qui tiennent les paysans à l’écart des villes. La misère tenue à distance, l’URSS conserve s’efforce de montrer son plus beau visage, celui des villes qui sont le témoin de la force de cette nouvelle idéologie.

Réaménagements et projets. Depuis le début des années 20, le pouvoir veut moderniser le pays, de nombreux projets empreints de gigantisme voient le jour.

Les dirigeants veulent optimiser les villes selon le système communiste de partage. Dans cette période d’industrialisation massive l’idée est de confondre la vie du peuple à celle de l’industrie. Chaque activité devait être localisée par secteur : le travail, le logement, le sport et l’éducation.

Pour sortir de l’économie agricole, le pays engage la construction de nombreuses usines et amorce un plan d’électrification totale du pays par la création d’une trentaine de centrales électriques.

Sur ces photographies de la perspective Ligovsky, on peut voir l’ambition du réaménagement par les dessins de la construction de nouveaux immeubles. Les églises sont transformées en autant de stations de métro; une marque de changement de civilisation, de l’effacement de la religion au profit d’une nouvelle croyance, celle du travail.

Kirov, chef communiste de Leningrad était à la tête du projet de réaménagement, mais trop populaire au sein du Parti, en 1934 il fut assassiné (aujourd’hui on a la preuve que l’ordre était venu de par Staline qui sentait voyait en lui la menace d’un concurrent potentiel). Avec cette mort tous les projets de réaménagements urbains sont être enterrés.

C’est l’acte de naissance du régime de la « grande terreur », mené par Staline. Le dictateur mit en place dans les heures qui suivirent l’assassinat de Kirov la « loi du 1er décembre », qui permettait de juger les détracteurs sans aucune enquête préliminaire. Cette loi condamna 1,4 millions de personnes, dont 681 mille furent fusillés de 1934 à 1938.

En 1933 la situation du pays est critique, le peuple a été décimé par deux les famines, en 1933 l’URSS en a déjà subit deux, conséquences directes de la Révolution et de la politique de collectivisation qui ont engendré près de 10 millions de morts en l’espace de 12 ans. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Staline entame les grandes purges qui supprimèrent les vétérans et tous les témoins du passé de la Révolution de 1917.

Cette photographie de la Ligovsky Prospekt est le témoin direct d’une rue témoin modèle de l’histoire de l’urbanisme soviétique. Au début elle n’était qu’un canal servant à l’irrigation des jardins du Tsar. Elle fut ensuite envahie par les paysans asservis, par la pègre, puis dépeuplée par la Révolution, par la guerre civile, par les purges staliniennes. Elle a été en grande partie épargnée par les bombes qui s’abattirent pleuvaient sans cesse sur Leningrad lors du blocus de 900 jours pendant la Seconde Guerre mondiale. Et Aujourd’hui la rue conserve un visage très proche de ce que nous montre le panorama composé en 1933.

Maintenant encore, le panorama de la Ligovsky Prospekt reste le support du rêve de ces projets de création d’un avenir meilleur.
Acces a la video : https://www.youtube.com/watch?v=vVjj7rXWgjA

Acces a la video : https://youtu.be/tu6b0Gc1tcQ

13.02.1997 Point d’inflexion de l’histoire du cinéma en France : Sortie du film “Le Jour et la nuit”

Le jour et la nuit

Bande-annonce sur le site d l’INA

 

Cas exemplaire illustrant les limites d’un système culturel où les budgets publics sont gérés par les intérêts privés. Le film de Bernard-Henri Lévy a connu un échec commercial et critique retentissant. L’œuvre avait pourtant bénéficié de 3,5 millions de francs de la Commission des avances sur recettes, organisme dont Bernard-Henri Lévy était alors le président.

L’article de wikipedia précise une conséquence indirecte : Emir Kusturica a déclaré au micro de France 2 avoir repris sa carrière après la projection du film : « J’ai changé d’avis en voyant les dommages que Bernard-Henri Lévy pouvait causer au monde du cinéma. Je me suis dit, tu dois y retourner, tu ne peux pas laisser faire ça”.