21.06.2007 Henrik Rink premier photographe du Groenland, Lars Moller premier aquarelliste

Godthab

Hinrik Johannes Rink (1819-1896)
Panorama de Godthåb (Nuuk), avril 1865.
Épreuve originale albuminée, 166×208 mm, montée sur carton et légendée au crayon par Rink en danois, discrètes retouches à l’aquarelle pour épaissir les ombres.

Une des premières vues de la capitale du Groenland : “A serie of photographs of Greenlanders, Greenland dwellings and landscapes were taken near Godthåb and Sukkertoppen between 1860 and 1865. These photographs, of which approximately sixty are known to survive, were taken by Dr Hinrik Johannes Rink, who lived in Julianehåb from 1853 to 1857 and Sukkertoppen from 1857 to 1868. They are currently in the collection of the Arctic Institute, Danish Polar Centre, Copenhagen” (Henriette Berg, Early Photographers of the Canadian Arctic and Greenland, Personal communication, 1996).

Lars Moller

Hinrik Johannes Rink (1819-1896)
Les ascendants de Lars Møller et de son épouse. Photomontage, Nuuk et Copenhague, 1862. Épreuve originale albuminée, 156×105 mm, photomontage constituée de 41 portraits, avec une serpente imprimée.

Étonnant photomontage primitif, publié à quelques exemplaires avec les noms des 41 Eskimos et descendants de Danois formant l’arbre métaphorique du jeune Lars Møller, l’assistant de Rink : “Lars Møller (1842-1926) was the best known Greenlander of his time both within Greenland and outside it, due to his work as a printer, editor and illustrator of Atuagagdliutit. He accompanied Rink to Copenhagen where he spent the winter of 1861-1862 [to learn the art of printing. Rink also bought during this trip, printing material as well as photographic materials]”.
“Governor of South Greenland Hinrik Rink’s best known is a photo-collage with portraits of 41 Greenlanders from Nuuk and Maniitsog (Godthåb and Sukkertoppen) districts. The collage was included as an original photograph in Rink’s Collection of Eskimo Legends and Stories published in Danish (1866). “The photomontage of portraits] appears to have been produced from a series of individual photographs taken by Rink in 1862-4 in the districts of Godthåb and Sukkertoppen and is unique in that each individual is identified” (Warmsley, Barr, Early Photographers of the Canadian Arctic and Greenland, page 42).

panorama

Hinrik Johannes Rink (1819-1896)
La Nouvelle Mission des Frères Moraves, près de Godthåb, octobre 1867.
Épreuve panoramique constituée de deux feuilles albuminées, 165×400 mm, légendées en danois.

Fjord

Hinrik Rink et Lars Møller.
Une petite baie sur le fjord de Godthab. Octobre 1867.
Épreuve sur papier salé entièrement aquarellée, 160×204 mm.

Hinrik Johannes Rink (1819-1896) était inspecteur de la Compagnie pour le Sud Groenland (de 57 à 68) pendant que son collègue Olrik gouvernait le Nord. Ce titre se transforma en celui de gouverneur au début du XXe siècle. Il construisit la première école, fonda le premier journal, Atuagagdliutit, et forma un jeune groenlandais, Lars Møller, à la typographie. On peut attribuer les surprenants coloris à ce jeune artiste qui signa plus tard les illustrations lithographiques de leur journal. On décèle l’influence du maître plus âgé et premier peintre inuit, Aron de Kangeq. La légende en danois de cette épreuve comme celles des autres œuvres, de la main de Rink, peuvent être datées de 1868, époque du départ de l’inspecteur du Groenland après 20 années d’une fructueuse administration.

Rink

Hinrik Rink et Lars Møller.
Petite cascade estivale. Août 1867. Épreuve sur papier salé aquarellée, 208×166 mm.

Crepuscule

Hinrik Johannes Rink et Lars Møller.
Tombée du soir sur le Fjord, Août 1867.
Épreuve sur papier salé aquarellée, 160×207 mm, légendée en danois.

All legends and dates in Danish in the hand of Rink, probably by the time he left after 20 years of creating modern Greenland (schools, printing, exchange) when Governor of South Greenland. The very calm colouring is attributed to Lars Møller, following influence of the great painter Aron of Kangeq.

Références : (With special thanks to Stefaniá Arnórsdóttir, National and University Library of Iceland, Reykjavík and Benedikte Thorsteinsson, Culturhouse, Fjönkráin, Hafnarfjördur.)
Berthelsen, Møller, Rink. Atuagagdliutit, Godthåb, 1861.
Rink. Eskimoiske Eventyr og Sagn.  Kj.øbenhavn, Reitzels, 1866.
Captain Daniel Bruun, Old Norse Farms, Greenland, 1932, vol II, pages 363-403.
Douglas Warmsley, William Barr, Early Photographers of the Canadian Artic and Greenland, [in :] Imaging the Artic, UWP, 1998.
Aron fra Kangeq. Taama Allattunga, Aron Aalup Kangermiup Oqaluttuai Assilialiaalu Tamakkiisut, Nuuk. 1999. (Reproductions of Rink photographs).

01.06.2007 Récréations photographiques avant Photoshop, les facéties de Louis Deflubé

 

Cette épreuve, et quelques autres étaient accompagnées d’une note manuscrite rédigée en 1930 par son petit-fils, André Cottenet : “Photographie faite par grand-père Deflubé dans son grenier (1872). Sur un plancher supporté le plus souvent par de vieilles caisses, il posait une toile de fonds qu’il avait peinte en accord avec ce que représentait le premier plan, et il construisait ce premier plan en terre et en sable qu’il teintait au besoin, les massifs d’arbres sont des branches de genevrier, épines et autres, les palmiers sont les plumes d’un plumeau, réunies en un faisceau entouré de bandelettes, l’eau des lacs un miroir posé horizontalement, les cascades des montagnes de la ouate et les banquises du bicarbonate de soude. M. Deflubé animait le paysage en y plantant des personnages, des bateux, des maisons et des animaux.


Il lui fallait des semaines pour obtenir une photo paraissant faite d’après nature. grand père s’amusait beaucoup à intriguer ses amis. Quelque rares fois il m’a admis à venir contempler un paysage préparé, il y avait même des clairs de lune avec reflets sur l’eau et cascade romantique et j’étais dans l’admiration mais Grand-père me demandait de ne pas sauter ni secouer le plancher support dans la crainte de faire écrouler montagnes et vagues, ce qui arriavit parfois au passage d’une lourde voiture dans la rue”.


provenance : A. Cottenet (petit-fils de l’artiste)

Deflubé

DEFLUBE, Louis Joseph
Directeur d’établissements thermaux
Paris, 18 mars 1797 – Pierrefonds (Oise), 30 juin 1884

Fils de Achille Martin DEFLUBE et de Josèphe Thérèse DROZ. Marié à Marie Stéphanie DORAT. Directeur d’établissements thermaux, responsable de l’Hôtel des Bains à Pierrefonds (Oise), amateur photographe, membre de la SFP à partir de 1873, spécialiste d’études d’après nature, arbres et forêts vers 1860, pratique le collodion humide, tirage sur papier albuminé. Adresses successives : 7, rue d’Orléans-au-Marais (1833) ; rue du Bourg à Pierrefonds (1884).

30.05.2007 Promenade Méditerranéenne – Vente des photographies de la Duchesse-de-Berry à Drouot Montaigne

30.05.2007 annonce Duchesse de Berry

Commissaire-priseur : Me Olivier Choppin de Janvry. Catalogue rédigé par Anne-Rose de Fontainieu avec l’aide de l’équipe de Photocéros dont il s’agissait du premier contact en amont avec le monde des enchères. Une préface originale et des idées de maquette ont été fournies par Roch de Coligny.

30.05.2007 Disderi vente Duchesse de Berry

Un pifferaro, épreuve précoce de Disderi

30.05.2007 Bondini vente Duchesse de Berry

Bondini est l’éditeur du premier livre illustré de photographies à Rome, à la demande du Pape Pie IX

30.05.2007 caneva 2 vente Duchesse de Berry

Caneva avait signé au crayon rouge ses épreuves au verso

Le catalogue imprimé en noir et blanc sur beau papier est devenu rare et seule une maquette incomplète en pdf a été retrouvée : 30.05.2007 Duchesse de Berry Noble collection maquette réduite_Noble collection

Tous les lots s’étaient vendus.
Les résultats sont ici : 30.05.2007 Résultats vente Duchesse de Berry

Salon du Livre Ancien 2007 (Dix-neuvième FILA) Kandinsky : L’Équation de la Nécessité Intérieure exposée au Grand Palais

25.04.2007 Kandinsky nécessité intérieure

Vassili (Basile) W. Kandinsky (1866-1944)
Équation originale du Principe de la Nécessité intérieure
Münich, vers 1911

Dessin original sur 1 feuillet de format 170×215 mm, commenté en allemand, blanchiement aux marges, traces d’un ancien encadrement.

Provenance : Valise d’archive transportée de Berlin en 1933 par Kandinsky puis conservée par Nina Kandinsky.

“La nécessité intérieure est pour Kandinsky le principe de l’art et le fondement de l’harmonie des formes et des couleurs. Il la définit comme le principe de l’entrée en contact efficace de la forme avec l’âme humaine. Toute forme est la délimitation d’une surface par une autre, elle possède un contenu intérieur qui est l’effet qu’elle produit sur celui qui la regarde avec attention. Cette nécessité intérieure est le droit de l’artiste à la liberté illimitée, mais cette liberté devient un crime si elle n’est pas fondée sur une telle nécessité. L’œuvre d’art naît de la nécessité intérieure de l’artiste de façon mystérieuse, énigmatique et mystique, puis elle acquiert une vie autonome, elle devient un sujet indépendant animé d’un souffle spirituel” (Wikipedia 2007).

L’exposition eut lieu sobrement sur un stand de salon de couleur rouge, à l’intérieur de forme ovoïde, dans l’enceinte du Grand Palais, les murs intérieurs et extérieurs étaient tapissées de photographies. Le Salon du Livre Ancien était organisé par le SLAM et la FILA. Catalogue : 07.04.2007 SILA

“Quant à moi, quoique la littérature soit moins en faveur que jamais, je suis toujours le même, c’est à dire que je suis parfaitement convaincu que mes dettes seront payées, et que ma destinée s’accomplira glorieusement”
(Charles Baudelaire, Lettre à sa mère, 8 décembre 1848)

25.04.2007 Grand palais nécessité intérieure

25.04.2007 couv Rhino 2 Necessité intérieure SILA

En marge de l’évènement, et sous la forme d’un carnet de réflexions furent publiées quelques extraits d’un manuscrit alors inédit de Kandinsky :

Le principe de la Nécessité intérieure

“Un élan intérieur définissable en qualité et non en quantité, inquiétude, intuition, sentiment d’extrême tension, audace, savoir précis, voilà l’état d’esprit connu de tout artiste doué, état qu’on appelle à bon droit inspiration. Le moment final de cet état, c’est le sens de la mesure dans les moyens d’expression (ce sens écarte l’arbitraire au plan général et dit à l’artiste sensible comment doit être la plus infime partie).

L’artiste dans ces instants de bonheur non seulement “sait” par quelle forme doit être exprimé chaque élément de l’œuvre matérialisée, mais il détermine sans se tromper les limites de la sonorité, de la netteté de cette forme. Une voix intérieure lui indique l’endroit exact de cette forme, ses dimensions, ses côtés, sa dépendance vis-à-vis d’autres formes proches ou lointaines, leur action réciproque, leur sonorité réciproque, etc.

Tout échec dans la réunion de ces conditions exige impérativement des correctifs, de nouvelles recherches souvent lentes et obstinées, aussi longtemps que le sens de la mesure, s’exprimant abstraitement dans l’artiste, ne concorde pas totalement avec la forme matérielle. La voix intérieure, l’esprit obstinément en quête de vérité ne sauraient être égarés par aucune ruse.
Le sens de la mesure qui nous dit très nettement : “trop vif”, “long”, “un peu plus à gauche”, “agrandir à peine”, “atténuer la raréfaction”, etc, ce n’est rien d’autre que comparer la vérité de la forme matérielle avec la forme en quête de matérialisation.

Ainsi, il ne peut faire de doute que la forme matérielle est exclusivement la matérialisation d’une forme vivant de façon immatérielle dans l’artiste. Et de la même façon que chacun des traits d’une forme, que la forme elle-même, que ces liens avec d’autres formes et que leur totale fusion en une œuvre dépendent absolument de l’intérieure nécessité de matérialiser cette œuvre, de même la somme des œuvres d’un artiste grandit exclusivement sous la pression de cette nécessité, et elle est la matérialisation de son œuvre globale (…)

La brièveté et la force du moyen artistique se mesurent à sa précision. Dans l’absolu, un moyen employé n’est ni fort ni faible, ni concis ni délayé. La qualité du moyen se mesure au contenu, ses qualités sont relatives. En art, seul le contenu est absolu. La grandeur de l’œuvre dépend du degré d’absolu dans le contenu et du degré de relatif dans le moyen. Plus s’élève le relatif dans le contenu et l’absolu dans le moyen, plus l’œuvre perd d’expressivité. Le spirituel est absolu. Le charnel est relatif, la concision l’absence de superflu, la pauvreté l’absence de nécessaire.”

“Un veau à cinq pattes est aussi imparfait qu’un veau à trois pattes. La force du moyen est directement proportionnelle au contenu.
Couper une violette avec une scie, c’est la même erreur que scier un gros arbre avec un canif.”

(Kandinsky, Über das Materielle in Der Kunst)

Texte complet dans : 25.04.2007 Rhino 2 Necessité intérieure SILA

01.04.2007 – Rhinoceros JR n°2 Nécessité intérieure (Variation sur un manuscrit de Kandinsky)

rhino2

“Ce qui est spirituellement nécessaire pénètre dans l’âme par un entonnoir. Cet entonnoir, c’est le doux plaisir charnel qui a pour vocation d’attirer l’homme de chair vers une activité spirituelle qui lui paraît d’abord saumâtre. C’est pourquoi le besoin spirituel prend d’abord l’apparence d’un besoin physique. Le plaisir charnel est un appât qui au départ semble un but”
Wassily Kandinsky, Über das Materielle in Der Kunst, 1914

“Quelle odeur sens-je en cette chambre ? Quel doux parfum de musc & d’ambre
Me vient le cerveau réjouir et tout le coeur épanouir ? …”

(Marc-Antoine de Saint-Amant, le Melon, 1637)

Lebedev autoportrait

Autoportrait de V.V. Lébédev sur un toit de Leningrad.

Le 21 juin 2006, à l’occasion d’une rétrospective de Kandinsky à la Tate Gallery, le Guardian de Londres publiait un long article d’Adrian Searle déplorant que, pire encore que pour Mondrian ou Beuys, les oeuvres et les écrits de Wassily Kandinsky (1866-1945) sont difficiles d’accès : “he remains in many respects impenetrable”.

Ses origines russes et mongoles, son emploi de plusieurs langues — russe, allemande et même française, son écriture de philosophe, ont rendues vaines les toutes premières éditions trop hâtives. Heureusement, depuis le centenaire de sa naissance, un travail fort patient permet de reconstituer sa pensée et très prochainement va paraître le grand ouvrage encore inédit, clef de voûte de ses écrits : Du Matériel dans l’art, composé en 1914 et resté, du fait de sa propre volonté, inédit sauf deux chapitres devenus Point et ligne sur plan.

Kandinsky y définit sa théorie de l’art, vision optimiste de la nature humaine qui après bien des violences, trouvera, selon lui, dans l’expression artistique et le monde de l’art la réponse à son besoin de spiritualité.

Table des matières du manuscrit retrouvé  “Du matériel dans l’art”      (Le dessin)

 Introduction

Art in abstracto

3 objets de la composition 1

Moyens d’expression : 1. facteurs déterminants

                                            2. élements premiers 33 point 33 ligne 48

Quelques bases de la composition:

        Creation de formes nouvelles

        (rarefaction, combinaisons, correspondances)

Contenu       “Du materiel dans l’art (en particulier le dessin)

Art in abstracto

        Toute oeuvre en est la atérialisation partielle

La Nécessité intérieure

        Est pour cela à la source de l’oeuvre, ele donnera inspiration et sens de la mesure.

Loi de materialisation

        Soumet, s’assujettit toute oeuvre

Les Formes

        Sont établies par consequent par l’inspiration et la mesure

La Composition

        Est constituée de formes et assujettie par consequent à ses propres lois : lois de materialisation.

(le sens des lois est chez le spectateur un talent passif)

Les Moyens d’expression

        Sont defines par les lois de la materialisation

  1. surface matérielle – facteurs determinants

2.         elements premiers de l’art – leurs valeurs absolues et relatives.

Quelques bases de la composition        dessin – peinture

                        Creation de formes nouvelles

En dessin         sonorité unique et sonorité multiple

            Creation organique et non organique

            2 espèces de rarefaction           monophonie-polyphonie

            4 types de rarefaction   juxtaposition = relation entre formes

            2 espèces de combinaisons       chaud – froid – pesanteur

                                                            claret – voile

La repetition des oppositions équivaut-elle à l’opposition des repetitions ? ou alors elle existe par des moyens intérieurs… ” 

Mouvement

Alexander Rodchenko (1891-1956). Autoportrait derrière Construction spatiale  n°12 , Moscou, 1921. Épreuve d’artiste, 116×174 mm. Rodchenko fut tour-àtour  l’élève, le disciple, le locataire, le voisin, le contradicteur de Kandinsky.

La totalité de ce second carnet de Rhinocéro sjr, “Nécessité Intérieure” se trouve en pdf : Rhino2

Les deux autres essais se trouvent aux pages :
Rhinojr01 métamorphose des collections
Rhinojr03 Tout Voir

 


Paris.Photo.2006 (dixième édition) Incorrigibles Iconodules

15.11.2006 Silhouette de Dali

“Tu ne feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre” (Exode, 20-4)

En 787, menés par le négociateur Nicéphore, les Iconodules triomphent au Concile de Nicée contre le parti iconoclaste encouragé d’abord par Constantin V puis Léon IV.

En 1787, le jeune professeur Joseph Niepce se voit brusquement retirer sa classe de 5e et est relégué au rang de Préfet de pension à cause de sa légèreté et de son manque d’autorité sur les élèves qu’il amuse avec des ombres chinoises. Il adopte le prénom de Nicéphore

En août 1967. Salvador Dali annonce : “Je vais photographier Dieu” et entreprends la réalisation de daguerreotypes dans sa maison de Port-Lligat :

“…le tableau que je viens de terminer, la Pêche aux thons, il s’agit pour la première fois d’un espace et d’une conception du monde limitée, donc la conception absoluement à l’opposé de celle de Pascal, l’angoisse duquel nous conduisait aux abîmes insondables des immensités infinies. L’espace de ce tableau est limité par les deux barques qui, s’apprachant et en tirant les filets, réduisent de plus en plus l’espace vital de cette biologie grouillante, de cette naissance collective des fonds abyssaux de la mer..; nous voyons les sardines et les anchois au dernier moment gicler dans tous les sens comme de véritables particules élémentaires. En effet, les protons, les anti-protons, les pimessons et toutes les dernières particules intra-atomiques sont absolument et d’une façon totalitaire chargées d’une énergie violente et uniquement explicable par les limitesde l’univers. Si l’univers était sans limites, l’idée même de l’énergie serait impensable et impossible de concevoir…
Mon grand ami, l’architecte Fundar m’a donné une équation mathématique pour prouver qu’à l’envers de l’angoisse existentialiste de Pascal, tout converge dans notre planète et, dans cette planète, dans la région de Perpignan où l’homme a établi l’étalon-mètre..; étalon qui servira à Dali et à ses collaborateurs Thomas d’Hoste et James, ensemble avec M. Marquet des Poids et Mesures du Ministère de l’Industrie pour obtenir sur une plaque daguerréotype, c’est-à-dire [avec la technique] la plus rétrograde, la dernière idée la plus méticuleusement pseudo-scientifique et sûrement mathématique : la première photographie de Dieu.

Parce qu’il se peut qu’un des grands responsables et du discrédit de l’idée de Dieu des temps modernes est justement Michel-Ange et les peintres de la renaissance lesquels ont peint une image de Dieu le représentant avec des grandes barbes et style radical-socialiste, espèce de Jaurès, orateur et grandiloquent, et c’est certain que la jeunesse de maintenant ne peut pas se satisfaire ni donner crédit à ces images naïves de Dieu.”

(“Interview de Salvador Dali” , Port LLigat, Août 1967, réalisation : Gérard Thomas d’Hoste ; son : Jacques James)
(Note : La Pêche aux thons est aujourd’hui sur l’île de Bendor, à la Fondation Paul Ricard)

15.11.2006. Machine à penser

“Première photographie de Dieu” Projet de Salvador Dali. Opérateurs : Gérard Thomas d’Hoste et Jacques James. Port Lligat, août 1967 Continuer la lecture de « Paris.Photo.2006 (dixième édition) Incorrigibles Iconodules »

01.11.2006 Mois de la Photo à Paris (14e édition) : Che Guevara

Les photographies sont des objets

Les photographies sont des objets. De même que pour les livres ou les
dessins, l’amour des photographies originales, des tirages d’époque
transforment ceux qui les apprehendent en enquêteurs tenaces.

L’observation attentive de leur surface sensible, l’étude de leur support de
papier, de verre, de métal, l’analyse des tampons et des mentions portées au
verso ou sur le montage participent de cette passion pour la photographie,
complements indispensables des savoirs théoriques.

De petits ouvrages de 48 pages de papier, dévoilés pour le mois de la photo
2006, abordent tous ses aspects de la matérialité des épreuves. Abondament
illustrés de reproductions des images mais aussi de leurs verso, les carnets
de Rhinocéros jr s’inscrivent dans un programme en plusieurs langues selon
les zones linguistiques de création d’origine des livres et des
photographies (voir le programme).

Les auteurs des carnets sont des chercheurs (tampons de Man Ray), des
collectionneurs (ferrotypes d’enfants americains), de jeunes enfants qui
s’exercent au découpage et au photo-montage (Cartier-Bresson rue de la
Jussienne), des familles qui redécouvrent l’œuvre oubliée d’un ancêtre dans
un grenier (Edmond Lebel), ou des collecteurs plus mystérieux comme Franco
il Gaucho.

L’exposition présentée Galerie Vivienne coïncide avec la sortie du carnet consacré aux
portraits “primitifs” du Che Guevara
. Dès les mois qui suivent sa
disparition en 1967, sous la première impulsion de Feltrinelli, quelques-uns
de ses portraits se sont multipliés dans des quantités et des proportions
planétaires.

Mais pendant les huit courtes années qui séparent la révolution cubaine de
1959 de son départ et sa mort, le Che a été photographié et ses portraits
diffusés a quelques journaux, quelques compagnons, des aggrandissements
réalisés pour orner quelques ateliers de la Havane.

Ces rares tirages d’époques, ces épreuves aux formats modestes ou
inhabituels, portant parfois les stigmates d’une existence mouvementée sous
un climat hostile au papier, ces “vintages” comme les appellent les
collectionneurs seront exposés dans notre galerie.

Serge Plantureux

01.06.2006 Sonia Natale : Destino d’un Libro, un Avventura Tipografica

21.09.2006 couv Destino d'un libro

Un volume grand in-4 imprimé à Paris en 1872 semble avoir eu un destin exceptionnel au cours des XIXe et XXe siècles passés. Lorsque Sonia Natale a décidé d’en étudié les caractéristiques matérielles, volume, poids, caractères, illustrations, elle a été stupéfaite de découvrir le nombre considérable de professeurs et d’étudiants de tous les continents qui avait étudié cet ouvrage sans avoir les clés de la compréhension des illustrations, toutes tirées d’une tradition millénaire de décoration payenne romaine du siècle d’Auguste et redécouverte vers la fin du XIXeme siècle par les touristes européens visitant les ruines de Pompéï. L’éditeur avait-il parcouru lui-même la villa des Mystères ? Sonia Natale va nous dévoiler dans les pages suivantes les résultat de son enquête sur cet ouvrage de notre préhistoire technologique.

Accés au pdf : 01.06.2006 Destino d’un libroi

31.05.2006 Maestro Manuel H. : Bogotá Recia

31.05.2006 couv Manuel H. Bogota Recia

Manuel H Bogota Recia1

“El Pais habria visto disolverse su capital social, si no tuviera lazos espirituales que nos enaltecen y configuran la recia personalidad nacional. Gracias Maestro Manuel H, por preservar nuestra historia a través de la magia de la fotografia”
Alvaro Uribe Vélez, Presidente de la República de Colombia
Bogotá, enero 26 de 2006

31.05.2006 studio Manuel H. Bogota Recia

“Murder, cock fighting, masked wrestling, window dressing, wedding cakes, funerals, trade fairs, politicians, petrol refineries, protests, blood, bulls, and matadors set the stage for the characters in Manuel H examination of human nature in Bogotá.

From sports photography to investigative journalism, the fame of Manuel H has spread as his camera has encompassed all aspects of life in his home town.
Manuel H in Bogotá has become synonymous with his time and place
he is a conductor of the energies which weave the fabric of the town.

Throughout his life he has made a forensic dissection of this most extraordinary
environment. For six decades every athlete, author, artist, criminal, beggar,
and president have had their picture taken by Manuel H”
Timothy Prus, The Archive, London, 30 April 2006

Carnet réalisé avec son petit-fils Manuel Fierro.
Pdf complet : 31.05.2006 maquette Manuel H. Bogota Recia

31.05.2006 essai Manuel H. Bogota Recia

30.05.2006 Steven Manford : Behind the Photo The Stamps of Man Ray

30.05.2006 Stamps I couv Man Ray

Première édition de l’essai de Steven Manford, connu sous le nom de “Man Ray Stamps Book”.

An Essay on the Stamps of Man Ray

“What began for me as a chore : finding good stamp impressions and photographing them, evolved into a playful challenge. How many stamps could I find in the course of my various investigations & inquiries into Man Ray’s life in photography ? How manywere there ? Which were the posthumous creations of others ? Were there really any fake stamps ?

Such questions provided ample excuse and enough intrigue to revisit several hundred photographs, and my findings so far have been extraordinary. This concise monograph’s purpose is to introduce the highlights of ongoing research and concurrent contemplation of Man Ray’s (and regrettably, ‘others’) handiwork — his handwriting & signatures, the grease pencil marks, custom stamps, printer instructions, dedications, certifications, and of course : the stamps – originals & copies, lifetime & posthumous.

Though I am reluctant to admit it, often a photograph’s verso becomes more compelling than the black and white image : rich with history, giving their testimony Page of Stamps assembled by the Man Ray Trust like pages from a diary…”

The second and then third édition followed in 2007 and 2009.

29.05.2006 Edmond Lebel : Le Concours du Prix de Rome

01.2 Edmond Lebel - couv italienne

Ce carnet a été préparé avec Vincent Lebel, arrière-petit-fils d’Edmond.

Il a été traduit en italien sous la supervision de Marina Miraglia et Maria Francesca Bonetti, de l’Istituto Nazionale per la Grafica, Via della Stamperia, 6, Roma. Accès au pdf : 15.04.2006 maquette Lebel Italien

Le Concours du Prix de Rome. Quindici anni di fotografie all’aperto e in atelier con una presentazione del nipote Jean-Edmond, tradotta in italiano dalla pronipote Aurélie Lebel con la collaborazione di Giacomo Visco Comandini
Ringrazio particularmente mio figlio Vincent, mia nipote Aurélie e Serge Plantureux per il loro meticoloso e paziente lavoro di ricerca, che mi hanno permesso di rendere questo ommaggio a mio nonno. Jean-Edmond Lebel, Parigi, il 26 dicembre 2005, 145o anniversario del viaggio a Roma

Le carnet a aussi été traduit en anglais par l’équipe de Hans Kraus, NYC.

Lebel concours de Rome

Edmond Lebel. La mort d’Abel, vers 1857, épreuve albuminée

 

 

Edmond Lebel

A Traveler’s Return

Fifteen Years of Outdoor and Studio Photographs
December 26
On the day after Christmas 1860, seven young French artists left Paris for Rome, the capital of the Pontifical States of Pius IX, the Eternal City occupied or protected by Napoleon III’s troops.
Among the group of travelers were three students from the studio of Léon Cognet, including Edmond Lebel (1834-1908), the pride and joy of his father Désiré.
This long journey and a three-year period in Rome that followed would feed his entire artistic life. Lebel reaped images and ideas from his travels for his career as a painter – now unknown – and as a photographer. Today, we are lucky enough to have more than fifty compositions and studies.
His Father, the Artist
Désiré Lebel, the son of a soldier, was born in Amiens, France on April 11, 1809. He was eager about drawing at a young age.
Like other entrepreneurs from the North of France, he founded a lithography studio on rue des Verjeaux in the mid 1840s. Because the studio didn’t receive enough commissions from the local government, he developed it into a photography and retouching studio with his partner Lucien Boileau. An album of salt prints points to his talent as a pioneer in portraiture and landscape imagery.
In 1855, Désiré was appointed upon his request as professor of drawing for the city. Coincidently, his youngest son, Edmond, born in 1834, was among his most gifted students. Throughout his life, Désiré supported and encouraged Edmond’s career as an artist, a dream he never realized for himself.

Two-Fold Training, Paris, 1857-1860
It was at this time that Edmond went to Paris with his childhood friend Jules Lefèbvre, the baker’s son. They enrolled at the Beaux-Arts and visited Cognet’s studio regularly.
During this period, the quality and precision of Désiré Lebel’s works were noticed by the enterprising artist Disdéri. He proposed that they become partners. Consequently, Edmond visited Disdéri’s studio, and learned the most advanced techniques of the time.
His father urged him to paint replicas of salon paintings. In a letter to his mother, who remained in Amiens, there is mention of a photographic work completed for a Monsieur Coart, with the following, telling comment (April 18, 1857): “I was rather pleased with my drawing studies, but especially with my photograph of a medal.”

Traveling to Brittany, circa 1858
Upon his return from Brittany, the young painter organized sittings, drawing on the images produced as reference for his paintings. He used himself, his friends and often his cousin Picavet as models, dressing them in Breton costumes.
His painting Buveurs Bretons à Pleyben would be exhibited in his absence at the Salon of 1861. Today, it can be viewed at the Musée de Bayonne in the collection bequeathed by his friend, Léon Bonnat.
There remain two other Breton compositions: Retour de la messe des Rameaux à Gonézec (also exhibited in 1861) and Joueurs de Biniou, which was presented in the Salon of 1863.
From this point on, however, Edmond’s life shifted focus as he prepared for the famous competition that cleared the way to Rome.

His friend Jules Lefebvre (1834-1912), the son of the Amiens baker, won the competition and became the painter for the Prix de Rome.
Appointed resident at the Villa Médicis in Rome, towards the end of 1860, he brought two of his less fortunate friends from Amiens, Edmond Lebel and Paul Santai.
They traveled with Léon Bonnat (1833-1922), who they met at Coigniet’s studio. Bonnat earned second prize in the 1857 competition, which entitled him to a grant from the city of Bayonne. The funds allowed him to live in Rome until 1861.
The three other travel companions were Théodore Dubois (1837-1924) and Charles Le Nepveu (1840-1916), both recipients of the Prix de Rome for music, and Jean-Jacques Henner (resident at the Villa since 1858).
The Prix de Rome scholarships were financed since 1826 by the rents paid by dealers associated with the Galerie Vivienne.
The Roman Experience

Edmond and his friends bought and collected prints by Caneva, Tuminellp, Altobelli, de Bonis and Boyersen, who worked for traveling painters and the residents of the Academy. Lebel, however, gathered more unusual photographs. His eye was utterly modern.
His urban experience in the Eternal City, in a furnished apartment at 32 Via Vittoria was paired with excursions into Latium and Campania: Sonnino, Naples, Capri, San Giuseppe, Cervara, Terracina, Cori, San Germano (Subiacco), among other places.

Edmond began to apply his knowledge of photography. He never signed his prints, which he seemed to consider only travel documentation.
The fact that several albumen prints of the same image (seven or eight of them) were discovered in his archives confirm that they are to be attributed to the young French artist.
Furthermore, his prints are never reframed or cropped, nor are they retouched, despite several flaws in the negatives. In our times, this apparent casualness is the stamp of an artist’s personal work, at opposite ends from the perfection after which commercial photographers strove.

In most of Lebel’s outdoor views, there are very few figures. In 1861, Rome was empty. It is now unimaginable, even laughable, to reconstruct the Arcadian, bright scenes composed by Giacomo Caneva.
In the photograph shown here, the poster announcing the Grand Restaurant Français has been torn down. Rome is clearly being occupied by Napoleon III’s troops, who have come to protect the power of the Pope from Garibaldi’s attacks. The fall of Sedan would soon mark the end of the administrative reign of Pius IX
Edmond returned to France in 1863. His friend Jules Levebvre stayed in Rome for two more years and sent news regularly:
“Did you meet Monsieur Allard, from Lyon, married, who has lived in Rome for several years. The one who at the carnival (of Marlborough) went as Cesar Borgia. The one also who used to wander about, both in winter and summer, with an open parasol. Well! We found him last Monday murdered in his studio. There are several suspects. Michelino is in prison.
The murderers first beat him with a hammer and then stole his watch and some jewelry

They arrested little Luigi, who was getting ready to leave for Civitavecchia” (Letter from Jules Levebvre. Rome, April 23, 1864.
Return from Rome, 1863
Edmond regularly visited Disdéri, his father’s partner and developed his talents as a photographer and printer.
It seems that his father Désiré established an independent studio, or a branch in Paris in the beginning of October, 1866.
Edmond moved into a handsome studio below the Montmartre cemetery, at 35 rue Carpon-Forest, where not long before, the Romanian Tzigane circus had settled.
Edmond brought back many props and wasn’t shy about asking his friends and family to don Roman costumes, or rather clothes for characters in a dreamed part of Rome. He used the images for his paintings, which seem to have been composed through a process of successively accumulating elements and figures, positioning or transferring them one after the other. First he sketched them on albumen paper.
Success

The years that followed his return in 1863 can be described as particularly fortunate. First, Émilien de Nieuwerkerke, the director of the Beaux-Arts (who would not allow photographers to exhibit alongside Salon painters), and then the Minister of the Maison de l’Empereur commissioned several paintings: Prière à la Madonne (1864), Ragazzino (May, 1865), Reliquaire, purchased for 1,200 gold francs in 1867 and today in the Musée d’Orsay.
Soon after, a gallery owner from Saint Petersburg was to be Lebel’s first wealthy Russian client.
“So come see me tomorrow between five and six if you can. Today I sold your old woman holding a child in her arms for a price of two hundred francs. I don’t know if you agree to the price.” (note from Lucien Bonnat, dated Tuesday evening, [circa 1865]).
In 1868-1869, he completed a series of preliminary photographs for his painting Vendeuse de figues et de noix, a Lebel piece that was to have a unique fate. Today its replica can be ordered from a specialized studio in Shanghai.

Second Residence in Rome, 1870-1872
On September 20, 1870, in Porta Pia, in a famous battle, the Pope Pio Nano (Pope Pius IX) lost most of his temporal power. Rome fell and Florence became the capital of the new reunified kingdom of Italy. Edmond discovered a drained city. When the Tiber flooded on December 26, 1870 (more than 56,000 feet in Ripetta), it devastated the entire country. But, this misfortune did have favorable consequences: during his visit on December 31, the King Victor Emmanuel II and his government decided to take up major reconstruction and to make Rome the capital.
Edmond learned of the disasters regarding the seat of power and the Commune when he was in Rome. He was worried about his Paris studio as well as his dog:
“I continue to fear that the studio has been taken over by those invaded on the Rive Gauche of the Seine… I do hope that Toto has survived the siege with courage and that he wasn’t clumsy enough to be caught in a crowd of people who may have taken aim at the dog during the last period of the siege… I’m going to Naples, do you expect problems in Montmartre?” (from Rome, March 14, 1871).
Italy gradually calmed and in 1871, Edmond set out to travel to the south. He drew on all his skills as a photographer to complete a wonderful reportage on the merchants who traveled across the small, impoverished towns of the former kingdom of Naples (the doors to the city of Cassino are seen here).
The ambulant merchants of San Germano near the monastery of Subiacco (it was through here that Gutenberg’s press reached Italy) inspired Lebel. He produced one of his most complete series on them. Upon his return in 1872, he made sketches, drawings and tracings from them for his paintings, which he would exhibit in the Salons. The Empress of Russia was to purchase Marché à Atina.

A Second Return to Paris, 1872
Lebel found a profoundly changed France upon his return. Disdéri’s studio had gone under with the fall of the Second Empire. As a result, his father had lost his assets.
He exhibited Un Voeu à San Germano in the Salon of 1872.
n 1872, Edmond completed his most successful series of photographs of figures in his studio. Like Humbert de Molard, Edmond had his entire family participate. Above is his cousin Picavet.

Death of Désiré
His father passed away in 1874 and it seems that Edmond interrupted his photography practice. His final recognized project dating from the time of his father Désiré’s death was a study of trees.

Titles and Honors
Edmond Lebel was successively appointed Director of the School of Fine Arts of Amiens (September 27, 1877), and of Rouen (January 30, 1880).

In painting, he undertook more serious compositions, including the Sortie en carrosse d’un cardinal de Santa-Maria della Pace. He gave precise instructions to a Roman photographer for his reference. Letters written in 1876 shed light on the complexities of image rights. The poor photographer had to reimburse the Cardinal, his majordomo, the owner of the mule and the owner of the harness.

Edmond was a member of several academies but his favorite club would always be the annual meetings of the Cald’arrosti. The seven artists reunited every December 27 to celebrate their first departure to Rome, a journey that changed all of their lives. Friends they met in Rome also joined them, including Hector Leroux (1829-1900), Le Clerc, Charles Moyaux (architect) and, of course, their teacher Léon Cognet (1793-1880). The gathering included up to twenty artists.

When Edmond Lebel died, the Rouen newspaper wrote, “his sober and tasteful realism, his cheery compositions, his forever precise drawings, his pleasant, subtle colors that earned him many admirers” (October 7, 1908).

28.05.2006 Manuel Alvarez Bravo : Tianguis

28.05.2006 couv Alvarez Bravo

Petit carnet de photographies inédites par le grand maître mexicain, présentées par son épouse Colette Urbajtel :

Le dimanche
“Manuel Álvarez Bravo, né en 1902, a travaillé toute sa vie depuis son adolescence pour nourrir sa famille. Doué pour les chiffres, il travaille d’abord à la Trésorerie Générale de la Nation où il monte en grade ; vers 1930, effrayé par la perspective d’une vie de fonctionnaire, il démissionne.

Voisin et ami de Rufino Tamayo, Il faisait déjà partie du milieu intellectuel de la ville de México. Il avait fait l’acquisition d’un appareil photographique à vingt ans. Lors de plusieurs expositions, ses photographies avaient été remarquées par les artistes et les critiques, certaines avaient été primées.

En fait, en février 1930, Tina Modotti est forcée de quitter le Mexique [pour l’Allemagne] et elle offre à Manuel de lui succéder auprès des peintres muralistes, Diego Rivera, David Siqueiros et Clemente Orozco, et de poursuivre ses travaux documentant les traditions populaires pour les revues d’avant-garde comme Mexican Folkways, El Maestro Rural ou Forma. C’est alors que Manuel produit des chefs-d’œuvres qui restent pour toujours emblématiques…”

28.05.2006 Alvarez Bravo

Accès au pdf : 28.05.2006 maquette Alvarez Bravo

01.05.2006 CHE GUEVARA Investigación de Franco el Gaucho

01.05.2006 couv Che Guevara

…ultimamente in una fiera ai Caraibi incontrai un malfermo signore che si vantava di aver partecipato attivamente alla rivoluzione Cubana al fianco di questo o quel personaggio. Subito titubante mi dovetti ricredere nel sentirlo parlare ancora.

Aveva partecipato al movimiento del 26 de julio aderendo fervidamente e partecipare cosi alle diaspore tra Fidel, Cenfuegos ed el Che.

Posi rapido una pregunta domandandogli foto dell`ultimo eroe dell`Era Moderna… Si mi rispose – Di getto mi precipito in su casa e da piccoli ripostigli angusti mi emoziono alla vista di fregi, foto, bandiere, benemerenze e opuscoli inediti mai passati per l`editoria – Osserva bene mi dice ; Questo materiale lo si stampavamo noi sui monti in piena clandestinità, compresi questi buoni in Pesos per racimolare pane e armi per la Rivoluzione cubana…

Suite du texte de Franco el Gaucho dans le pdf : 01.05.2006. maquette che Franco en gris

01.05.2006. collophon che Franco en gris

15.10.2005 Lee Marks & John Deprez : The Hidden Presence

28.05.2006 couv Hidden Presence

Le premier carnet en langue anglaise, conçu par Lee Marks et John Deprez :

“For young subjects, a portrait session could be quite a terrifying experience. Consider that before a toddler reached the age of understanding, they were admonished to remain still for an eternity of many seconds. They were instructed to stare at a large camera and lens operated by an unfamiliar man who was mostly hidden beneath a black cloth.

Exemple 2 hidden presence

Perhaps most frightening, all the while they were being held by either a total stranger, or worse still, their own mother who had been hidden beneath enough fabric to make her look more like an overstuffed chair than the child’s loving protectress.

America’s contribution of the tintype in the history of photography was a modest one compared to the dramatic inventions of the French daguerreotype and England’s paper negative.

Humble in appearance and price, the tintype nonetheless was extremely durable — both physically and commercially. It had a longer life span than the daguerreotype and ambrotype combined, and its popularity was more widespread than either process.

On February 19, 1856, the United States Patent Office issued a patent for the Melainotype (eventually called ferrotype, and finally, tintype) to Hamilton L. Smith, a professor at Kenyon College in Ohio.

Borrowing from the ambrotype on glass, Smith’s process involved brushing an opaque black or dark brown japan varnish on a thin iron (not tin) sheet. The sheet was then heated in a drying oven to harden and dry, producing a glossy, dark japanned surface on one or both sides. Just before inserting this sheet in the camera for exposure, it was coated with wet collodion, a highly flammable, viscous solution of nitrocellulose and alcohol to which silver salts were added.

Exemple 1 hidden presence

Immediately following exposure, the plate was removed from the camera and developed. The finished product was a unique, laterally reversed, direct-positive image that could be duplicated only by rephotographing the entire object.”

Access to the pdf :maquette LEE Hidden presence 2005_maquette geppetti