23.03.2018 PWT 12-2018 Thirteen Fragile Original Gelatin Relief Matrices from Galerie Contemporaine

“Portraits were printed in woodburytype, a fully continuous tone photomechanical process using carbon black, superbly stable from light fading. This process required negative lead matrices, filled with hot, gelatin-based, pigmented ink. A goodquality india ink was used to produce black images. Woodburytype images were also printed in dark-brown, brown, or purple-brown colors resembling gold-toned albumen photographs in which black was mixed with red pigments” (cf. Stulik& Kaplan, Woodburytype, CCI).

The lead mold, the negative matrix needed a positive matrix: a gelatin relief matrix like those. A high-power hydraulic press was used to press the gelatin matrix into some smooth, perfectly leveled plate of lead, forming then one, two, three negative lead matrices (molds). After a solution of gelatin, albumen, sugar, and ammonium dichromate was dried, it was exposed to sunlight under a glass negative of Nadar or Carjat.

Any gelatin not fully hardened by light exposure was washed away in a bath of hot water, forming a positive gelatin relief matrix that was thickest in areas exposed under the lightest areas of the negative and thinnest in areas exposed under the darkest areas of the negative.The fully dried gelatin relief matrix was fragile but very hard.It is also an authentic photographic contact print of the portrait. Of the relief matrices, very few examples survived.Principe de la PhotoglyptieIl s’agit d’un procédé d’impression inalterable qui permet de reproduire des photographies en en respectant fidèlement les demi-teintes.Après développement du négatif, on obtient une surface en relief, comparable à de la taille-douce : on commence par insoler à travers le négatif la gélatine bichromatée étalée en couche de 3 à 4 mm sur une plaque de verre.La gélatine naturellement transparente doit être légèrement teintée en sepia, vert, violet ou bleu de Prusse de façon à faire ressortir les reliefs et les creux.L’insolation permet alors à la gélatine de durcir par endroit, dégageant les parties claires des parties sombres, en gradation de tons continus.

En chambre noire, la gélatine durcie devenue empreinte est détachée de son support en verre et on la transfère sur une autre plaque recouverte d’un vernis de caoutchouc que l’on plonge dans un bain qui sert à dissoudre les zones non touchées par la lumière (developpement).

On place ensuite la pellicule dans une presse hydraulique, recouverte d’un metal mou, une feuille de plomb et d’antimoine d’une épaisseur de 10 mm. La forte pression permet à la gelatine plus dure que le metal de créer une forme, un moule.

La feuille métallique devient donc un moule dans lequel on fait couler une encre spéciale de couleur sépia, tres proche des portraits sur papiers albuminés de l’époque: il reste à déposer par-dessus le support papier, de procéder à l’impression, puis au séchage.

La finition se fait par un vernissage à la gomme laque.

On obtient à l’impression, des tons chauds et une profondeur perceptible dans la netteté des champs. Cependant, il se produit un débord d’encre : l’image doit donc être coupée à fond perdu et nécessairement recollée sur un support rigide d’un format supérieur, donnant ainsi des planches à grandes marges assimilables à des estampes.

Les formats utiles ne pouvaient pas dépasser 30 x 40 cm.Le brevet britannique fut choisi par Adolphe Goupil en 1867 à titre exclusif. Cet éditeur parisien allait faire la fortune de Woodbury en envahissant littéralement la planète avec ses milliers de reproductions diffusées à travers ses filiales à Londres, La Haye, Dresde, Berlin et New York. Il céda quelques licences du « procédé Woodbury » à Alfred Lemercier et Adolphe Braun (à Dornach), autres gros éditeurs photographiques. Un autre éditeur, Ludovic Baschet — futur patron de L’Illustration — développa avec Charles Gillot et Charles Michelez (1817-1883), un procédé assez proche à partir des années 1870.Entre 1874 et 1885, Goupil s’associe à Baschet, lesquels font paraître par souscription, une série d’albums, la Galerie contemporaine des illustrations françaises, contenant 260 portraits de personnalités réalisés pendant les 20 années précédentes, par Nadar, Carjat, etc et de reproductions d’œuvres d’art et qui connaît un certain succès.

Access to the pdf : PWT 10-2018 Nadar et la Galerie Contemporaine

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