09.12.2013 Ouverture du Procés d’un Faussaire de Grands Crus (Rudy Kurnawian)

Wine searcher
Dix-huit mois après le début de l’enquête, la radio nationale France Info vient de rendre compte d’un procès qui s’ouvre à NYC contre un faussaire astucieux qui procurait à de riches collectionneurs les grands vins de leurs rêves en les fabricant au rythme de leurs demandes pressantes avant de les proposer aux enchères :

Le procès du faussaire en grand crus s’est ouvert en début de semaine, à New York. Kurniawan risque jusqu’à 40 ans de prison et 500.000 dollars d’amende. Après avoir « visité » le laboratoire où le faussaire fabriquait des Pétrus ou des grands crus de Bourgogne, les jurés ont entendu celui qui est à l’origine du procès : Laurent Ponsot, du domaine éponyme, a expliqué comment les soupçons de faux étaient nés. A ses côtés, deux autres vignerons avaient fait le déplacement : Christophe Roumier et Aubert de Villaine, du domaine de la Romanée-Conti.

« Sa maison était une cave, une usine de vins ». C’est l’agent James Wynne, du FBI, qui raconte la perquisition effectuée, le 8 mars 2012, dans la maison de Californie de Rudy Kurniawan. La cuisine était devenue un laboratoire, débordant de bouteilles vides, de bouchons, d’étiquettes, de capsules, de cires. Il y avait aussi une demi-douzaine de gros cahiers, sur lesquels Rudy Kurniawan notait scrupuleusement ses formules pour « inventer » tel ou tel vin.

Auparavant, le procureur avait montré des courriels, envoyé par Kurniawan, demandant à ce qu’on lui renvoie les bouteilles vides de grands crus consommés dans un restaurant new-yorkais : « Ne les lavez pas, j’ai besoin qu’elle semblent d’époque ». Ou encore, cet échange avec le patron de la maison d’enchères John Kapon, qui lui écrit : « Relaxe, mec. Tout le monde salive sur cette vente. J’ai déjà des acheteurs qui mordent à l’hameçon »….

Lire la suite de l’article sur le site de France-Info :

Procès de Rudy Kurniawan

Sur la maison d’enchères mentionnée dans l’article : « Former hip-hop producer John Kapon has transformed his family business, 200-year-old Acker Merrall & Condit, into the world’s largest fine-wine auctioneer. »

Sur l’émoi dans le marché des ventes aux enchères de grands vins, un site dédié à leur défense : wine-searcher

Sur les collectionneurs dupés, un long article du NYT  : « Mr. Koch, the industrialist whose achievements include winning the America’s Cup yacht race in 1992, has undertaken a self-described crusade to “shine a bright light on this fake wine business.” He has filed lawsuits around the country against accused counterfeiters, and said he has spent $25 million investigating fraudulent wine. He has hired glass experts, label experts, glue experts and cork experts to examine the wines in his own cellar. »
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