16.08.2018 PWT 31-2018 CHILDREN IN THE TEMPLE OF PHOTOGRAPHY

“Eugène Disdéri (1819-1889) was a French photographer who gained great fame for patenting his version of the carte de visite, a small photographic image which was mounted on a card. Disdéri, a brilliant showman, made this system of mass-production portraiture world famous. Disdéri’s’s cartes de visite were 6×9 cm, about the size of conventional visiting cards of the time, and were made by a camera with four lenses and a sliding plate holder; a design inspired by the recently-invented stereoscopic cameras. The novelty quickly spread throughout the world. According to Eduard Liesegand, a German colleague, Disdéri’s studio became “really the Temple of Photography — a place unique in its luxury and elegance. Daily he sells three to four thousand francs worth of portraits”. (Wikipedia)

Eugène Disdéri ou la photographie bourgeoise – quelques idées reçues

“Avec la photographie, la bourgeoisie a trouvé sa technique et son esthétique ; avec la photo-carte de visite – dont Disdéri dépose le brevet en 1854 – elle trouve son support et son usage.” « Puis, coup décisif, l’apparition de Disdéri et de la carte de visite qui donnait pour quelque vingt francs douze portraits quand on avait payé jusque-là cinquante ou cent francs pour un seul ». (Nadar). “Tous, bourgeois, aristocrates et rastaquouères, se faisaient photographier devant les décors de son invention » (Comtesse de Pange, Comment j’ai vu 1900, Grasset, 1962, p. 82).

Les salons de pose tiennent à la fois de l’atelier de peinture dont ils tentent de conserver le prestige culturel, du salon bourgeois et du palais industriel. Mais avant d’y accéder, le client découvre un décor luxueux. Derrière la façade en verre, fonte et acier de la maison Nadar, le client est réconforté par la vue d’épais tapis, de meubles exotiques, d’une multitude de curiosités et d’une petite cascade.

“Les salons de Disdéri sont assurément l’une des plus attrayantes curiosités de Paris. Les meubles précieux, les tapisseries les plus chères, les peintures les plus achevées, les sculptures les mieux fouillées y abondent au milieu d’un ruissellement d’or. C’est riche, mais c’est artistique». (L’Illustration, 2 juin 1860. — Avant recapitalisation avec l’apport de Désiré Lebel, Disdéri fait une faillite en 1856. Les inventaires réalisés à cette occasion montrent des salons déjà remplis de curiosités et d’objets d’art. Cf. Archives de Paris, Inventaires après faillite, dossier n° 12920.)

Les objets, de préférence anciens, dans les ateliers de pose comme dans les salons d’attente, font oublier les ateliers de chimie, les ouvriers et le caractère industriel du lieu.

Les réussites sont tapageuses et paraissent irrésistibles. Dollfus devient actionnaire de la société des frères Bisson, les Pereire de celle d’Adam Salomon. Ernest Lacan écrit avec admiration que « M. Disdéri, atteint, dit-on, le chiffre énorme d’un million ». Aux yeux de la clientèle des boulevards, ce luxe témoigne de la réussite entre les arts et l’industrie, entre la bohème et le monde des affaires…”(Extraits et citations tirés d’un article en ligne : Manuel Charpy, La bourgeoisie en portrait 1. Albums familiaux de photographies des années 1860-1914. Portraying the middle class. Family photograph albums, 1860-1914).

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