15.04.2018 Il y a 75 ans, quelques images prises dans le camp de Bergen-Belsen en avril 1943

Ces photographies datent d’avril 1943, un officier sovietique croise des prisonniers juifs et réalise ces clichés. Leur nature est singulière et on ne connait toujours presque aucune photographie de l’époque de l’Aktion Reinhard.

Une légende au crayon en russe au verso précise sobrement : “on vient d’enlever ses enfants à une mère”.

 

Bergen-Belsen, parfois appelé Belsen, était un camp de concentration nazi situé au sud-ouest de la ville de Bergen, près de la localité de Belsen, à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de la ville de Celle, en Basse-Saxe (Allemagne), dans la lande de Lunebourg.

D’abord camp de travailleurs, camp d’entraînement de la Wehrmacht, puis dépôt de matériel et d’armes, il est transformé en camp d’internement de prisonniers de guerre à partir de 1940, d’abord des prisonniers de guerre français et belges puis est agrandi en vue de la guerre contre l’URSS et accueille à partir de l’été 1941 plus de 20 000 prisonniers soviétiques.

À partir de mai 1941, il abrite le stalag 311 (XI C). En juillet 1941, il y a déjà 20 000 prisonniers de guerre soviétiques qui ne sont pas internés dans des baraquements, mais internés en plein air. Les cinq baraques en pierre ne sont pas encore construites. Jusqu’au début de l’année 1942, sur les 18 000 prisonniers de guerre soviétiques encore présents, 14 000 moururent de froid, de faim et de maladie. Les prisonniers soviétiques restants sont éliminés ou déportés ailleurs en avril 1943, tandis que les Français sont transférés à Fallingbostel.

Le camp est alors transformé en camp d’échange (1943-1944), où sont regroupés notamment des Juifs possédant une nationalité de pays neutre comme des Turcs ou des Espagnols de Salonique, des Juifs avec des papiers sud-américains, des Polonais à double nationalité, des Juifs « palestiniens », des femmes françaises de prisonniers de guerre et leurs enfants, venus de Drancy en mai et juillet 1944, qui sont au camp de l’étoile.

Peu de Juifs seront libérés : 222 peuvent émigrer en Palestine, 1 683 juifs hongrois peuvent gagner la Suisse.

Les conditions s’aggravent avec l’arrivée de nombreux prisonniers transférés des camps d’Auschwitz, Buchenwald, Ravensbrück, Flossenburg, Mauthausen… devant l’avance des armées alliées. Le camp compte 15 000 détenus en novembre 1944 et 60 000 en avril 1945.

Avec le surpeuplement, la désorganisation, les épidémies, la mortalité y est très forte. Les Juifs d’échange du camp de l’étoile, du camp des Hongrois, du camp des neutres et du camp spécial, sont évacués par 3 trains pour Theresienstadt. Le troisième train, « le transport perdu », arrive près de Tröbitz en Saxe le 23 avril. Il est libéré par l’Armée rouge.Le camp est libéré par les troupes britanniques le 15 avril 1945. La mortalité reste toutefois élevée en raison d’une épidémie de typhus que les Britanniques ne peuvent circonscrire rapidement faute de moyens et faute d’avoir perçu immédiatement l’ampleur du problème. Le camp est finalement mis en quarantaine et les baraques brûlées. Les cadavres sont ensevelis dans des fosses communes.

Environ 70 000 personnes y ont trouvé la mort, dont 20 000 prisonniers soviétiques. Parmi les victimes, Anne Frank et sa grande sœur Margot Frank, toutes les deux atteintes du typhus, ainsi que deux anciens députés français : Claude Jordery, mort le 9 février, et Augustin Malroux, le 10 avril. (d’après wikipedia)

 

 

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