15.12.2016 PWT 50-2016 Mario Giacomelli, The Man Who Would Go to the Moon with His Photographs

PWT 50-2016 Colors of Giacomelli

“Photography… can be a witness of our passage on earth”, and even of our passage on the Moon.

Mario Giacomelli’s works in photography are a nightmare for accountants and speculators. Or, it is more correct to say they are an obstacle to the precise and narrow definitions of copyright and editions, as our European bureaucraties try to impose.

Mario signed photos of Africa, he never went to Africa. he signed photos os Tibet. He never went to Tibet.

He is famous for Aerial views of the fields around Senigallia, he never went on a plane.

His galerist from Milan send him perfect silver prints from the best photographic laboratory, hoping Mario will sign and number them. Mario publicly destroy them. And follow on printing his own prints in his bathroom with his friend the postman from Senigallia.

How can this be tolarated any more in a World of strict regulations on pianoforte ivories, dinosaurs eggs, Arabian antiquities and authorized posthumous numbered and even signed photographs ?

Maybe just to consider Mario Giacomelli as an artist and not any more as a photographer, a dangerous regulated profession. And maybe not to consider his pictures as photographs, but rather as drawings, or just pages from a notebook.

14.10.2014 Mario Giacomelli, prophète en son pays

03.8 MGiacomelli - 08

« È stato il fotografo dei “pretini” e dei gabbiani, ma non solo Lo interessava la perdita, la vita dal basso: la campagna invasa dai trattori, le case crollate dei contadini, i vecchi negli ospizi senza più denti in bocca. Dieci anni fa se ne andava, e ora la sua Senigallia lo ricorda con una mostra, “Piccoli inediti”. Sono alcuni versi e i primi clic trovati dal figlio Simone nella soffitta di casa. Non scarti: “Papà non pubblicava quello che amava”

On connaît de Mario Giacomelli les images des séminaristes ou encore celles des mouettes. Mais bien plus il s’intéressait à ce que l’on était en train de perdre ; la campagne envahie de machines, les maisons en ruines des paysans pauvres, les vieux dans les maisons de retraites, les sans-dents.

Pour les dix ans de sa disparition la ville de Senigallia avait organisé une exposition d’essais photographiques inédits avec dix poèmes et dix des premiers travaux retrouvés par son fils Simone: « Ce ne sont pas des épreuves refusées, la vérité est que mon père ne montrait pas et ne publiait pas ce qui lui tenait le plus à cœur ». Aujourd’hui la galerie Rhincéros va en exposer une trentaine.

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14.10.2014 L’infinito de Leopardi, un poème en prélude à l’exposition : Mario Giacomelli prophète en son pays.

En cliquant sur l’image ou le poème vous entendrez la voix de Vittorio Gassmann le réciter :

Mario Giacomelli couv

« Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
e questa siepe, che da tanta parte
dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
Ma sedendo e mirando, interminati
spazi di là da quella, e sovrumani
silenzi, e profondissima quiete

io nel pensier mi fingo, ove per poco
il cor non si spaura. E come il vento
odo stormir tra queste piante, io quello
infinito silenzio a questa voce
vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
e le morte stagioni, e la presente
e viva, e il suon di lei. Così tra questa
immensità s’annega il pensier mio:
e il naufragar m’è dolce in questo mare. »

[Toujours elle me fut chère cette colline solitaire
et cette haie qui dérobe au regard
tant de pans de l’extrême horizon.
Mais demeurant assis et contemplant,
au-delà d’elle, dans ma pensée j’invente
des espaces illimités, des silences surhumains
et une quiétude profonde ; où peu s’en faut
que le cœur ne s’épouvante.
Et comme j’entends le vent
bruire dans ces feuillages, je vais comparant
ce silence infini à cette voix :
en moi reviennent l’éternel,
et les saisons mortes et la présente
qui vit, et sa sonorité. Ainsi,
dans cette immensité, se noie ma pensée :
et le naufrage m’est doux dans cette mer.]

Giacomo Leopardi, l’infinito, 1819

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Paris.Photo.2008 (douzième salon) Grand Inventaire, Huit : Where ?

huit Where 1108 couv

« De Karnak à la planète Mars, les photographies nous invitent à nous déplacer dans le temps et dans l’espace, dans l’histoire et dans les modes de vie, dans les styles et les idéologies. Des temples de l’ancienne Égypte à la Magna Grecia de l’Italie méridionale (Paestum), de la Rome classique (Colisée et temple de Vesta) jusqu’au Nouveau Monde (représenté par les antiques murs de Cuzco et la flèche déjà classique du Chrysler Building), bientôt nous nous engageons dans le chemin de l’espace, promesse de nouvelles frontières. Au cours d’un voyage vers la Lune a été prise la célèbre photographie du globe terrestre qui ne cesse depuis de nous fasciner, en montrant les rapports de proportions de notre planète à ce qui l’entoure.

Nous nous déplaçons dans l’histoire, empruntant les sentiers de la gloire et surtout de la folie militaire, comme la plaine de Balaklava, où a été consommé l’un des actes les plus insensés de la stupidité humaine, une charge infinie de cavalerie à terrain découvert contre des batteries d’artillerie, et contre les ordres des supérieurs. Le visage absorbé d’un enfant, perdu dans l’examen d’un soldat de plomb représentant Frédéric de Prusse, nous aide à nous rappeler combien l’homme conserve dans l’âge adulte ses faiblesses par rapport à la fascination irrationnelle du jeu destructeur de la guerre. Tranchées, bombardements et camps de détention nous ramènent par contre à la réalité des conséquences concrètes de la guerre. Car la guerre ne limite pas son oeuvre de destruction aux seules périodes pendant lesquelles elle est livrée ouvertement. Le bureau de Mussolini rédacteur en chef de journal pendant les années qui précèdent la prise du pouvoir en 1922, est une minutieuse mise en scène, qui illustre l’idée d’une lutte politique continuation de la guerre et utilisant les mêmes moyens. Sur la table se trouvent plus de revolvers et de grenades que de livres et de stylos, tandis que la simplicité de l’aménagement voudrait suggérer au spectateur l’austérité et le sens de sacrifice du soldat prêt à partir à tout moment… » (préface de Luca Enaudi)

Le texte est disponible en pdf, mais en plusieurs parties :

huit final
huit final 2
huit final 3
Huit final 4

21.10.2007 Mario Giacomelli rue de la Jussienne

21.10.2007 couv Mario Giacomellii

Travaux dirigés des élèves de la classe d’italien de Madame Arcofora, collège César Franck, Paris, avec l’accord de la famille du photographe, représentée par Simone Giacomelli. Les travaux sont présentés par Anne Biroleau, conservatrice de la BNF :

« Jouer avec le photographe La richesse des formes créées par l’ombre et la lumière était au commencement. Le poète et le photographe ont choisi le concentré dans cette abondance, pour, quand on n’y reconnaît plus rien, y reconnaître tout. Mario Giacomelli voulait non pas créer une relation entre poésie et photographie, mais ouvrir le passage secret qui, il en était certain, mène de l’un à l’autre.

Il découpa dans les paysages vus depuis son enfance une fenêtre sur cet au-delà mystérieux qui se cache derrière le corps opaque des choses. Les mots sont propices à cet exercice tant chacun d’entre eux peut contenir de sens et de mystère. Mais ce n’est pas dans leur sens que réside la poésie, sinon dans leur arbitraire, leur musique et leur forme… »

Ouvrage en pdf : 21.10.2007 Mario Giacomellii

Dans la même collection :

Rodin rue de la Jussienne
Cartier-Bresson rue de la Jussienne
Les Jocondes