IN FEBRUARY 2018 GALERIE DU PALACE GOES TO MEXICO

ZONAMACO MÉXICO ARTE CONTEMPORÁNE O7-11 FEBRUARY 2018 Fifteenth edition with the presence of Galerie du Palace

« Frontiera hipnótica de la conciencia » (English presentation)

Serge Plantureux presents three young French artists under the age of thirty, who articulate their reflection around hypnosis guiding to the border of consciousness, aiming to modify time and space perception. This is a resolutely contemporary notion. Our post-truth era reveals a multitude of fields in which, trough creation, imaginary and reality are mixed-up. To such a point further than what is « possible » or « improbable », opening perspectives on bottomless chasms.

Lyes Hammadouche questions the limits and boundaries of time contemplation trough moving mirrors filled with universes, guiding the gaze to an altered state of consciousness.

Théophile Bouchet draws bodies flirting with waves, floating on the surface of awareness. The eyes are invited towards optical boundaries.

Colin Lusinchi realizes Martian surface samples from possible coring for mining and colonization without limits. These Martian cores testify to the impacts of meteorites and invite the passerby to the cosmic journey,

A seismograph records the vibrations of the space trough the living presence of visitors.


Lyes Hammadouche, Narcisse-Narcos, 2016 (Aluminium, send, mecanism, 42×42 cm)

« Frontiera hipnótica de la conciencia »

Serge Plantureux presenta a tres jóvenes artistas franceses menores de treinta años:

Colin, Lyes y Théophile articulan su reflexión alrededor de la noción de la frontiera hipnótica de la conciencia, una noción resueltamente contemporánea. La creación en el momento de la verdad post-verdad y la realidad aumentada explora una multitud de campos en los que imaginario y real se confunden, incluso más que lo posible e improbable, abriendo perspectivas sobre abismos sin fondo.

Lyes Hammadouche cuestiona los límites y límites de la contemplación consciente, sus espejos en movimiento — llenos de universos — guian la mirada a un estado alterado de conciencia.

Théophile Bouchet propone dibujos donde los cuerpos flotan en la superficie de la conciencia. La mirada esta invitada hacia los bordes ópticos.

Colin Lusinchi hace que las muestras de la superficie marciana provengan de un posible núcleo para extracción y colonización sin límites. Estos núcleos marcianos dan testimonio de los impactos de los meteoritos e invitan al transeúnte al viaje cósmico,

Un sismógrafo registra las vibraciones de las obras y del público en vivo.


Théophile Bouchet, Vénus Noire, 2017 (Pencil on paper, 115×70 cm)

« Frontière hypnotique de la conscience »

Serge Plantureux présente trois jeunes artistes français âgés de moins de trente ans :

Colin, Lyes et Théophile articulent leur réflexion autour de la notion de frontière hypnotique de la conscience, notion résolument contemporaine. La création à l’époque de la post-vérité et de la réalité augmentée explore une multitude de champs dans lesquels imaginaire et réel se confondent, plus encore que possibles et improbables, ouvrant des perspectives sur des gouffres sans fond.

Lyes interroge les limites et les frontières de la contemplation consciente, avec des miroirs mouvants remplis d’univers, guidant le regard vers un état altéré de conscience.

Théophile propose des dessins où les corps flottent à la surface de la conscience. Le regard est invité vers des frontières optiques.

Colin réalise des échantillons de surface martienne nés du possible carottage en vue d’une exploitation minière et d’une colonisation sans limites. Ces carottes martiennes témoignent des impacts des météorites et invite le passant au voyage cosmique,

Un sismographe enregistre en direct les vibrations des œuvres et du public.


Colin Lusinchi, Carotte martienne, 2017

« Гипнотическая граница сознания »

Серж Плантюро представляет трех молодых французских художников моложе тридцати лет:

Колен, Лиес и Теофил представят свои идеи касательно гипнотической границы сознания, концепции, присущей современности. В эпоху пост-правды и дополненной реальности творчество исследует множество областей, в которых смешивается воображаемое и реальное, вероятное и невероятное, открывая перспективу на бездонные пропасти.

Лиес исследует границы осознанного наблюдения с движущимися зеркалами, заполненными целыми мирами и уводящими взгляд в направлении измененного состояния сознания.

Теофил предлагает рисунки, где тела плавают на поверхности сознания. Приглашается посмотреть на оптические границы.

Колен показывает образцы марсианских поверхностей, получившихся в результате неограниченной добычи полезных ископаемых и колонизации. Эти марсианские образцы свидетельствует об ущербе, наносимом метеоритами, и приглашают зрителя отправиться в космическое путешествие;

сейсмограф регистрирует в прямом эфире вибрации произведений и зрителей.

ZONAMACO CONTEMPORANEO

27.10.2016 A Quick Review of the Daguerreian Week New York City

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The Annual Daguerreian Society Conference itself begun with tours on Wednesday, Oct. 19th and a Grand Reception on Thursday night, Oct. 20th.There was a separate pre-conference symposium on « How the 19th-century Is the Basis for All Subsequent Photographic Art » on Thursday.The full-day conference speakers’ program on 19th-century photography itself took place on Friday, Oct. 21st, and kicked off with a keynote speech by Jeffrey Rosenheim of the Metropolitan Museum of Art, New York.The Society’s Annual Business Meeting was scheduled for immediately after the sessions.There were also several gallery receptions on Friday evening at both Hans Kraus, Jr. Gallery and Howard Greenberg Gallery.Following The 19th-Century Photography Show and on the evening of Saturday, Oct. 22nd, the Society had its annual cocktail party and banquet, followed by the Society’s live charity auction.

Video Lyes Hammadouche, October 2016 : https://youtu.be/YEXK7xntQNg

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05.09.2016 Stalin and Kirov. September 1934: First Assassination Attempt During Kirov’s Trip to Kazakhstan in The Summer of 1934. First December Last Successful Attempt

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ligovsky

La photo est le support d’un rêve, elle incarne l’idéal d’un avenir meilleur…

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29.08.2016 Colombia 1948-2016 : Three Generations Later Came a Definitive Ceasefire, and the Bus Came to the Forest (Serrania de la Macarena)

expeditionrobespierre

« The main leftist rebel group in Colombia, the Farc, has ordered all its fighters to observe a ceasefire from midnight local time (05:00 GMT Monday).
The ceasefire brings to an end the group’s 52-year-old war, one of the world’s longest insurgencies, after four years of peace talks in Cuba.
The final peace agreement will be signed in the next few weeks. »
(BBC News)

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09.09.0002 Expédition à Mexico pour la livraison de la collection François Aubert, mise en ligne de la video :

Lyes Hammadouche a réalisé une courte vidéo sur ce convoiement d’un album exceptionnel de photographies anciennes, le reportage complet de François Aubert sur le procés et l’exécution de Maximilien à Queretaro en 1867.

Capture d’écran 2014-09-09 à 12.01.51

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21.06.2013 Gustave Le Gray rue Vivienne, Le Salon libre de 1848

Le Gray détail

Depuis la publication du premier numéro de Nicéphore, cahier de photographies, un élément nouveau s’est proposé à notre réflexion, l’analyse du salon de 1848.

« Le jury a enfin disparu; il a été emporté par ce vent acerbe et purificateur qui a soufflé quinze jours avec tant de violence, et qui venait d’Amérique. Voilà dix ans que, chaque année nous demandions la suppression de ce tribunal inique. Il n’a pas fallu moins qu’un tremblement de terre pour faire tomber de leurs siéges ces juges prévaricateurs.
Et cependant, que d’exclamations, que d’invectives, que d’injures même n’a-­‐t-­‐on pas prodiguées à ce mystérieux conseil des Dix qui exerçait sur les peintres le droit de vie et de mort, le droit d’ombre et de lumière ! Les critiques les plus doux devenaient féroces lorsqu’il s’agissait du jury: en effet, n’était-­‐ce pas une chose affreuse de refuser à un pauvre artiste, altéré de jour et de publicité, un petit coin de cette longue muraille, la seule où la France puisse venir voir à quel point en est l’art chez elle ? Le génie de l’homme est quelque chose de si sacré, que l’indignation est sans mesure lorsque des profanes y touchent. Nous avons écrit, contre les membres du jury, des imprécations, qui sembleraient exagérées, adressées à des Néron et à des Phalaris; mais les bourreaux de l’esprit ne sont-­‐ils pas aussi coupable que les bourreaux du corps, et le meurtre d’une idée n’est-­‐il pas le plus grand des crimes ? Censeurs, membres du jury, tous ceux qui mutilent la pensée doivent être mis au rang des inquisiteurs et des tortionnaires. »

On trouvera en ligne le texte complet de la célébre critique de Théophile Gautier.

En dépouillant les notices du catalogue du Salon de 1848, on constate la présence simultanée de tous les modèles des portraits au daguerréotype autour de Gistave Le Gray, durant les journées du 31 mai 1848 ou le 1er juin 1848 pour reprendre leurs œuvres au Salon Libre de 1848 où ils ont tous exposé. Tous sauf l’ami Mestral et le musicien Brisson.

Philippe-Auguste Jeanron a prolongé le Salon libre de 1848 jusqu’au 31 mai. Les artistes viennent alors reprendre leurs œuvres, les restitutions sont gérées par un bureau dirigé par Isabey et Delaroche au Louvre.

Parmi eux, on relève les noms (avec leurs adresses et le titre des œuvres exposées) par ordre d’apparition :

Alexandre Desgoffes
domicilié à l’Institut, pavillon de l’Ouest
1237 Oreste tourmenté par les Euménides
1238 Deux paysages sous le meme numero

Hippolyte Flandrin
14 rue de l’Abbaye
1685 Portrait de Mlle. 1686 idem de M;
1687 Idem de Mme. 1688 Etude de femme

Jean-léon Gérome,
Atelier, 9 rue de Fleurus
1932 Anacréon, Bacchus et l’Amour (tableau qui obtient le Premier Prix)
1933 La Vierge, l’Enfant jésus et saint Jean. 1934 Portrait de M. A. G.

Auguste-Barthélemy Glaize
87ter rue de Vaugirard
2002 Mort du Précurseur

Gustave Le Gray
27 quai des Augustins
2828 Massari de la campagne de Rome (villa du Pape Jules III, hors la Porte du Peuple)
2829 Portrait de Mme H. de V.

Henri Le Secq
16 rue des Juifs
2960 Un morceau d’ensemble
2961 L’éther. 2962 Un sujet lucide (magnétisme)

A-J Clésinger
1 rue Victor-Lemaire
4667 Bacchante en marbre
4668 Buste de Mme S.C. 4669 idem de Mme de L. 4670 idem de Mme D.

(Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artictes vivants, publié par Vinchon imprimeur du Musée national du Louvre au printemps 1848 et vendu au prix de 1 fr)

Bacchus

Jean-léon GéromeAnacréon, Bacchus et l’Amour (tableau qui obtient le Premier Prix, et est alors daguerréotypé par Gustave Le Gray).

Remarque, en cliquant sur l’image ou sur ce lien : on accède à une video conçue par Lyse Hammadouche et Romain Renaud pour animo le document 3wdoc.

30.05.0001 Vente Cinéma ! du jeudi 30 mai 2013 Accès au catalogue

 

Après la vente Alexander Trauner en octobre 2012, plantureux a été chargé de concevoir le catalogue de la vente Cinéma du jeudi 30 mai 2013, Isabelle Champion analysant et présentant les lots.

Des photographies de repérage et de plateau, quelques photographies d’exploitation de films bien rares du cinéma expressionniste allemand, quelques bobines exceptionnelles. Il reste encore quelques mystères que l’érudition et la sagacité d’Isabelle Champion et de ses amis cinéphiles passionnés n’ont pu percer. Spécialement conçu pour les tablettes, le catalogue prévu comme une cascade serpentine anopistographique n’existe qu’en version numérique.

Catalogue Cinéma 30 mai 2013

Un grand nombre de tirages d’époque rares, collectionnés par deux professionnels parisiens depuis les années 30, sont reproduits et décrits. La partie consacrée à l’Expressionnisme allemand est remarquable grâce notamment à des photographies du Cabinet du Dr. Caligari (lot 56), du Golem (lots 60 et 61), du Cabinet des Figures de Cire (lots 62 à 71) du Dernier des hommes (lots n° 96 à 98) ou d’Asphalt (lots 94 et 95).

On y trouve ainsi les débuts de la firme Pathé (lots 1 à 13), le J’accuse et le Napoléon d’Abel Gance (lot 17 à 20) mais aussi Jacques Tati (lot 181 à 184) et la Nouvelle Vague (lot 185 à 198), nn étonnant ensemble de collages et de scrapbooks du club cinéphilique russe de Leningrad Sysiphe, datant de 1925.

L’âge d’or d’Hollywood est représenté avec une photographie dédicacée par le couple mythique d’Autant en emporte le vent (lot 145) et des portraits de stars américaines et européennes comme Greta Garbo, Louise Brooks, Anna May Wong ou Katharine Hepburn. L’Italie n’est pas oubliée avec Federico Fellini, Anita et Marcello dans La Dolce Vita (lots 213 à 216), ou encore De Sica, Antonioni, Monica Vitti, Sophia Loren et Anna Magnani.

Film de Brian Moser

Et une bobine très étonnante du reportage peu connu de Brian Moser sur la mort du Che Guevara et de longues séquences sur le procès de Régis Debray (emprisonné à Camiri, Bolivie de 1967 à 1971). Nous avons eu l’honneur de projeter le film le 17 mai 2013 en présence de Monsieur Debray qui n’avait jamais eu l’occasion de voir ces images.

 

Un extrait numérisé du film de Brian Moser est disponible sur http://www.youtube.com/watch?v=Tn9XRQwnHsM

Commissaire-priseur Me Alexandre Giquello. Binoche et Giquello, 5 rue La Boétie.

Lyes Hammadouche et Romain Renault ont conçu un petit teaser de l’évènement : http://www.plantureux.fr/2013/05/19/19-05-0001-le-teaser-de-la-vente-cinema/

Par Lyes Hammadouche et Romain Renault. Musique : Hicham Chahidi. Source : http://www.musicscreen.be/

02.02.2013 L’Enfant et Les Photographes (Exposition conçue par Françoise Lévêque, Galerie des Bibliothèques, Ville de Paris)

Video Lyes Hammadouche et Romain Renault

Longtemps, les éditeurs ont hésité, voire refusé à illustrer les livres d’enfants avec des photographies. La photographie était chose sérieuse, réservée aux grandes personnes.

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Paris.Photo.2012 (seizième édition) Gustave Le Gray : « La photographie repousse les limites des beaux-arts »

Le Gray discussion du visage

L’enquête a fait l’objet d’une publication. Le stand proposait une contextualisation et une installation de l’enquête elle même. Des œuvres anciennes étaient exposées, daguerréotypes de Girault de Prangey, une plaque d’or ciselée de Daguerre et bien sur le groupe de portraits retrouvés de Gustave Le Gray et son cercle.

Des artistes contemporains avaient interprété les œuvres anciennes, comme Didier Naert :

Naert hommage a Le Gray

Lyes hammadouche a réalisé une patiente reconstruction d’un buste en 3D du photographe :

Hammadouche hommage 3D

Romain Renault une vidéo où l’autoportrait de désintègre et se recompose :

15.11.2012 PARIS PHOTO ROMAIN RENAULT 1

 

Les visiteurs ont pris eux-mêmes beaucoup de photos.

Stand Paris Photo 2012

Plusieurs articles ont relévé l’effort :

Article Natacha Wolinski

 

« Assiste-t-on alors à la décomposition de la photographie ? La photographie n’existe-t-elle plus par elle-même, parce qu’elle est devenue de l’art contemporain tout court ? Serge Plantureux a sa petite idée sur la question. « La photographie s’est atomisée, s’est décomposée, mais elle est l’unique et principale source de jeunesse de la nouvelle époque dans laquelle on arrive. Donc elle meurt tout en provoquant la mort définitive et radicale de toutes les vieilles techniques et proposant les nouvelles, sans qu’on ne sait exactement comment elles vont se recomposer ». Plantureux expose différentes interprétations d’un portrait de Gustave Le Gray (« La photographie repousse les limites des beaux-arts ») par des jeunes artistes. Le Totem vidéo de Romain Renault part d’un portrait peint à un portrait daguerréotypé de Le Gray pour arriver à son portrait idéal. »

Extrait d’un long article de Siegfried Forster pour RFI : «Paris Photo» repousse les frontières de la photographie

« Ce n’est peut-être pas l’impression de tout un chacun, mais, arpentant deux jours durant les allées de Paris Photo (jusqu’au 18 novembre), ce sont surtout les photographies anciennes qui m’ont séduit. Plusieurs galeries exposent des trésors du XIXème et c’est toujours aussi fascinant de revenir aux origines. La palme revient sans doute à Serge Plantureux (A13), qui a fait un important travail de présentation et de contextualisation, mais bien d’autres stands historiques sont ici absolument passionnants… »

Extrait de l’article du blogueur Lunettes Rouges

15.11.2012 PARIS PHOTO LUNETTES ROUGES

Ce n’était pas l’impression du comité de sélection de Paris-Photo 2013

21.09.2012 Histoire de daguerréotype, l’identification de Gustave Le Gray

Autoportrait Le Gray pour site

Son identité résista aux premiers regards.

Mais d’emblée, cette attitude de défi délibéré provoqua débat. Dans les échanges qui suivirent entre les historiens, les conservateurs et les collectionneurs, trois noms ont été tout naturellement évoqués pour la ressemblance des reproductions numérisées de leurs portraits avec l’aspect général et l’attitude du jeune homme accoudé sur la chambre daguerrienne (Ambroise Thomas, Gustave Le Gray, Henri Le Secq).

On remarque le stratagème de l’artiste déterminé qui, pour rester immobile suffisamment longtemps, cale sa tête sur sa main, le coude étant bien solidement posé sur la chambre daguerrienne.

Le lieu de cet atelier a été établi : le balcon d’Auguste Mestral au cinquième étage du 48 de la rue Vivienne.

La date, d’abord estimée vers 1848 à une année près, a pu être précisée par plusieurs faits établis : Auguste Mestral ne peut déménager rue Vivienne que quelques jours ou semaines après son héritage du 15 mars 1848. en tant qu’ancien greffier, on peut supposer que l’adresse de résidence qu’il a fourni à son confrère notaire ce jour-là est valide.

Mlle Marguerite Palais apparaît en grand deuil lors de la réalisation de la plaque n° 5, condition qu’elle aura nécessairement abandonnée avant les préparatifs de son mariage, le 11 juillet 1848 à Montmirail avec Henri Le Secq. Les portraits peuvent être datés vers avril, mai ou juin 1848.

Parmi les trois noms, deux ne résistèrent pas longtemps à l’analyse et à la confrontation des originaux, Ambroise Thomas était bien trop âgé et fort peu photographe, quant à l’ami Le Secq, on connaît son apparence photographique de cette année-là, en particulier grâce à un daguerréotype réalisé par Le Gray pour son mariage en juillet 1848.

Comparaison Le Gray

Comparaison Le Gray 2

Comparaison Le Gray 3

Comparaison Le Gray 4

Comparaison de la plaque avec le portrait de Gustave Le Gray peint sur bois par son ami Henri Le Secq à Rome en 1844. On remarque que le peintre complice ne cherche pas à atténuer le prognatisme de son modèle grignard.

Quant aux deux sourcils : du gauche nous ne voyons que la moitié, et du droit qu’une ligne étirée par la main de l’artiste qui, souhaitant rester bien immobile sans en avoir l’air, tire sur sa pommette et sa tempe droite.

Comparaison avec le portrait de Gustave Le Gray réalisé avec l’aide de son ami Le Secq lors de l’une des premières séances du procédé au négatif papier ciré, vers le samedi 10 juin 1848. Une épreuve figurant dans l’album Le Secq a été reproduite par Eugenia Parry Janis. Moutrille a raconté comment l’invention du procédé à la cire fut rencontré pendant une séance de daguerréotype. Les dates correspondent : mai-juin 1848.

La forme générale du visage est la même mais le nez semble plus long, à cause de la tête inclinée dans une attitude vers le bas. Quand quelqu’un baisse la tête, son nez s’allonge.
Comparaison Le Gray 5

Il existe au moins dix portraits et autoportraits de Gustave Le Gray, reproduits dans l’ouvrage d’Eugenia Parry Janis, dans le catalogue de la BnF publié sous la direction de Sylvie Aubenas, ou accessible sur le site internet du Metropolitan Museum of Art, New York.

Comparaison Le Gray 8 Comparaison Le Gray 7 Comparaison Le Gray 6

 
Comparaison Le Gray 9 Comparaison Le Gray 10

Le Gray volant

En cliquant sur l’image ou sur ce lien, on accède à une animation créée pour le site www.nicephore.com

Lyes Hammadouche a également entrepris une patiente reconstruction d’un buste du photographe, d’abord sous forme numérique, destinée à être imprimé en 3D

Hammadouche hommage 3D

21.09.2012 Histoire de daguerréotype, l’identification de Frédéric Brisson (Gustave Le Gray rue Vivienne, détail de l’article)

Identification du portrait deBrisson

 

plaque n°3. Jeune dandy coiffé d’un haut-de-forme. comparaison avec un portrait plus âgé du jeune pianiste compositeur Frédéric brisson (1821-1900).

Favoris, sourcils, menton, nez, bouche, allure générale.

Frédéric Brisson n’appartient pas au monde de la photographie, il semble même difficile d’en trouver un seul autre portrait. mais c’est un ami proche de le gray à en croire Maufras :

«Le Gray vint à Paris et entra dans les ateliers de Paul Delaroche (…) il eut bientot pour amis (…) Alexandre Dumas fils, Millet, Henri Murger, Frédéric Brisson, Victor Séjour, etc. , toute cette grande famille enfin de jeunes et vigoureux talents, race forte et puissante, qui fit de cette époque un pendant presque digne d’un autre temps, également fertile en beaux et magnifiques chefs-d’oeuvre, qui restent encore comme les modèles du genre, et qui malgré tout renversèrent ou plutôt firent disparaître les ornières classiques dans lesquelles la littérature et l’art se battaient vainement les flancs depuis plus de deux siècles»

L’idée de rechercher son portrait revint insistante en lisant le passage où maufras imagine la mort de Le Gray en 1880 : « Son intimité le pleura plus que tous, parce qu’elle connaissait seule l’étendue de ce qu’elle perdait ; ce jour néfaste marqua néanmoins avec éclat dans l’harmonie sacrée, car chacun sait que Frédéric Brisson, sous l’impression de cette mort, composa, dans la nuit qui suivit, une messe en musique, tout un poème de larmes et de douleur, qui restera comme une de ses plus belles pages».

Pavane favorite

Nous recommandons pendant la lecture de cet article de mettre en fond sonore la Pavane favorite de louis XIV, composée par Brisson en cette même année 1848, dans une interprétation disponible en ligne par Phillip Sear.

21.09.2012 Histoire de daguerréotype, l’identification d’Alexandre Clésinger (Gustave Le Gray rue Vivienne, détail de l’article)


Clesinger plaque

Comparaison du portrait du  jeune artiste en habit sombre et parfaitement immobile avec le portrait d’Alexandre-Auguste Clésinger (1814-1883) réalisé par Gustave Le Gray en 1855. En particulier, rides, cernes, arcades sourcilières, paupières.

Clesinger plus tard

 

Clesinger comparé

Le modèle resta si imperturbable que l’on peut agrandir son visage et observer les pores de sa peau.

 

Clesinger comparé plus tard

Comparaison des plaques daguerriennes avec un portrait par Pierre Petit, vers 1861, un autre réalisé par Nadar vers 1865 et un troisième datant de 1878. On remarque les mèches claires et les défauts de la peau du visage. on retrouve le sculpteur dans la même attitude, les bras croisés.
Clesinger détail

 
 

21.09.2012 Histoire de daguerréotype, l’identification de Marguerite Palais, future Mme Le Secq

Marguerite Palais

Comparaison du portrait d’une jeune femme en grand deuil avec le portrait daté de 1848 de Marguerite Fanély Palais (1830-1862), devenue madame le secq le 11 juillet 1848, et photographiée par son mari, dont l’unique épreuve connue est conservée dans les collections du Musée des Arts Décoratifs.

Identification Marguerite e

 

Identification Marguerite s

En cliquant sur les images, on accède à trois animations créées pour la versions 3wdoc

Identification Marguerite

On remarque un défaut du sourcil gauche, plus court que le droit, les mains aux ongles impeccables, dernière coquetterie autorisée en période de grand deuil.

Dans les années 1840, une jeune femme ou un jeune homme devait attendre la fin de sa période de deuil de six mois avant de se marier : «Règlement des deuils. Les grands deuils sont ceux qui se partagent en trois temps: la laine, la soie noire, et le petit deuil. On ne porte le grand deuil que pour père, mère, grand-père, grand’-mère, mari, femme, frère et soeur (…) Pour père et mère, six mois» (Almanach National. Annuaire de la République Française pour 1848/1850, p. 987).

Marguerite Palais est alors en grand deuil, et sa mère est indiquée comme décédée dans l’acte officiel de son mariage avec Henri Le Secq le 11 juillet 1848.

En cliquant sur les images ou sur ce lien, on accède à diverses animations créées pour la versions 3wdoc

21.07.2012 Gustave Le Gray rue Vivienne. Parution du premier cahier de photographies

Vendredi 27 juillet avait lieu le vernissage de l’exposition de daguerréotypes et la sortie du premier cahier de photographies.

Video vernissage Le Gray

Une video réalisée par Lyes Hammadouche ce soir-là est en ligne sur Vimeo

Nicephore premier cahier couverture

Été 1827, Nicéphore Niépce obtient les premières héliographies d’après nature. Conscient de la difficulté à rencontrer un soutien dans son propre pays, alors gouverné par un ministère Ultra, Niépce se rend avec son invention à londres où il est « persuadé de trouver des amateurs décidés des beaux-arts, naturellement disposés à bien accueillir une découverte qui peut en reculer les limites ».

À Paris, pendant le printemps révolutionnaire de 1848, un jeune artiste, reprenant le flambeau, décide de prouver que l’invention de niépce repousse effectivement les limites des beaux-arts. Dans un atelier en plein air organisé sur un balcon de la rue vivienne, Gustave Le Gray réalise ses premières oeuvres, aidé de ses amis.
Ces portraits, sortant d’un sommeil de plus de 160 années, viennent de surgir dans notre civilisation bouleversée par les effets exponentiels de l’invention. Ils sont présentés avec le récit documenté de l’enquête, l’identification des modèles ainsi que la recherche des témoins.

Le Gray que ses contemporains considéraient comme le champion français de l’acceptation de la photographie parmi les beaux-arts, réalise un autoportrait idéal qui incarne sans vieillir toute l’histoire de ce combat accompli.

Le site www.nicephore.com est dédié à Nicéphore, cahier de photographies. On y remarque en particulier la version animée par 3wdoc, intitulée version magique.

Pour accéder directement au texte en français et en anglais en pdf :

Nicephore premier numero Gustave Le Gray rue Vivienne

ENGLISH cahier NICEPHORE GUSTAVE LE GRAY_Mise en page 1

Le site dédié à ce numéro, avec la version magique animée : version magique

Paris.Photo.2011 (quinzième édition) La Porte de l’Humilité

15.11.2011 Declercq passion2

Le stand était de dimensions extravagantes à la mesure d’un projet que les circonstances rendaient depuis plusieurs mois inadapté à l’environnement général.

La programmation fut réinventée en un temps terriblement limité et le stand repensé autour de la réplique légère de la porte de l’humilité de l’église de Bethleém. Porte conçue par le sculpteur russe Alexandre (Sacha) Pozin.

Trois cercles concentriques proposaient au centre des photographies uniques et particulièrement « patrimoniales », autour des épreuves du XXe siècle de grandes signatures s’adressaient aux collectionneurs investisseurs, enfin sur les murs extérieurs, des interprétations contemporaines étaient proposées aux passants et aux curieux.

Deux vidéos animaient les salles intérieures :

Une interview de Mgr Éric de Moulin-Beaufort explicitant les négatifs de Louis De Clercq réalisés à Jérusalem peu après Noel 1859 et documentant le nouveau Chemin de la Passion. (Caméra et montage : Lyes Hammadouche et Romain Renault) : en ligne sur Vimeo

Une vidéo conçue à partir d’archives sovietiques tentait d’expliquer dans la présence de jeunes chimpanzés dans un album de famille à l’aspect plutôt classique. Cet album allait constituer le point de départ d’une enquête de nombreuses années.

Soviet Monkeys

« Soviet Monkeys » réalisée à St-Petersbourg en 2011 par Inna Pozina et ses amis à partir des images d’archives des années 1960 et 1970 des singes de la station zoologique dirigée par le Pr Leonid Firsov et créée par le célèbre Dr Pavlov.

Accès à la vidéo : 11.11.2011

16.04.2011 Rom, revue d’optimisme modéré, n°III

01.04.2011. couv R.O.M III

Dans ce numéro vous trouverez : L’Éditorial et le mot des webmasters, les actualités gitanes, une enquête sur des évidences photographiques, l’invité : Sergey Sveshnikov, le récit du tournage de la vidéo Ligovsky Prospekt, le colloque de Rosphoto, et la suite du feuilleton.

Accédez à la revue complète

Pour les esprits curieux une version provisoire de la maquette :11.11.2010 ROM III en préparation

Ainsi que les autres numéros parus ou à paraître :

Rom I
Rom II
Rom IV