20.05.2005 Henri Cartier-Bresson rue de la Jussienne

20.05.2005 Couv HCB

Édité avec l’accord de Magnum Photos et de la Fondation Henri Cartier Bresson et le soutien de l’Accademia dei Venti, cet ouvrage, réalisé par les 23 enfants de la classe de CP-CE1 de Mme Christine Liberge, M. Olivier Thomé étant leur professeur de dessin, a été achevé d’imprimer le 20 mai 2005 par Copie 45, 6, rue Jean Bertin, 45430 Chécy.

Présentation d’Agnès Sire :

« De la rue de la Jussienne à l’impasse Lebouis. C’était par un matin d’hiver froid et pluvieux. Accompagnés par leur institutrice Mme Liberge, le professeur de dessin, M. Thomé et la directrice de l’école de la Jussienne, Mme Bruneau, une ribambelle de très jeunes enfants se présente à la Fondation pour visiter et analyser l’exposition d’alors : «Henri Cartier Bresson – Alberto Giacometti une communauté de regards».

Leur professeur d’arts plastiques leur parle – fort bien – de l’art et de la manière de regarder silencieusement la pièce entière avant de répondre aux questions ou d’exprimer une opinion. Il sait susciter les commentaires des enfants de 6 ans sans forcer leurs remarques. »

Suite sur le pdf : 20.05.2005 maquette HCB

Les enfants ont signé de leur nom : CP : Florian decharte, Jean-Baptiste Desban, Théophile Gourlin, Samuel Konckier, Erika Lamoureux, Maylis Lebrun, Margot Lemaire, Cassandre Libermann, Léonie Lichtenberger, Victoria Martin, Céleste Plantureux, Emma Sednaoui, Aminata Touré

cE1 : Alexandre Aranicki, Lamia blidi-Boukamel, Marjolaine Chagrot, Yuriy Chernyshuck, Marion Helip, Christine Huang, Axel Kamenga, Mathieu Mejri, Cindy Miao, Margot Rouiller

Dans la même collection :

Rodin rue de la Jussienne
Giacomelli rue de la Jussienne
Les Jocondes

Photo.London.2005 (Seconde édition) Afraid of The Dark

20.05.2005 Afraid of the Dark couv

Un carnet a été imprimé en anglais pour le salon de la Royal Academy, conçu en trois volets, avec des photographies d’asile du XIXe siècle de Cayré, Rodez, 1862, des photographies de nuit du XXe et des œuvres du XXIe de Matthias Olmeta.

To Collect psychiatric photography ?
One of the first physicians to study the faces of people with psychiatric disorders using the medium of photography was an English man. In a still famous address to the Photographic Society in 1856, Dr Diamond asserted that Photography could help the insane to recover by presenting them with a true image of their ill self.
A similar line of research emerged in France. In 1863, the alienist Legrand du Saulle delivered a report before the Société médico-psychologique in Paris, De l’application de la photographie à l’étude des maladies mentales, mentioning many examples of continental psychiatric portraiture : the drawings by Esquirol’s and Guislain, the daguerreotypes by Baillarger and Ferrus, and Dagonet, Laurent and Billod’s Recherches physiognomiques, not to mention Adrien Tournachon and Duchene de Boulogne’ masterly pictures ofmental affliction. 

20.05.2005 Afraid of the Dark Cayré
Legrand was fully aware how photography could become an abusive technology and degrade the sense of self. However he mentioned if used correctly the effects could be redemptive. An important contribution of the new medium was made through the constitution of asylum archives.
The photographer Cayré pursued this aim with an intensity that still inspires us today. We are privileged to show five of those decisive portraits, recovered from oblivion after 1 1/4 century, at the Royal Academy of Art.
Stepping in with the 20h Century, the avantgardes, Dadaists, Surrealists and Expressionists suggested insane æsthetic should become the fashion, as a compensation for the dangerous over-representation of the straight. In 1905, Einstein had his big idea during a solar eclipse which simultaneously induced complete madness in over 500 people previously affected with partial mental disorders. Isn’t it in 1915 that a Serbian surrealist leader theorized the influence of solar eclipses on art market trends ? 21st Century. Turning a deaf ear to the yells of art critics, a young Frenchman declares : «When I completed I’m afraid of the Dark, I invited friends and visitors to my atelier in Marseille, and left with a girl. We had eight glasses of champagne and smoked two coibas. When we came back, everybody hated me more than before. Dark, Dark, Dark. No end….»
One classic thesis which remains unpublished goes some way to explaining the use of portrait photography in 19th century human science is Andreas Brœckmann’s A Visual Economy of Individuals, 1995.

Accès au pdf : 20.05.2005 Afraid of the Dark

20.05.2005 Afraid of the Dark Olmeta

30.04.2005 United Pirates : Peeping Tom

28.04.2005 Couv Peeping Tom

« These pictures were taken during a rare period of unbelievable tolerance, probably as an anticlimax after the horrors of a world conflict.
The photographer was a French Doctor who worked near the beach in Cannes during the mid 1950’s. For the enjoyment of the reader, daytime scenes alternate with furtive nightly meetings. We have deliberately refrained from indicating which characters meet more than once. Any resemblance to famous actors attending the Film Festival should be purely coincidental ».
Tom Bruce

Carnet complet : 28.04.2005 Maquette Peeping Tom

25.04.2005 Heinz Peter : Sueur d’Hommes, Frissons de Bonheur

25.04.2005 couv frissons

En guise de courte préface : Foin des dossiers et des télégrammes, on devient espiègle quand on a soixante ans.
Sur le marché , on discute gravement des malheurs économiques du temps, on regarde avec intérêt les photographies des animaux familiers et des mariages des grands-parents. De l’album sans reliure on extrait cinq photos anodines en parlant des excès verbaux du gouvernement. Le grand plaisir de la collection ne se dévoile que dans la nouvelle juxtaposition.(Heinz Peter)

25.04.2005 maquette frissons

31.12.2004 Programmation d’une édition de petits livres

Les premiers carnets datent de 2003, voir la liste complète : Carnets.
Fin 2004, devant le bon accueil des petites publications, un programme est esquissé :

«Une chose est passée inaperçue, c’est l’injonction qui repose dans l’authenticité de la photographie. L’appareil photo deviendra toujours plus petit, toujours plus efficace à espionner et à saisir les images fugaces et cachées.
Ici doit intervenir la légende, l’information confirmée et énoncée par l’écriture, sans laquelle tout essai photographique demeure incertain et ambigü. 
L’analphabète de demain ne sera pas celui qui ignore l’écriture, mais celui qui ignore la photographie a dit Moholy-Nagy.
Mais celui qui ne saurait pas lire et décrire ses propres épreuves ne sera-t-il pas encore plus démuni ? La légende, la qualité de l’information ne deviendra-t-elle pas l’elémént le plus essentiel du tirage ? « (D’après Walter Benjamin. Kleine Gechichte der Photographie [Petite Histoire de la Photographie], 1931).

Les trois démarches principales :
collectionner une technique
collectionner un artiste
collectionner un théme, ou mieux, un sous-thème

31.12.2004 Programme carnets plantureux

Accéder au pdf : 31.12.2004 Programme prévu carnets plantureux

20.11.2004 Kiki de Montparnasse, Souvenirs Retrouvés (Éditions José Corti)

Couverture KIKI 1929

Couverture du livre au texte très différent, de 1929.

« Voici le seul livre pour lequel il me soit jamais arrivé d’écrire une préface et, que Dieu m’entende, ce sera le dernier » écrivait Ernest Hemingway en 1929 en tête d’un singulier petit volume composé par une bien jeune femme, Kiki.

Il aimait tant ce livre qu’en novembre 1931, il en offrit un exemplaire au docteur Carlos Guffey qui avait sauvé la vie de sa femme et de leur bébé avec le manuscrit autographe de Death in the Afternoon.

Hemingway écrivit pourtant une seconde préface, en 1934, pour le livre de Jimmie Charters, barman du Dingo, rue Delambre et ancien boxeur professionnel de Liverpool. Kiki écrivit elle aussi un second livre de souvenirs, en 1938.
Les dates, les lieux, les personnages et même les aventures semblent correspondre, mais si l’on confronte les deux textes, il est presque impossible d’y trouver une seule phrase identique.

Kiki, née en 1901, n’a que vingt-huit ans quand Man Ray, Henri Broca et Edward W. Titus (le mari d’Elena Rubinstein) l’invitent à publier ses mémoires en français (Kiki, Souvenirs) et en anglais (Kiki’s Memoirs). Hemingway précise : « si vous voulez des livres composés par des ladies, voici un livre écrit par une femme qui n’a jamais à aucun moment été une lady ; pendant dix ans, elle a été, dans la mesure où notre époque le permet, ce que l’on appelle une reine, c’est très différent, bien sûr, que d’être une Lady. »

Kiki dans une belle robe
Reine, Kiki est d’ailleurs élue, en cette année 1929, reine de Montparnasse. Comme dans les contes de fées, elle est pourtant une petite fille de rien du tout.
Le livre de 1929 a un succès merveilleux, Kiki embrasse chaque acheteur le jour du lancement, le 25 juin 1929, au restaurant Falstaff. La décision de la censure américaine de le saisir et de l’interdire, avec Ulysses de Joyce, transforme la destinée du livre qui rejoint les livres maudits devenus mythiques.
Aujourd’hui, objet d’études aux États-Unis, les Souvenirs de Kiki ont soulevé de nombreuses interrogations. Quelle influence sur le texte ont eu les différents éditeurs, le français Henri Broca d’abord, puis Edward Titus et surtout le sulfureux Samuel Roth qui réédita le texte sous le manteau avec comme titre « The Education of a french Model » ? Quelles furent les relations de Kiki et de Man Ray dont la rencontre bouleversa l’histoire de la photographie moderne avec des compositions comme « Blanche et Noire » ? Comment Montparnasse fut-il l’espace d’une décennie le lieu le plus fertile de la création artistique de la planète ?
Pourquoi Kiki en est-elle le plus pertinent témoin, elle qui était souvent à l’initiative des fêtes nocturnes ?
Un Américain consacra une partie considérable de son existence à vérifier les circonstances de l’existence et des aventures de Kiki.
Billy Klüver arpenta les rues et ruelles de Montparnasse à la recherche des souvenirs et des indices, et en fit deux beaux livres traduits en français Kiki et Montparnasse, et Kiki souvenirs.

Neuf ans se sont écoulés entre l’agréable texte de 1929 et ce nouveau livre composé pendant l’année 1938.

kiki endormie

Kiki a maintenant 37 ans et une singulière expérience du succès et des épreuves ; quelle ironie pour elle – petite fille de rien du tout qui n’a été à l’école qu’un an – déjà traduite et publiée. Une cure de désintoxication lui procure de fait l’occasion de se retourner sur son passé si proche et déjà lointain.
Avec l’aide d’André Laroque, qui travaille aux impôts le jour et l’accompagne à l’accordéon la nuit, elle compose ce texte poignant, tapé sur la machine à écrire des Contributions Indirectes, qu’elle accompagne de quelques dessins et surtout de précieuses photographies (dont plusieurs inédites de Man Ray).
Comme cela est perceptible dans les trois chapitres publiés en 1950 dans Ici Paris, seule partie publiée du texte, – la guerre ayant repoussé puis empêché la publication de la totalité du manuscrit – Kiki se livre à nous « sans fard ni artifice ».

Après la disparition de Kiki, le 23 mars 1953, André Laroque tenta de faire éditer le texte et fut en relation avec un agent d’André Breton, mais l’époque avait changée — et Kiki avait la dent un peu dure avec les surréalistes, même si une rustine maquille le passage le plus sévère. 
Le manuscrit accompagné de ses photographies disparut alors dans l’une des cachettes les plus impénétrables de Paris pendant cinquante ans, au milieu de mille cartons, avec une simple mention sur une petite étiquette de bristol : « infiniment précieux ».

20.11.2004. couv Kiki de Montparnasse

Couverture de l’édition José Corti, 2004.

Mise en page des illustrations préparées par Kiki et retrouvées avec son tapuscrit : 20.11.2004. Kiki de Montparnasse

Paris.Photo.2004 (huitième salon) Plaisir de l’Analyse

11.11.2004 chat bleu NB

Sous le titre le plaisir de l’analyse, le catalogue offrait une confrontation entre 120 épreuves anciennes et 120 définitions par Lacan de 120 termes freudiens. la maquette semble perdue, il reste des exemplaires imprimés et la trace des cartels du stand de Paris-Photo :

cartels du Plaisir

Plaisir suite fiches

route 2

route

Ce catalogue achevait un cycle de trois années avec
La route de la photographie
L’Épreuve du temps

 

maiakowski0503

rodtchenko Mayakowski

Alexandre Rodtchenco. Mayakowski suicidé.

meyerhold

Portrait de Meyerhold

Photo.London.2004 (Première édition) Photographing Zulus

20.05.2004 photographing zulus

Pour la première participation au salon Photo London, une petite publication avait été ronéotypée : 20.05.2004 photographing zulus

La couverture médiatique avait été abondante : 20.05.2004 photo London presse

Autres photographies exposées :

mecca 1 petit

Mohamed Sadiq-Bey. Mecca. The Kaaba, 1880.

Two albumen prints published by Rubellin in Smyrne, 185×252 mm around 1882, after Sadiq-Bey world-famous images. Beautiful colour, stamp at the back “Photographie, Rubellin Père et fils, Smyrne”. Desirable item, a perfect bridge between Orient and Occident in a rare period of peaceful relations. Mohammed Sadiq-Bey studied in the celebrated ingeniour Parisian school : the École Polytechnique, he won a medal in the Venice exhibition for his first images of Mecca. Rubellin, who reproduced the images is a french photographer who had just settled in Smyrne, a then opulent cosmopolitan metropolis of the Ottoman Empire. Together with a pilgrim map to Mecca, drawn by Kiepert, Lautour and Adrian-Bey, also published in Turquey in the same period. Provenance : private collection, Damascus.

Vivienne : Montmartre

Les Grands Boulevards face à l’entrée de la rue Vivienne. Vue de la fenêtre d’un atelier de photographie. Calotype, papier salé, vers 1852.

31.01.2004 Serge Plantureux : The Quest of Joseph Hamel to Find the Real Inventor of Photography

31:.01.2004 couv English Hamel

Niepce, Doguerre or Talbor ? ENGLISH TRANSLATION BY SUSY FIRTH :

« Photography was about to make its appearance on the world’s stage, although it did not yet bear the name of photography.

For some time now, the public had been closely following the work of research chemists and opticians, who in various countries had been trying to find a simple but effective method of reproducing faces and landscapes. The shop windows of the Palais-Royal put the latest drawing machines on display, the mysterious camera obscura and the elegant camera lucida with its long articulated arm. At the beginning of January 1839, the French newspapers announced that the eagerly awaited new invention was finally ready, and was of such a particular nature that a grand ceremony was going to be held in which scholars, artists and the Nation’s leaders would come together to celebrate the universal significance of the new invention. There would be no favouritism towards captains of industry, no legal or administrative barriers to slow down production, and this marvel, which would come to be called photography would soon be given, in the name of France to the whole of Humanity.

To be precise, the government had decided in a spirit of longstanding cordial rivalry, to give the secret to the whole world, except for England, a country very pernickety about patents, and sceptical about the ostensible paternity of the invention. The French inventors would of course be celebrated and decorated for this generosity. Rarely has a gift given so much pleasure and for so long.

Perhaps the quickest to appreciate it was a certain Joseph Hamel… »

31:.01.2004 maquette English Hamel

Accés au texte français publié six mois plus tôt :

L’Espion et la Fougère

32.01.2004 Ultimo Libro, dernière édition

Ultimo Libro dernière édition couv

HISTOIRE DE LA PREMIÈRE ÉDITION : Cinq siècles après le début de la conquête, de grands territoires au centre de l’Amérique Méridionale restent inviolés. Aussi, chaque année, le gouvernement colombien définit la “frontière agricole”, et offre de nouvelles terres vierges aux colons. Ceux qui travaillent trois ans sur les terrains défrichés en deviennent les propriétaires, avant d’être vite rattrapés par des intérêts plus puissants, suivant la moderne règle du dernier Far West.

DSCF1674

Ce n’est qu’au début des années 1970 que les hauteurs de la Macarena ont été proposées aux colons. La cohabitation a d’abord été paisible avec les scientifiques venus prélever des échantillons d’une flore et d’une faune d’une richesse sans pareille, puis la montagne est devenue un asile pour la guérilla. Depuis 30 ans, l’incroyable richesse de ce territoire st disputée sans vainqueurs.

Carnet complet en pdf : 32.01.2004Ultimo Libro dernière édition

Article sur la première édition : Ultimo Libro

21.01.2004 Serge Plantureux : Niepce, Daguerre or Talbot ? Or The Quest of Joseph Hamel to Find the Real Inventor of Photography

003hamel073

Texte complet :

Niepce, Daguerre or Talbot ? Or The Quest of Joseph Hamel to Find the Real Inventor of Photography

A review was published in the iphotocentral Newsletter :

 

NIEPCE, DAGUERRE OR TALBOT? THE QUEST OF JOSEPH HAMEL TO FIND
THE REAL INVENTOR OF PHOTOGRAPHY. English translation by Suzy Firth.

History is slippery in the best of circumstances, but in looking backward to the wwatershed year of 1839, when photography emerged amidst the smoke and
steam of the Industrial Revolution, the view is hazy at best. Who invented
the medium? The great names attached to the beginnings of photography are
familiar enough–mainly Louis-Jacques-Mandy Daguerre and William Henry Fox
Talbot–but this short investigative essay by Serge Plantureux adds the
story of Joseph Hamel to the historic mix. It describes how Hamel sought the
truth in the course of seeking advantage for Mother Russia, and came to view
the French « heliographer » Joseph Nicephore Niepce as the medium’s true
inventor

Indeed, this pleasing curiosity of a book was first published last year in
French, but it comes to us now in an English translation. Firth’s task could
not have been easy, for Plantureux’s verbal style seems sprawling and
informal, and some further proofing would have caught several typographical
errors, but the information is compelling. If nothing else, it limns a
portrait of a man who may well have been the world’s first industrial spy,
sent to the West in the early 1800s by Russian Tsar Nicholas I to keep the
Motherland abreast of the surging technological developments of France and
Great Britain. 

As the Tsar’s man, Hamel–who was born of German colonists along the river
Volga–was a distinguished presence, well-schooled in the sciences and an
earnest observer of everything from new educational systems to the emergence
of the telegraph and new methods of electrolysis. While his European hosts
happily opened their cultures to him, he kept the Tsar up to date on various
breakthroughs, so that by 1839 he was nicely positioned to play a role in
bringing photography to Russia.

At this point in the narrative, Plantureux gets a little overwhelmed by the
tide of historical cross-currents that place the likes of Talbot, Daguerre,
and Niepce at the generative heart of the medium. While the verifiable truth
seems a bit murky, it becomes clear to us that the invention of photography,
like most technological breakthroughs, was more a shared achievement than a Promethean bestowal of fire by any one man. Daguerre, for example, is
depicted as the great showman and entrepreneur who knew the value of
contracting with Niepce, whose « heliographs » were important early steps in
developing the process. Talbot, of course, was refining techniques in his
own way.

Hamel, viewing Niepce as the true inventor of the medium, grew close with
the Niepce family and was able to collect important early examples, which
made their way to Russia. By then, the fledgling era of the photography
collector was upon the art world, and Hamel’s seminal gathering of images by
Niepce is an achievement in itself. This 50-page book is enhanced by a dozen
or so black-and-white plates, including a classic 1844 portrait of Daguerre,
that are themselves worth the book’s $5 price. So is the amusing epilogue,
in which Hamel persuades the Tsar to let him journey to America. Tsar
Nicholas shared the view of many Europeans that the Americas were rife with
cannibals, and feared that his faithful Hamel would develop a taste for
human flesh, if not be devoured himself. Thus, he made Hamel sign a pledge
that on his visit to the U.S., « I shall not eat human meat. »

15.01.2004 Émile Simonet : Dessins de Prison

15.01.2004 Couv Emile Simonnet Fanfan

Dessins de la collection Philippe Zoummeroff. Dessins et utobiographie inédite précédée d’un texte du docteur Jean Lacassagne, L’art en prison, 1939.

(…) « Le criminel jeune et vigoureux qui a l’habitude de réaliser dans la vie courante de magnifiques performances sexuelles, souffre, durant son incarcération, de la chasteté forcée à laquelle il est astreint. Malgré le recours aux équivalents : masturbation ou manœuvres homosexuelles, il demeure un insatisfait, car il s’accommode mal de ces « ersatz » de l’amour. Aussi doit-il refouler en permanence son instinct génésique. Dans ces conditions, son érotisme mal contenu explose parfois et se traduit, soit par des inscriptions lubriques sur les murs des cellules, soit par des tatouages obscènes, soit encore et surtout par des dessins où le détenu peut donner libre cours à ses instincts fougueux. Il se complaira à crayonner des organes génitaux, des scènes variées de fornication, des accouplements étranges. La pratique du dessin devient pour celui qui s’y livre, un véritable exutoire, c’est une façon pour lui de se soulager.

Pour ne pas procurer de désagréments à notre ami Rousset, gérant de cette publication, nous nous abstenons de reproduire dans cet album des échantillons de ces dessins spéciaux, c’est bien dommage, car il s’agit là de documents qui perdent, pour des yeux médicaux, leur caractère obscène.

L’homme du milieu manque en général d’imagination, c’est pourquoi il reproduit sur le papier, avec force détails, avec la plus grande minutie, ce qu’il connaît ou ce qu’il voit. Il dessinera donc volontiers des filles, des souteneurs, des scènes de prison, de bordel et de bals musettes, des cambriolages, des règlements de compte. La plupart du temps on retrouvera dans ces dessins trois qualités maîtresses du tempérament criminel, elles dérivent d’ailleurs l’une de l’autre : la haine, l’esprit vindicatif et la violence.

Parfois cependant le criminel se laisse aller dans ses dessins à une sentimentalité délicate et touchante. Il dessine de fleurs, des femmes qui pleurent, le Christ en croix, la Sainte Vierge, des anges, des paysages bucoliques. Qui sait si la constatation de cette sensibilité chez un criminel ne pourrait être considérée comme un critère de relèvement possible !

Quoi qu’il en soit, il me semble que les dessins exécutés en prison ne sont pas l’expression de l’art propre du criminel. L’incarcération fausse son inspiration. L’homme emprisonné se sent vaincu, sinon dompté, sa mentalité n’est plus la même que lorsqu’il est en liberté, ses réactions sont donc différentes, par conséquent ses réalisations « artistiques » subiront, elles aussi, l’influence de la captivité… »

fanfan quai de la saone

“Ceci est un peu de ma vie, c’est un peu de la misère et du vice que j’ai croisés sur les rues fiévreuses des villes et dans les prisons de France, ce que je puis avouer de moins triste parmi tout ce dont je me suis tâché.

Pour vous qui lisez ces lignes, je revois les jours affreux de la guerre, ma mère faisant des obus à l’Arsenal avec mon frère rendu inconscient par l’alcool, les récits de cambriolage et d’agression qui ont remplacé pour moi les contes de Perrault, la misère de mon enfance entre un frère cambrioleur et des sœurs prostituées, les jours moroses à la communale, les nuits où le sang et le vin coulaient mélangés, tout ce qui a déformé mes sentiments et m’a conduit sur la route du bagne. Les années ont coulées depuis, j’ai 22 ans et je suis reléguable (…)

Un soir d’hiver 1918 (il a 7 ans, NdE), alors que mon frère me racontait des histoires du front, petite mère nous appela brusquement : — Prends ton fichu, me dit-elle, tu viens avec nous… »

fanfan ils tirent un bourgeois

Suite sur le pdf : maquette Simonet fanfan chante

fanfan chante

Un second ouvrage dans la collection des carnets a été réalisé avec la Bibliothèque Zoummeroff en juin 2009 : Dessins de Prison

Paris.Photo.2003 (septième salon) L’Épreuve du Temps

15.11.2003. L'épreuve du temps couv

« J’avais aperçu partout, dans les champs, et sur mon chemin, des hommes devenus statues, et divers animaux transformés en pierre par l’aspect de Méduse. Ce visage hideux, je ne l’avais vu moi-même que réfléchi sur l’airain de mon bouclier ; et tandis que le sommeil versait ses pavots sur le monstre et sur ses couleuvres, je tranchai sa tête. »
Ovide, Métamorphoses.

15.11.2003. L'épreuve du temps gardes

Un siècle avant que la prédiction de Lazare Markovitch Lissitski ne se réalise, avant que nos livres et nos photographies ne se dématérialisent, le dimanche 5 septembre 1886, le Journal illustré présenta ce que Nadar devait définir comme la première interview photographique de l’époque moderne. Le sujet n’était autre qu’Eugène Chevreul (31 août 1786, 9 avril 1889), le Président de l’Académie des sciences pour l’année 1839. À ce titre, Chevreul avait organisé la célèbre séance du 19 août 1839, pendant laquelle Arago avait divulgué le secret de la photographie. Ainsi, Nadar choisissait d’inaugurer ce nouveau genre de reportage en invitant le dernier témoin de la plus grande invention du siècle :

« M. Chevreul. — Je connaissais Monsieur Hersent comme membre de l’Académie des Beaux-Arts et comme peintre distingué. — Je me rencontrai une fois avec lui dans la cour de l’Institut. C’était [en 1839] au sortir de la séance de toutes les Académies réunies dans laquelle Arago venait d’exposer la découverte de Daguerre, sans avoir fait mention du nom de Nicéphore Niépce, le véritable auteur de l’héliographie dont le daguerréotype n’est qu’un des procédés.
Je me trouvai, dans la conversation, avoir à dire à Monsieur Hersent que le jaune à côté du bleu devient orangé et le bleu à côté du jaune passe au violet. Monsieur Hersent, que notre dissertation avait animé, me répondit :
— Si un autre que Monsieur Chevreul me disait cela, je dirais qu’il en a menti ! Mais Monsieur Chevreul me le disant, je lui réponds : — Je veux le voir pour le croire !
Il n’était pas possible, cette fois, de mieux parler. J’invitai aussitôt, de grand cœur, Monseur Hersent à venir me voir à mon laboratoire des Gobelins où je lui donnerais la preuve. Il est mort vingt ans après, sans être jamais venu me voir aux Gobelins, comme je l’en avais prié… Tant il fut peu curieux de connaître cette loi si intéressante du contraste simultané des couleurs !
Et faut-il se dire qu’un peintre de mérite, un homme éminent, classé dans l’élite des artistes, et par conséquent devant son exemple et son enseignement à ceux qui le suivaient, ait pu par indifférence, négligence ou je ne sais quel sentiment inexplicable, se refuser, se dérober à la connaissance de la Vérité, lorsque cette connaissance lui était offerte !
Mais je ne vous ai pas tout dit et il ne suffit pas encore de dire, il faut prouver ; il faut voir. Il faut que vous voyiez, il faut que je vous fasse voir. Je veux faire voir, parce que c’est quand je vois que je crois !…

 

foucauld par fizeau

 

Hippolyte Fizeau. Portrait de Léon Foucault. Paris, vers 1841. Daguerréotype 1/4 de plaque, 107×78 mm, petit poinçon ”c” au verso.  » Hippolyte Fizeau et Léon Foucault étaient tous les deux nés en 1819, à seulement 5 jours d’intervalle. Dès leur rencontre, vers 1841, ils décidèrent de travailler ensemble pour perfectionner le procédé du daguerréotype. De cette collaboration est née la première photographie du soleil. Plus tard, Fizeau calcula seul la première mesure de la vitesse de la lumière en 1849. Il obtint environ 315.400 km/s en employant une roue dentée tournant à vive allure sur un rayon lumineux réfléchi à une distance de 8 km de la source lumineuse. Provenance : Vente du 12 décembre 1997, Bibliothèque de MM. de Jussieu »

Extrait de la notice n° 2 du catalogue L’Épreuve du temps. Ce catalogue entraîna dans notre petite compagnie la réflexion sur les différents âges de la photographies et leurs correspondances dans les différentes zones géopolitiques. Accès au pdf en plusieurs parties :

15.11.2003. L;épreuve du temps cahiers A-B-C-D_ épreuve cahiers A-B-C-D
15.11.2003. L’épreuve du temps cahiers E-F-G
15.11.2003. L’épreuve du temps cahiers H-J-K-L
15.11.2003. L’épreuve du temps cahiers M-N-P
15.11.2003. L’épreuve du temps cahiers Q-R

1-9. Neuf daguerréotypes.
Trois essais primitifs par des scientifiques, Wheastone, Fizeau, Becquerel, suivis de six usages de la nouvelle invention, Richebourg, Lamaille, Andrieux.
10-17. Huit calotypes et papiers salés.
Dont un curieux photomontage et une preuve de patience, car il n’est pas simple de photographier des oiseaux.
18-25. Huit épreuves albuminées.
Portraits de voyageurs, de voleurs, de prêtres et d’artistes.
27. Le regard de Raspoutine.
28-34. Sept photographies argentiques.
Facéties, expérimentations et récréations scientifiques.
35. Sarah Bernhardt dans “Mères françaises”.
36-37. Danses et champagne.
38-47. Procédés trois couches.
Avant-gardes européennes. Les Vkhoutemas, l’école de Vienne, Prague, Londres, Paris.
48. Le portrait de la dame qui mangea son mari.
49-60. Masques et visages.
61-67. 1939-1945.
68. Le Barbier de Nanterre.
69. Alfred Hitchcock.
70-73. Quatre beaux tirages signés des années 1970.
Quand la photographie devint reine, quatre épreuves sélectionnées par Robert Doisneau, Boubat, Janine Niépce et Grete Stern.
74-75. Le grand sommeil.
76-79. Le monde des arts.
80. Le Mitterrand de Warhol.
81. Inna Alexandrovna Pozina.
82-100. Dix-neuf livres et documents sur l’histoire de la photographie.
Tiphaigne de la Roche, Hercules Florence, Nicéphore Niépce, Charles Bouton, Daguerre, John Draper, Victor Hugo, Charles Nègre, Nadar.

La page du catalogue de Paris-Photo reprenait un document warholien :15.11.2003. paris photo 2003

26.07.2003 Serge Plantureux : L’Espion et la Fougère

01.07.2003 Hamel l'espion et la fougere couv

« La photographie allait bientôt être révélée. Elle ne s’appelait pas encore photographie.

Depuis quelque temps déjà, le public suivait avec intérêt les travaux des chimistes d’une part, des opticiens de l’autre, qui en plusieurs contrées tentaient de trouver un moyen simple et fidèle de reproduire les visages et les paysages. Les vitrines du Palais-Royal proposaient les plus récentes machines à dessiner, de mystérieuses cameræ obscuræ et d’élégantes chambres claires au long bras articulé.

En ce début de janvier 1839, les journaux français ont annoncé que la nouvelle invention tant attendue était enfin prête, et d’une nature si singulière qu’une grande cérémonie rassemblerait bientôt savants, artistes et représentants de la Nation pour célébrer la portée universelle de la nouveauté. Aucun industriel ne serait favorisé, aucune barrière juridique ou administrative n’en freinerait la diffusion et cette merveille, qui deviendrait la photographie, serait
bientôt offerte, au nom de la France et d’un certain Daguerre, à l’Humanité toute entière.

Pour être précis, le gouvernement avait décidé, non sans esprit de vieille et cordiale rivalité, d’offrir le secret au monde entier sauf à l’Angleterre, pays fort tatillon sur les brevets, et critique sur la paternité de la découverte annoncée.

Bien sûr, les inventeurs français seraient fêtés et décorés, même indemnisés pour cette libéralité.

Rarement un cadeau fit autant et aussi durablement plaisir. Le plus prompt à l’apprécier était un certain Joseph Hamel. Il rassembla méthodiquement l’essentiel des essais et des documents qui permettent aujourd’hui de comprendre la genèse de l’invention de la photographie. Ce singulier explorateur aurait probablement été défini au siècle précédent comme un pirate, et au siècle suivant comme un espion économique. Il venait exactement du bout du monde, et nous allons raconter maintenant son étrange aventure… »

27.07.2003 L’espion et la fougere

Le texte a été complété et corrigé avant d’être traduit en anglais six mois plus tard :

NIEPCE, DAGUERRE OR TALBOT? THE QUEST OF JOSEPH HAMEL TO FIND
THE REAL INVENTOR OF PHOTOGRAPHY. By Serge Plantureux; English translation
by Suzy Firth
. Published by Accademia dei Venti ISBN #2-84940-003-3; EAN
#9782849400036. . 48 pages.

21.06.2003 Le premier carnet : Mode d’Emploi

couv mode d'emploi

Mode d’emploi pour réaliser la maquette d’un petit livre

Chaque petit livre des Venti possède des caractéristiques techniques et matérielles, librement adoptées à partir des contraintes des étapes techniques de fabrication. Ce mode d’emploi résume les conseils pour réaliser la maquette d’un tel petit livre, qui est constitué d’une couverture cartonnée, de deux gardes et d’un corps central de 48 pages.

La couverture cartonnée est constituée de deux plats et d’un dos carré où l’on peut prévoir un titre qui permettra de retrouver le volume sur une étagère.

Les pages de gardes permettent de rendre solidaires le cartonnage et le corps de l’ouvrage, on ne peut imprimer que la face visible dans l’intérieur des plats. Cela représente en tout l’équivalent de 4 pages supplémentaires.
Le corps de l’ouvrage consiste en 48 pages obtenues en pliant 3 feuilles en 3 cahiers A, B et C, de 16 pages cousues ensemble :
total : 48 = 16 + 16 + 16 pages
La presse imprime les deux faces de trois feuilles de papier. Chaque feuille est repliée 3 fois de manière à former un cahier de 2 x 2 (premier pli) x 2 (second pli) x 2 (troisième pli) = 16 pages.
On peut choisir une couleur d’impression différente du noir, et même prévoir de varier les couleurs des différents cahiers.
Si l’on désire créer un album “standard” de 20 images reproduites en pages de droite, les belles pages, faisant face chacune à une page blanche ou contenant un simple titre en bonne page, il restera alors 48 – (20×2) = 8 pages, par exemple 4 pages pour un faux-titre, un frontispice, une page de titre et un sommaire et 4 pages pour une préface.
Si une classe de petite école désire travailler sur un petit livre, et que les 32 élèves, au lieu de travailler par deux, veulent proposer chacun une photographie ou un photomontage, et si ces travaux constituent une série cohérente imprimée en vis-à-vis, il restera alors 8 pages pour raconter l’histoire du petit livre.

gitans mode d'emploi
La couverture cartonnée est imprimée en bichromie (deux couleurs), puis recouverte d’une pellicule qui la protège de l’eau et des traces de doigts. Elle est un peu plus grande que le corps de l’ouvrage, créant ainsi trois chasses de 3 mm et mesure, repliée
hauteur : 145 mm = 3 + 139 (hauteur d’une page) + 3 mm
largeur : 130 mm = 3 + 127 (largeur d’une page).
Mais pour l’imprimer il faut considérer la nécessité de rabats supplémentaires de 5 mm, utiles au brocheur pour fabriquer le cartonnage. La couverture est donc calculée avec des débords :
hauteur : 155 mm = 5 + 145 + 5 mm
largeur : 135 mm = 130 + 5 mm.
Enfin, si on souhaite le cartonnage panoramique, composé pour être vu déployé, il faut ajouter aux deux plats de couverture les 8 mm du dos :
hauteur : 155 mm
largeur : 278 mm = 135 + 8 + 135 mm.

Maquette en pdf : maquette mode d’emploi

Les gardes peuvent être imprimées d’une couleur différente de celle du corps de l’ouvrage, mais sur une seule face car de toutes façons elles sont contre-collées, la première garde contre Continuer la lecture de « 21.06.2003 Le premier carnet : Mode d’Emploi »