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Paris.Photo.2000 (quatrième édition) Catalogue Vanités

Maïakovski et la mort

Ce catalogue publié en coïncidence avec le salon Paris-Photo de novembre 2000 décrit 200 épreuves anciennes. Il est numéroté « Un » mais en fait il est le dernier d’un cycle de six catalogues, tous numérotés à rebours.

En guise de présentation figurent deux phrases sybillines :

« Si jeunesse savait, si richesse pouvait » (proverbe moldave)

« Un collectionneur est quelqu’un qui voit ce que les autres ne voient pas » (Pablo Picasso)

Le cycle des six catalogues :

6) Dépressions & Solutions,1994.

5) Objets du desir,1997.

4) Aventures élémentaires, 1998

3) Petites histoires de photographies, 1999

2) Hors-La-Ville Zones, Banlieus, Ghettos, 1999

1) Vanités, 2000

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15.09.2000 Exposition inaugurale Tazio Secchiaroli, 4 galerie Vivienne

Cette exposition inaugurale dans les petits locaux du 4 galerie Vivienne constituait aussi la première exposition consacrée en France au photographe italien, désigné par Federico Fellini comme le personnage emblématique des paparazzi.

En italie, de nombreuses et remarquables monographies lui ont été consacrées depuis 1996 grâce en particulier au travail minutieux et remarquable de Giovanna Bertelli :

Tazio Secchiaroli, collana I grandi fotografi, Fabbri, 1983

Tazio Secchiaroli The Original Paparazzo, Milano

Mormorio, Diego, Tazio Secchiaroli, dalla dolce vita ai miti del set, Milano 1998

Tazio Secchiaroli, Fellini 8e 1/2. Milano 1998

Tazio Secchiaroli, G.Mastorna, opera incompiuta, Palermo 2000

Tazio Secchiaroli, Sophia Loren, Milano 2003

Tazio Secchiaroli, Federico Fellini, Milano 2003

Tazio Secchiaroli, storie di cinema, Roma 2004

Bertelli Giovanna, Marcello Mastroianni nelle fotografie di Tazio Secchiaroli, Azzano San Paolo, 2006
Voici une version numérisée du petit catalogue de septembre 2000 (épuisé) :

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09.05.2000 Exposition au Champ de Mars : Photographes et Soldats, Khaldei, Baltermants, Zelma, Chaïkhet

Exposition réalisée pour le 55e anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale en Europe. Photographies de vingt reporters de l’Armée Rouge : Khaldei, Baltermants, Zelma, Chaïkhet

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31.12.1999 Ultimo Libro, Sierra Macarena

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Cartonnage-étui conçu comme les illustrations par Daphné Klimas. Le texte a été composé au plomb dans l’imprimerie d’Ernesto Lopez à Medellin. L’imprimeur paisa racontera quelques années plus tard, qu’à la surprise de tout le monde, l’Ultimo Libro coïncida avec sa dernière commande de composition au plomb.

« La Compagnie n’avait pas encore établi de villages vacances dans la Sierra Macarena ; cette île plus ancienne que le continent, cette formation singulière s’élevait désormais à la rencontre des immensités de l’Orénoque et de l’Amazone. En cette année 1999, elle n’était habitée que par quelques paisibles colons, des déserteurs, des guerilleros et quelques ornithologues japonais. Les ambassades étrangères interdisaient à leurs ressortissants de s’approcher de la Macarena. Mais tout un chacun chuchotait que les Japonais avaient découvert de l’uranium, présence radioactive qui confortait la croyance des habitants en des puissances mystérieuses peuplant la montagne… »

Lire la suite : Ultimo libro texte et mise en page

Les coquilles et erreurs ont été corrigées pour la dernière édition : ultimo-libro-derniere-edition

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Paris.Photo.1999 (troisième salon) Raoul Hausmann

15.11.1999 Hausmann a Paris Photo

Pages du catalogue du salon : 15.11.1999.pub paris-photo Hausmann

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“Je l’avais vu dès 1940 traîner ça et là dans le village, tenant du boxeur myope, de l’alpiniste tyrolien et du touriste narquois, avec ses lunettes lenticulaires, sa veste et ses knickerbockers verts à carreaux, sa casquette clabaud aux pans relevés sur le sommet comme celle de Sherlock Holmes” (Sarane Alexandrian, l’aventure en soi, p. 105)

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Les publications concernant Raoul Hausmann sont plus nombreuses, mais contiennent des informations souvent contradictoires tant cet artiste résiste à l’exercice biographique et à la simplification. Raoul Hausmann a théorisé et pratiqué toutes les formes de créativité passant à sa portée, l’interview de Vera Broïdo avec Bartholomeuw Mari suggère quelques clés de cette débordante activité. Ses photographies nous semblent aujourd’hui remarquables et, heureusement pour nous, quelques épreuves anciennes sont parvenues jusqu’à nous, conservées par sa dernière compagne où quelques interlocuteurs de sa longue vie errante.

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Essai de chronologie, entretien avec Henri Pénicaut

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Raoul Hausmann est né le 12 juillet 1886 à Vienne, capitale de l’Empire Austro-Hongrois.
Pendant les années 1930, il dispose d’un passeport tchécoslovaque pour voyager, mais on le déchoit de sa nationalité après 1945, en raison de son “ascendance trop allemande”. L’administration française refuse de lui accorder la citoyenneté en 1960, le sénat de Berlin lui vote la nationalité allemande qu’il a finalement sollicitée pour ne plus être apatride.
Son père, Victor Hausmann, disciple d’Ermenegildo Donadini et de Karl von Piloty pratique et enseigne la peinture classique, académique, historique, dans la capitale impériale des Habsbourg. En déménageant en 1900 à Berlin, il continue à élever son fils dans une éducation artistique parfaite pour l’époque, fréquentant les cercles d’artistes les plus bourgeois mais aussi les plus remuants, Raoul abandonne le collège à 14 ans pour se consacrer à la vie créative.
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Raoul Hausmann n’a jamais commenté le double suicide de son prère et de sa mère le 5 février 1920 dans leur appartement de Berlin-Steglitz, Feuerbachstraße, 12, sinon par une sobre phrase dans un roman partiellement autobiographique : “Der Vater ist unsichtbar, doch es ist der Vater (le père est invisible, c’est donc le père, Hyle, page 95)”.
Le 18 février 1920, 13 jours plus tard, il anime avec Johannes Baader une folle soirée Dada à Hamburg. Son engagement dada redouble.
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Pendant l’été 1927, dans le port allemand de Kampen sur l’ile de Sylt, à la frontière occidentale avec le Danemark sur la Mer du Nord, Raoul Hausmann s’essaye pour la première fois à la photographie au coin du feu, avec son ami Henrik Wolzonn, le médecin sans pratique résidant au village.
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Ses premiers essais personnels, en tirage contact ou sus papier mat ne sont ni signés ni tamponnés. Toutes les épreuves conservées par Hausmann ont été inventoriées en 1990 chez Marthe Prévot et portent une référence au crayon au verso.
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Sylt devient trop célèbre, trop fréquentée, trop chère et dès l’été 1929, c’est plus à l’est, sur la côte balte de la Poméranie que Hausmann perfectionne sa pratique de la photographie. À Jershöjt, Poméranie, devenu Jaroslaviec, Pologne depuis 1945. C’est là qu’il réalise les remarquables études de nus de ses compagnes.
Le dadasophe est bigame, cet entêtement à braver la morale occidentale lui vaudra beaucoup d’incompréhension de ses contemporains, probablement plus tolérants néanmoins que leurs descendants.
Raoul Haumann a rencontré en 1905, sa première femme Elfriede Schaeffer (1876-1952), il n’a pas 19 ans, elle est plus âgée de 10 ans. Il a rencontré Hannah Höch (1889-1978) en 1915. Il se sépare de Hannah et divorce presque simultanément de Elfriede au début de 1922.
Il vient de rencontrer Hedwig Mankiewitz (1893-1974), qui l’épouse le 23 février 1923 et l’accompagnera jusqu’à la fin de sa vie à Limoges. Hedwig acceptera à plusieurs reprises ce systeme du ménage à trois, acceptant de vivre d’abord avec la jeune Vera Broïdo (née en 1907), rencontrée au printemps 1927 et qui sera présente jusqu’en Espagne en 1934 puis plus tard avec la jeune limougeote Marthe Prévost, rencontrée en septembre 1939 dans le refuge campagnard de Peyrat-le-Chateau.
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Hausmann expose pour la première fois des photographies de dunes à Stettin en sptembre 1931. Puis il participe à l’exposition de Hambourg de 1932.
Deux sortes de tirages anciens : mat foncé et mat plus blanc filigrané Agfa-Brovira.
Les tirages contacts sont souvent sur des papiers brillants filigranés Agfa-Lupex.
Hausann utilise un tampon.
Quelques épreuves vendues par Hausmann en 1932 sont réapparues dans l’extraordinaire vente Sotheby’s du 2 mai 1997, présentée comme la succession Helene Anderson, du nom de la belle-mère de la directrice d’une maison de retraite suisse où venait de disparaître la veuve de l’industriel de Dresde, collectionneur éclectique et militant nazi, Kurt Kirchbach.
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Dix jour après l’incendie du Reichstag et les arrestations de 4.000 communistes allemands, le 9 mars 1933 à 10 heures du soir, Hausmann et ses deux femmes prennent le train de nuit pour Paris. Ils ont pu retirer leurs maigres économies de la banque et se sont préparés pour l’exil.
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Entretien avec Henri Pénicaut (né en 1922) fondateur avec le journaliste Jacques Marjac (né en 1920) du C.A.P.L. en 1949.
Pénicaut rentre à pied du STO à Berlin-Postdam à l’été 1945. En chemin, il réquisitionne (butin de guerre) un appareil photo dans une ferme, un 6×6 isolet, qui devient son premier appareil.
Marjac (nom adopté dans la résistance) est journaliste au Populaire de Limoges et retrouve souvent Pénicaut à la sortie de l’imprimerie. Ils se sont croisés dans le studio du photographe commercial Milan, Bd Carnot, qui encouragea la création du club. Chez Milan, le Docteur Périgord montre aux deux jeunes les livres de référence, comme le traté du Leica du Dr Paul Wolff. Plus tard, c’est lui qui rapportera de Paris Images à la sauvette (Cartier-Bresson de 1958).
À la fondation, le club compte 15 membres dont une jeune femme Françoise qui a épousé un négociant en appareil (Neyens). On note aussi Barny, un homme plus âgé client de Milan. Pénicaut se marie en 1955 et quitte bientôt Limoges.
Le CAPL participe à la coupe de France (2 échelons, 25 clubs)1953.
Raoul Hausmann rejoint le CAPL en 1951, il arriva un soir d’hiver, impressionnant avec ses habits excentriques, ses deux épouses (dont l’une avec un fort accent), sa mauvaise vue. Il vivait alors dans un grand dénuement, sa table de nuit était un cageot de bouteilles renversé. Mais avec une grande dignité bourrue.
Un soir, RH présente ses tirages d’avant-garde lors d’une séance de sélection pour participer au salon de Bordeaux, présidé par Léonard. On accepte et ce sera l’unique fois de présenter quelques une de ses tirages mats sur papier “chamois”. Mais dès 1954, RH devra retirer toutes ses photos sur papier blanc-brillant (glacé).
RH ne facilite pas la tâche du directeur du club qui doit chaque calmer les esprits après ses provocations: ainsii un soir de sélection, il se lève sans prévenir et récite un poème phonétique, en vocalise tonitruante.

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Il faisiat un peu pitié, il était si peu impressionnant avec ses habits usés, on aurait dit un clochard, très fatigué par les épreuves des années de privation. On n’a jamais osé faire son portrait. Sa maison était dans le plus extrême dénuement, aucun objet d’art.
Pendant les séances où l’on regardait les photographies des uns et des autres, il était très humble, très secrets, avare d’explications, lachant seulement de temps en temps: “J”ai pris cela sur les plages de la Baltique”, “ Ile de Sylt”.
Il regardait les photos des autres en silence sauf de temlps en temps un: “ celle-là je l’aime bien”, il s’agissait d’une photo de P., une balle de tennis sur une chaise canelée qui réutilisait une idée de H (série l’ombre d’une chaise).
Il a payé sa cotisation, il venait avec ses deux femmes qu’il prtésentait ainsi ; l’une c’est ma femme, l’autre c’est ma maîtresse.
600 club français concourraient. Le CAPL est arrivé 4eme en 1951 (1953 ?) avec Hausmann. Il fallait présenter 4×4 épreuves : L’homme, le paysage, nature morte et libre. Il y avait eu 4 de P. 1 de Barny, Claude Hebrar et Greleau, l’ingénieur de sponts et chaussées.
Mais les formats et les papiers sont imposés : 30×40 blanc-brillant (justification donnée plus nerveux, meilleurs contrastes, il fallait fuir le pictorialisme d’avant-guerre). Hausmann notait au dos l’appareil utilisé. (Salons de Vienne et Paris, deux organisateurs rivaux Daniel Masclet et Lucien Lorelle)
P. partait aux salons de Préigueux ou Bordeaux au 6-7 dans 2-3 voitures (R.H. n’est pas venu, il vivait complètement reclus, incapable de se répérer dans Limoges, éternellement accompagné de ses deux femmes).
Chaque deux ans se tient un salon à Limoges avec des clubs invités. 15 jours dans la mairie, au premier étage. R.H. trainait dans les salles pour écouter les commentaires. Il participait aux accrochages pour suggérer des associations impertinentes, un pied semble donné un coup aux trois chaises du cadre à sa droite.

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R.H. avait fini par être accepté au club malgré d’énormes résistances combattues par P. Seule une minorité sur les 15 membres acceptait les images de R.H. Aucun ne tolérait son accent, son mode de vie. Greleau riait à son humour : devant une composition champêtre d’un poulain têtant sa mère, H. avait proposé le titre “un p’tit coup de blanc”.
La sélection pour l’accrochage des 150 à 200 photos avait valu le surnom de “Comité de la hache”. La jambe entr’ouverte de H. a été écartée à l’unanimité (jamais accrochée).
Après le récit d’un poéme, silence glacial d’incompréhension. le club le prenait au mieux pour un farfelu et s’étonnait que je sois ami avec lui. Il avait souvent d’étranges anomatopées, on pensait que c’était du Yiddish.

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Paris.Photo.1998 (deuxième salon) La Police Donne un Visage à l’Anarchie

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La première participation au célèbre salon Paris Photo fut l’occasion de reconstruire un mur avec plus de 400 portraits d’anarchistes fichés pour leurs opinions.

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12.11.1998 La Police donne un visage aux Anarchistes

Un petit catalogue en papier reproduisait quelques portraits avec une liste de 417 noms, complété de l’âge et de la profession des suspects. Deux remarques : le célèbre Félix Fénéon, employé de Bernheim Jeune est reproduit sous le numéro 418, sans son nom. Quant à Ravachol, il figurait dans l’ensemble exposé, mais n’était pas à l’origine dans le fichier des suspects car il était déjà arrété. Sa présence relevait d’un choix historiographique.

12.11.1998 Paris Photo Ravachol

Voici la liste complétée des suspects de 1894, nom,’âge, profession, jour de leur fichage :

1. Adnet. Clotilde. 19 ans, née en décembre 74 à Argentant (Orne). Brodeuse. 7/1/94.
2. Adnet. Jeanne, Marie (femme Quesnel). 22 ans, née à Argentan. Couturière. 8/1/94.
3. Agneli. Gustave. 24 ans, né à Sala (Suède) le 24/5/69. Artiste-peintre. 14/3/94.
4. Alban. Jean-Louis. 35 ans, né à Paris. Plombier. Fiché le 5/3/94.
5. Alicante. Philibert. 33 ans, né à Seire (Seine & Oise). Coupeur de talons. 7/3/94.
6. Anacléto. Joseph, Jean-Baptiste. 36 ans, né le 14/7/57. Coiffeur. 16/3/94.
7. Anceau. Aimé-Firmin. 20 ans, né le 18/2/74 à Paris XIIe. Sculpteur sur bois. 17/7/94.
8. Arnaud. Eugène. 47 ans, né à Villeveyrac (Hérault). Ferblantier. 20/3/94.
9. Augendre. Ernest. 37 ans, né à St-Pierre le Moutier (Nièvre). Maçon. 1/3/94.

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21.05.1998 La SFP revient sur une affaire vieille de quinze ans : les épreuves frauduleuses de Man Ray

« Révélé par une enquête du magazine Photo, le scandale des faux Man Ray achetés par Werner Bokelberg défraie la chronique. Face à l’inquiétude des collectionneurs et des marchands, petit rappel des règles du jeu qu’impose le marché de la photographie.

Comme les mouettes dans le sillage d’un paquebot, en matière de commerce, qu’il s’agisse d’oeuvres d’art ou d’objets manufacturés, l’apparition de faux et de contrefaçons forme l’accompagnement inséparable d’un certain état de maturité du marché et constitue, qu’on le veuille ou non, l’un des symptômes les plus flagrants de sa vitalité. C’est pourquoi, par ce qui n’est qu’apparemment un paradoxe, on pourra se réjouir de ce que le magazine Photo appelle « le premier grand scandale de faux de l’histoire de la photographie* » »

Lire la suite de l’article d’André Gunthert, Marché : la Morale de Man Ray

Les collectionneurs et les conservateurs américains se sont beaucoup alarmés de l’absence d’enquête menée de ce côté-ci de l’Atlantique :

« A long-running art forgery operation, which produced high-quality « vintage » Man Ray photographs, has been uncovered by the German photographer and collector Werner Bokelberg. The fakes include Man Ray’s most famous images from the 1920s and ’30s, including La Marquise Casati (1922), Noire et blanche (1926) and Larmes (1930-33). Bokelberg, who has assembled a large collection of 19th- and early 20th-century photographs and began collecting Man Ray in the 1970s, became suspicious at the increasing availability of such an unusually large selection of classic, and rare, Man Ray images. « It was too good to be true, » he told ArtNet. « I could have any picture I wanted. »

The source of this bounty was a engaging rogue known as Benjamin « Jimmy » Walter, a saxophone player who frequented various Paris nightclubs. « In retrospect, he looked and behaved like a gangster from central casting, » said Bokelberg, who added that Walter could be very convincing. « ‘My word of honor,’ he would say, ‘I swear on the grave of my father’. »

Lire la suite de l’article de Walter Robinson: Man Ray Forgeries Exposed

Deuxième acte de l’affaire : une conséquence directe des inquiétudes des collectionneurs fut la création d’un faux tampon Man Ray rue Campagne Première, utilisé par quelques experts et galeristes, et porté aux versos d’épreuves de toutes les catégories, épreuves anciennes, tardives ou même posthumes.

Fake man ray stamp

Quant au point de départ de toute l’affaire, on le situe précisement un vendredi 2 juillet 1982, date d’une vente aux enchères dont le catalogue est introuvable. Certaines  épreuves posthumes étaient signées, Bokelberg acheta « La Prière » :

Vente Man Ray Levy 1983.1

Vente Man Ray Levy 1983.2

Vente Man Ray Levy 1983.3

Vente Man Ray Levy 1983.4

Vente Man Ray Levy 1983.5

Vente Man Ray Levy 1983.6

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1997 Dictionnaire des illustrateurs de livres d’enfants russes et soviétiques

dictillrusses1

LEVÈQUE (Françoise) et Serge PLANTUREUX.‎
Dictionnaire des illustrateurs de livres d’enfants russes et soviétiques (1917-1945). ‎
In-4, 319 pp, broché. ‎

‎Rencensement de 179 artistes russes ayant publié des ouvrages pour la jeunesse en Union Soviétique, en France et en Belgique. 800 illustrations en noir et blanc dans le corps de l’ouvrage, en couleurs sur la couverture et les rabats. ‎

Il existe 20 exemplaires avec sur le faux-titre l’aphorisme de Lichtenberg supprimé de l’édition générale par la censure municipale.

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13.02.1997 Point d’inflexion de l’histoire du cinéma en France : Sortie du film « Le Jour et la nuit »

Le jour et la nuit

Bande-annonce sur le site d l’INA

 

Cas exemplaire illustrant les limites d’un système culturel où les budgets publics sont gérés par les intérêts privés. Le film de Bernard-Henri Lévy a connu un échec commercial et critique retentissant. L’œuvre avait pourtant bénéficié de 3,5 millions de francs de la Commission des avances sur recettes, organisme dont Bernard-Henri Lévy était alors le président.

L’article de wikipedia précise une conséquence indirecte : Emir Kusturica a déclaré au micro de France 2 avoir repris sa carrière après la projection du film : « J’ai changé d’avis en voyant les dommages que Bernard-Henri Lévy pouvait causer au monde du cinéma. Je me suis dit, tu dois y retourner, tu ne peux pas laisser faire ça ».

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Salon du Livre Ancien 1996 (Huittième FILA) TOUS LES MÉTIERS  MÈNENT À LA LIBRAIRIE

VILLON. Œuvres de maître François Villon. Strasbourg, Heitz, sans date (vers 1910). In -12, 135 pp, plein chagrin noir, étui.

Curieux exemplaire comportant un ex-dono manuscrit de Frantisek Broumarsky. Lorsque la jeune Tchécoslavaquie accéda à l’indépendance, elle renonça à la peine de mort. Le bourreau de Prague, maître Broumarsky dut alors changer de profession, il se fit libraire. Si ses autographes sont rares, sa signature sur une édition des poèmes de François Villon est troublante.

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Salon du Livre Ancien 1995 (Septième FILA) Catalogue Les Cinq Sens

Les Cinq Sens,1995. La recherche du plaisir : recherche active, recherche par l’observation et les accesoires qui nous sont parvenus.
Contrainte, problématique= 600 notices sur le mode dialectique, agir ou regarder mène aux accessoires.

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1994 Premier catalogue de Livres de Photos : Dépression et Solutions

Dépression et solutions. Avant-propos de Michel Frizot

Le format retenu est un hommage à Photo-Poche de Robert Delpire.

Le titre fait écho au grand nombre de livres publiés par les photographes de la FSA et à ceux de la même époque publiés par les éditions d’état d’URSS.

Les livres de photographies sont à peine collectionnés en 1994.

Le cycle des six catalogues :

6) Dépressions & Solutions,1994, celui-ci

5) Objets du desir,1997.

4) Aventures élémentaires, 1998

3) Petites histoires de photographies, 1999

2) Hors-La-Ville Zones, Banlieus, Ghettos, 1999

1) Vanités, 2000