11.07.2015 Summer programm in New York City : Public Eye: 175 Years of Sharing Photography at NYPL

You loved The Day after Tommorow ? Do not miss Public Eye, the first-ever retrospective survey of photography organized by NYPL in its celebrated historic location at 42nd street and 5th avenue.

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This show, curated by Stephen Pinson takes advantage of this moment to reframe the way we look at photographs from the past… To what ends has the street served as a venue for photographic practice since its beginnings ? And, of more recent concern, are we risking our privacy in pursuit of a more public photography ?
A beautiful mint copy of Talbot’s Pencil of Nature, with a dedication to Hippolyte Fizeau… Ranging from photography’s official announcement in 1839 to manifestations of its current pervasiveness, this landmark exhibition, drawn entirely from the Library’s collections, explores the various ways in which photography has been shared and made public. Photography has always been social.

The show had 150.000 visitors and rather than being closed now will be prolonged until the end of this year.

 

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more : http://www.nypl.org/events/exhibitions/public-eye

09.04.1948 El Bogotazo. Ceso la Horrible Noche

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« El Bogotazo (from « Bogotá » and the -azo suffix of violent augmentation) refers to the massive riots that followed the assassination in Bogotá, Colombia, of Liberal leader and presidential candidate Jorge Eliécer Gaitán on 9 April 1948 during the government of President Mariano Ospina Pérez. The 10-hour riot left much of downtown Bogotá destroyed. The aftershock of Gaitan’s murder continued extending through the countryside and escalated a period of violence which had begun eighteen years before, in 1930, and was triggered by the fall of the conservative party from government and the rise of the liberals. The 1946 presidential elections brought the downfall of the liberals allowing conservative Mariano Ospina Pérez to win the presidency. The struggle for power between both again triggered a period in the history of Colombia known as La Violencia (« The Violence ») that lasted until approximately 1958, from where the civil conflict that continues to this day grew. »

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30.03.2015. Différents systèmes d’enchères (article du BTP)

N°1. Enchères à un tour sous pli cacheté

Aussi appelées enchères scellées au premier prix. Chaque enchérisseur remet une enchère sous enveloppe ou électroniquement au commissaire-priseur qui examine toutes les offres. L’objet est attribué au plus offrant, qui paie son montant proposé.

Procédé classique utilisé lors des appels d’offre pour les marchés publics entre autres ou encore pour les droits minéraux et de forage dans les terrains de l’État.

N°2. Enchères au second prix sous pli cacheté (Vickrey)

À partir de la même procédure, l’objet est adjugé au plus offrant, qui paie le prix offert par le deuxième meilleur enchérisseur. Ce système conduit les acteurs à proposer leur juste prix pour l’objet en jeu.

Procédé utilisé pour la vente de timbres de collection depuis le XIXe siècle, et par Google dans la vente de ses espaces publicitaires.

N°3. Enchère ascendante ou enchère anglaise

La plus populaire et la plus commune à tous : le commissaire-priseur commence avec un prix de départ, chaque intéressé offre dès lors successivement un prix plus élevé, tout en respectant une surenchère minimum (aussi appelé incrément minimal). Le bien est attribué au candidat le plus offrant. L’enchère à la bougie consiste à fixer un temps limite pour formuler les offres : quand la bougie s’éteint, les enchères sont terminées.

Procédé courant dans les salles de ventes.

Variante 3b : Enchère ascendante japonaise

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02.12.14 Faussaire de Lune ou le livre le plus cher du monde était un leurre, agréable conférence de la BNF

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Faussaire de lune, par Nick Wilding, professeur associé, Georgia State University invité par Antoine Coron.

« De nombreux livres contrefaits imitant parfaitement des ouvrages du XVIIe siècle ont fait leur apparition sur le marché de l’édition. Comment ont-ils été fabriqués, comment peut-on les reconnaître ? »

Au cours de cette conférence, Nick Wilding se pencha plus particulièrement sur des épreuves illustrées d’un ouvrage supposé de Galilée : le Sidereus Nuncius (Venise 1610).

Et il a analysé les techniques utilisées pour identifier ces contrefaçons et celles qui pour le moment ont échoué à les détecter.

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Juin 2005 Marino Massimo de Caro et Filippo Rotundo présentent à Richard Lan et lui vendent pour 500.000 dollars le livre qui, revendu à Harvard 10 millions de dollars deviendra la plus chère contrafacçon de l’histoire, authentifiée par le Pr Bredekamp et de nombreux laboratoires d' »experts ». Malgré la présence quelques mois plus tôt d’un « jumeau » tout aussi faux chez Sotheby’s, bien vite escamoté. Les gens dupés ne reconnurent leur erreur qu’après les aveux de de Caro, emprisonné pour vol aggravé en Italie.

L’article de référence sortit dans le New Yorker.

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Le programme des Conférences Léopold Delisle

Les conférences Léopold Delisle offrent à un public de curieux et d’amateurs éclairés des synthèses inédites, érudites et à jour sur le thème du livre et des manuscrits. Le cycle des conférences Léopold Delisle est organisé par la Bibliothèque nationale de France avec le soutien de monsieur Henri Schiller, collectionneur et mécène.

29.11.2014 Concours de nuages, les résultats et les photographies en compétition

Le résultat du concours a été proclamé en musique samedi à 19.30. Il a été décidé de désigner deux gagnants ex-aequo, ou plutôt deux gagnantes :

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Proposée par Malika Sqalli

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Proposée par Stéphanie Solinas

Ces deux photographies vont donc être éditées.

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Voici les 55 photographies reçues avant le 28.11.2014 à 23.59 :

 

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11.11.2014 Le charme discret de la finance, un vernissage circonspect, un buffet parcimonieux

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Nous avons l’honneur de vous inviter au double vernissage du mardi 11 novembre à 18.00.

Le charme discret de la finance, ou une rigoureuse présentation de rares photographies anciennes contrôlées sous la double invocation de Mercure et Luca Pacioli.

Point de fuite, quatre artistes qui s’interroge sur le temps.

Le buffet est fourni par le traiteur Mohamed Bin Abdul Aziz, Old Souq Waqif, PO Box 540, Doha.

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14.10.2014 Mario Giacomelli, prophète en son pays

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« È stato il fotografo dei “pretini” e dei gabbiani, ma non solo Lo interessava la perdita, la vita dal basso: la campagna invasa dai trattori, le case crollate dei contadini, i vecchi negli ospizi senza più denti in bocca. Dieci anni fa se ne andava, e ora la sua Senigallia lo ricorda con una mostra, “Piccoli inediti”. Sono alcuni versi e i primi clic trovati dal figlio Simone nella soffitta di casa. Non scarti: “Papà non pubblicava quello che amava”

On connaît de Mario Giacomelli les images des séminaristes ou encore celles des mouettes. Mais bien plus il s’intéressait à ce que l’on était en train de perdre ; la campagne envahie de machines, les maisons en ruines des paysans pauvres, les vieux dans les maisons de retraites, les sans-dents.

Pour les dix ans de sa disparition la ville de Senigallia avait organisé une exposition d’essais photographiques inédits avec dix poèmes et dix des premiers travaux retrouvés par son fils Simone: « Ce ne sont pas des épreuves refusées, la vérité est que mon père ne montrait pas et ne publiait pas ce qui lui tenait le plus à cœur ». Aujourd’hui la galerie Rhincéros va en exposer une trentaine.

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14.10.2014 L’infinito de Leopardi, un poème en prélude à l’exposition : Mario Giacomelli prophète en son pays.

En cliquant sur l’image ou le poème vous entendrez la voix de Vittorio Gassmann le réciter :

Mario Giacomelli couv

« Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
e questa siepe, che da tanta parte
dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
Ma sedendo e mirando, interminati
spazi di là da quella, e sovrumani
silenzi, e profondissima quiete

io nel pensier mi fingo, ove per poco
il cor non si spaura. E come il vento
odo stormir tra queste piante, io quello
infinito silenzio a questa voce
vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
e le morte stagioni, e la presente
e viva, e il suon di lei. Così tra questa
immensità s’annega il pensier mio:
e il naufragar m’è dolce in questo mare. »

[Toujours elle me fut chère cette colline solitaire
et cette haie qui dérobe au regard
tant de pans de l’extrême horizon.
Mais demeurant assis et contemplant,
au-delà d’elle, dans ma pensée j’invente
des espaces illimités, des silences surhumains
et une quiétude profonde ; où peu s’en faut
que le cœur ne s’épouvante.
Et comme j’entends le vent
bruire dans ces feuillages, je vais comparant
ce silence infini à cette voix :
en moi reviennent l’éternel,
et les saisons mortes et la présente
qui vit, et sa sonorité. Ainsi,
dans cette immensité, se noie ma pensée :
et le naufrage m’est doux dans cette mer.]

Giacomo Leopardi, l’infinito, 1819

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05.10.2014 Boston, USA, « Hacking Arts » : Participation au Hackaton 2014 du M.I.T.

HackMIT is MIT’s premier hackathon. On October 4-5, over 1,000 students will converge at MIT to create, innovate, and build software and hardware projects over a 24-hour period. Our focus on cutting-edge technologies—including Bitcoin, emerging hardware interfaces, and new software languages—makes HackMIT truly unique.

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Un hackathon est un événement où des développeurs et des artistes se réunissent pour faire de la programmation collaborative et du bricolage frénétique, sur un ou plusieurs jours. Le terme est constitué de hack, (hackers au sens noble) et de marathon. Le prestigieux Massachusetts Institute of Technology organise son second hackaton.

C’est à l’origine un rassemblement d’étudiants organisés par équipe autour de porteurs de projet avec l’objectif de produire un prototype d’application en quelques heures. Sous forme de concours chronométré, l’équipe gagnante est généralement désignée par un jury à l’issue du temps imparti. La référence au Marathon se justifie par le travail sans interruption des équipes pendant deux jours.

Ianis lallemand et Lyes Hammadouche participent pour la première fois. Il y a plus de 1.000 étudiants à concourir en un temps limité :

Les résultats sont parvenus, Ianis lallemand et Lyes Hammadouche ont gagné le premier prix, le Overall Hackmit Arts (1.000 US $) avec leur sujet improvisé : « Tomorrow is Another Day For Art » :

« — On a vraiment improvisé et on a eu l’impression que la plupart des américains avaient préparé leur improvisation pendant un an. Ils ont senti que l’on improvisait vraiment et cela en a enervé quelques-uns. Surtout que c’était le jour où la presse britannique titrait : LA FRANCE EST FINIE. »

Ils viennent de réaliser une vidéo sur cette compétition, leur succès et ce ses hypothétiques conséquences :

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25.09.2014 Orgueil. Vernissage jeudi 25 septembre à 18h00 : L’Art est-il vraiment le propre de l’homme ?

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Ivan Pavlov fut le premier russe à recevoir le prix Nobel en 1904. Bien qu’il soit fils de prêtre et peu favorable aux idées communistes, on lui proposa de rester après la révolution. Il accepta, créant dans Petrograd devenue Leningrad une école célèbre de physiologie et une station zoologique réputée. C’est dans ce laboratoire que le professeur Leonid Firsov entreprit ses expériences avec les chimpanzés à la fin des années 1960.

Selon une de ses assistantes que nous avons rencontrée, Mme Nekrassova, tout commença à la demande des militaires soviétiques qui avaient reçu des Viêt-congs des rapports indiquant que beaucoup de soldats américains mourraient dans la jungle vietnamienne de fièvre et d’empoisonnement après avoir absorber des fruits, des baies ou des champignons vénéneux. Le professeur Firsov organisa alors une expérience où il accompagna une petite troupe de chimpanzés sur une île inhabitée d’un lac du sud de la Russie. En les privant totalement de nourriture dès le troisième jour, il observa l’incroyable faculté de ces anthropoïdes à établir en peu de temps un catalogue de toutes les plantes et fruits comestibles.

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Cette semaine estivale lui donna envie non seulement d’améliorer les conditions de captivité des chimpanzés, mais d’adopter un jeune comme compagnon familier de son propre fils. En observant comment le jeune singe se mêlait aux jeux des petits enfants pacifiquement le professeur Firsov établit une série d’expérimentations avec des crayons de couleur et de l’aquarelle.

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12.09.2014 Le 4e Moscou Photo Salon (MFS) s’est tenu du 12 au 16 septembre 2014


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Pour accéder au site :

http://moscowphotosalon.ru/fr/

Moscou Photo Salon 2014

Galeries, fondations, collectionneurs : 12/09 – 16/09
Auteurs libres: 20/09 – 28/09

De 12 à 16 septembre 2014
La Galerie de Photographie Classique organise la première partie de Salon annuel Moscou Photo. L’événement est conçu — un niveau plus modeste — sur le modèle des foires photographiques internationales et a pour but de former le marché russe de la photographie ainsi que permettre l’intégration de ce nouveau marché russe dans le marché international de la photographie.

Un autre but est aussi de réduire au même dénominateur les termes, les modèles de certificats, les standardsde tirages en photographie. Outre cela, ce Salon est non seulement un endroit pour l’achat et vente des photographies, mais aussi un lieu d’exposition unique – idéal pour le marché russe de la photographie.
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15.07.2014. Inauguration de la première exposition d’été : Arthur Grénier (1873-1944)

Deuxième volet de notre heptaméron photographique : Paresse

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« Fleuve d’oubli, jardin de la paresse,… où la vie afflue et s’agite sans cesse, Comme l’air dans le ciel et la mer dans la mer » (Charles Baudelaire, Phares)

Qui était Arthur Grénier ? Un enfant gâté de la société européenne de la fin du XIXe siècle, très jeune orphelin. Un jeune homme désoeuvré mais curieux, né un mois d’août 1873 dans une station balnéaire naissante, Trouville sur mer. Ses parents y avaient acheté une des premières villas de la côte normande.

A Paris, Grénier logeait non loin du Parc Monceau, dans ce tout nouveau XVIIe arrondissement où, depuis le Second Empire, le monde artistique et mondain s’agglutinait. Grace à la fortune de son père défunt, il « faisait la vie », se faisait appeler Arthur ou parfois Green par ses intimes dans ce Paris dandy d’à la recherche du temps perdu, le Paris de Proust, des théâtres, du spectacle et de l’opérette. Le Paris des décors. Le Paris photographique d’Otto Wegener.

Grénier fait un stage dans les ateliers de l’Opera Garnier, fabrique des décors, s’enthousiasme pour la cantatrice Marie Garden. Grâce à la photographie, Grénier rêve ses maquettes, pense à des éclairages, des façons d’orienter la lumière, des expériences chromatiques.

Les décors fabriqués ont disparu. Pas ses photographies.

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Dès 1907, Grénier se rue chez les frères Lumières pour y acheter des plaques au collodion et surtout des autochromes, les premières photographies en couleurs naturelles. Certaines ont vieilli, on les regarde aussi. Elles sont uniques.

La gélatine s’est marbrée, s’est scindée, recroquevillée entre les deux verres. Les pigments ont migré avec les fécules de pommes de terre donnant aux bords de mer des couleurs à la van Gogh. Il nous a aussi laissé des nuages, une série de cieux crépusculaires, nacrés, pourpres, qu’il tire, vers 1910, depuis le haut du Belvédère d’une villa qui s’ouvre sur le paysage normand.

 

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Des scènes d’incendies aux courses d’aéroplanes, de Trouville négligée pour la voisine, Deauville, plus accommodante, des voiliers aux automobiles flambant neuves — il redessina la carrosserie de son premier bolide rouge pour mieux le conduire coiffé de son haut de forme —, Grénier a photographié  « l’air dans le ciel et la mer dans la mer ».

Avec un brin de paresse ? Peut-être, mais alors dans le sens théologique de St Augustin, cette paresse qui nous fait le dimanche délaisser la prière. Grénier prenait le temps. Le temps de traverser son siècle au hasard, à la recherche d’éclipses, de tempêtes, de nuages et de grimaces perdues.

(Basile Chardon et Claude Chanot, Paris, samedi 12 juillet 2014)

 

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La galerie Rhinoceros & Cie présente dès le 15 juillet une sélection d’autochromes d’Arthur Grénier ainsi que quelques gouaches et aquarelles.

 

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Une publication est envisagée et selon les encouragements et les réactions du public et des collectionneurs, on devrait disposer à l’automne d’une petite ou grande brochure, détaillant des autochromes de nuages ou des beautés en maillots de bains mouillés. Voire les deux. La sortie du catalogue sera prétexte à de nouvelles agapes.

 

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09.07.2014 Présentation du second numéro de Nicéphore, cahier de Photographies : Mercredi 9 juillet, soirée Baudelaire avec Jean-Paul Avice

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« Très-jeunes, mes yeux remplis d’images peintes ou gravées n’avaient jamais pu se rassasier, et je crois que les mondes pourraient finir, impavidum ferient, avant que je devienne iconoclaste … » (Charles Baudelaire, Salon de 1859).

Mercredi 9 juillet à 18 heures, nous vous invitons à une rencontre avec Jean-Paul Avice dans la galerie éphémère de Rhinocéros & Cie, 156 Boulevard Haussmann, Paris VIIIe.

Une image anonyme surgit tout-à-coup au milieu d’un vide-grenier par un matin pluvieux d’octobre 2013. Un indice ténu, une inscription, une marque motiva une enquête sur l’identité des personnages présents sur cette photographie.

Lors de la présentation publique des premiers résultats qui nous avait fait revenir à Charles Baudelaire, un diseur de poèmes récita «Le Rêve d’un curieux» puis crut bon d’évoquer le récit en rêve «L’Artiste du dernier jour». Dans ce poème, Yves Bonnefoy s’inquiète de la multiplication des photographies qui selon lui dévastent le monde. Il semble attendre pourtant le salut d’une seule image, «lavée de sa différence d’image», et qui pourrait être une photographie prise par accident. Notre conteur rapprocha alors ce récit d’un poème du même auteur, Hopkins Forest, où c’est soudain «une grande photographie de Baudelaire» qui, dans un lieu de hasard et une atmosphère de fin du monde, semble promettre ce salut.

Et voici qu’une simple photographie revient aujourd’hui dans une rare occasion, soutenir la reine des facultés : l’imagination.
Notre société tout entière est préoccupée du démantèlement de l’ordre esthétique qui a prévalu depuis la Renaissance mais s’effondre sous une myriade de selfies, d’images de tout et de rien. Le débat entamé il y a cent cinquante ans par Charles Baudelaire et Félix Nadar entre poésie et photographie, entre image inanimée et imagination, reste ou redevient d’une brûlante actualité.

Superposer, comme l’a fait l’éditeur à l’ouverture de ce Cahier, l’avant-dernier poème des Fleurs du Mal, «Le Rêve d’un curieux» qui figure dans la section «La Mort», et oppose la mort en image à la vie qui se poursuit hors d’elle, et une étonnante photographie où un personnage est assis, figé dans l’immobilité d’une pose devant un rideau, quand, derrière lui, saisi par surprise, surgit le fantôme d’un autre qui ressemble tant à Baudelaire qu’il ne peut être que lui, c’est décider que cette photographie est comme la mise en scène de ce poème. (JPA)

La photographie de Carjat est en ceci étonnante qu’elle est à la limite de l’instantané, conception presque inédite alors ; cette photographie semble capter l’imprévu dans lequel se glisse l’image saisie d’un Baudelaire curieux. C’est une image qui échappe aux canons esthétiques théorisés par Baudelaire – si moderne fut-il – car elle anticipe une photographie captant le transitoire, le fugitif et le contingent sans chercher à usurper les qualités de l’art. Baudelaire n’est pas passé à côté de la modernité photographique, il l’incarne ici. (PLR)

​Le poète luttant contre le péril qui lui est le plus intime, celui de voir sa passion iconophile virer en idolâtrie, et de sentir sa vocation de poète se perdre en ensorcellements fantasmatiques, invente avec la figure de Mademoiselle Bistouri le moyen de résister à l’empire des idoles, à la destruction de la vie par les objectivismes, à l’absolutisation technologique des apparences. Mais cette résistance on ne peut plus précaire10, exposée et terriblement fragile, n’est que la plus faible qu’il puisse maintenir, celle d’une prière tout de même, quoique sans confession ni croyance assurée, à la fin de sa vie dans un petit poème en prose.​ (JT)

Accés à l’ouvrage en pdf : NICEPHORE BAUDELAIRE BON 0514_Mise en page 1

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24.06.2014 Inauguration à Paris de deux galeries siamoises et éphémères, 156 Bd Haussmann

RHINOCÉROS ET CIE : DEUX GALERIES SIAMOISES À PARIS

Deux galeries siamoises et éphémères viennent d’ouvrir leurs portes dans une ancienne banque, boulevard Haussmann à Paris. Le mot d’ordre ? « Luxe, calme et volupté ». C’est le nom du premier rendez-vous mensuel consacré au temps et aux 7 péchés capitaux, dans le Paris de Baudelaire, par un objet exposant non identifié, Rhinocéros et Cie.

Les deux galeries sont reliées par un passage secret, un souterrain qui fait office de vortex, de passage entre deux mondes de l’art, celui des anciens et des modernes.

D’un côté, des photographies anciennes, des pièces miraculeuses : des nus de Moulin et de Marconi, des portraits par Carjat et Nadar, des photos de la construction de l’Opéra de Paris par Durandelle et de nombreuses trouvailles signés Bisson, Bayard ou Marville.

De l’autre côté, une installation, fruit de la collaboration de deux artistes contemporains, Lyes Hammadouche et Ianis Lallemand, qui ont réinvesti la vitrine, le sas et les pièces secrètes de la banque, avec de la fumée, des néons, des projections et des sculptures. Une expérience étrange et surprenante à découvrir absolument, au carrefour de la photographie ancienne et de l’art contemporain.

Rhinocéros et Cie, 156 boulevard Hausmann, Paris VIIIe

Site dédié : http://rhinoceros.gallery/

HORAIRES :            Mardi – Samedi 12 – 18 heures         Lundi sur rendez-vous

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RHINOCÉROS ET CIE : две спаренных галлереи в Париже

Две спаренных галереи недавно открылись в здании, которое раньше было банком на Бульваре Haussmann в Париже. Лозунг? « Роскошь, спокойствие и наслаждение ». Такое название носит первая месячная встреча посвященная времени и семи смертным грехам в Париже эпохи Бодлера, на которой будет выставляться неопознанный экспонат от галлерей Rhinocéros et Cie.

Две галереи связаны между собой секретным проходом в виде подземного перехода, который связывает два мира искусства – древнего и современного.

С одной стороны, древние фотографии и волшебные экспонаты: обнаженные женщины Moulin и Marconi, портреты от Carjat и Nadar, фотографии стройки парижской Оперы от Durandelle и множество работ, подписанных Bisson, Batard и Marville.

С другой стороны, инсталляция, ставшая результатом сотрудничества двух современных художников – Lyes Hammadouche и Ianis Lallemand, которые отремонтировали витрины, тамбур и секретные комнаты банка, поставив там камин, неоновое освещение, прожекторы и скульптуры. Ни на что не похожий и впечатляющий опыт на перекрестке древнего и современного искусства.

Rhinocéros et Cie, 156 бульвар Haussmann, Париж, VIII округ

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