Publié le

31.03.2016 PWT-13 Back to Mesopotamia, 1930 : Archeological campaign and Revelation of Sumer

PWT N°13 THURSDAY 31 MARCH 2016: IRAK, 1930

EXCAVATING TELLOH or THE REVELATION OF SUMER

 

Couv PWT 13

détail n°18

PWT 13-2016 CONTENTS :

« Tello est localisée en basse Mésopotamie »… 

The André Parrot Campaign, 1930       

Telloh, Irak, 16 vintage silver prints by Jean Lacan 

Seven Tello Portraits by Jean Lacam

Alep, Baalbek, Syria

 

Telloh was the first Sumerian site to be extensively excavated, at first under the French vice-consul at Basra, Ernest de Sarzec, from 1877 to 1900, followed by his successor Gaston Cros from 1903–1909. Excavations continued under Abbé Henri de Genouillac in 1929–1931 and under André Parrot in 1931–1933. It was at Girsu that the fragments of the Stele of the Vultures were found. The site has suffered from poor excavation standards (in 1877) and also from illégal excavations (allowing European Museums collections to grow). About 50,000 cuneiform tablets have been recovered from the site.

 

tablette

détail n°9

« The key to reading logosyllabic cuneiform came from the Behistun inscription, a trilingual cuneiform inscription written in Old Persian, Elamite and Akkadian.

In 1838 Henry Rawlinson, building on the 1802 work of Georg Friedrich Grotefend, was able to decipher the Old Persian section of the Behistun inscriptions, using his knowledge of modern Persian. When he recovered the rest of the text in 1843, he and others were gradually able to translate the Elamite and Akkadian sections of it, starting with the 37 signs he had deciphered for the Old Persian. Meanwhile, many more cuneiform texts were coming to light from archaeological excavations, mostly in the Semitic Akkadian language, which were duly deciphered.

By 1850, however, Edward Hincks came to suspect a non-Semitic origin for cuneiform. Semitic languages are structured according to consonantal forms, whereas cuneiform, when functioning phonetically, was a syllabary, binding consonants to particular vowels. Furthermore, no Semitic words could be found to explain the syllabic values given to particular signs. Julius Oppert suggested that a non-Semitic language had preceded Akkadian in Mesopotamia, and that speakers of this language had developed the cuneiform script.

In 1855 Rawlinson announced the discovery of non-Semitic inscriptions at the southern Babylonian sites of Nippur, Larsa, and Uruk.

In 1856, Hincks argued that the untranslated language was agglutinative in character. The language was called « Scythic » by some, and, confusingly, « Akkadian » by others. In 1869, Oppert proposed the name « Sumerian », based on the known title « King of Sumer and Akkad », reasoning that if Akkad signified the Semitic portion of the kingdom, Sumer might describe the non-Semitic annex…

Ernest de Sarzec began excavating the Sumerian site of Tello (ancient Girsu, capital of the state of Lagash) in 1877, and published the first part of Découvertes en Chaldée with transcriptions of Sumerian tablets in 1884. The University of Pennsylvania began excavating Sumerian Nippur in 1888… » (Wikipedia, article: Sumerian).


« En 1855, Rawlinson a annoncé la découverte d’ inscriptions non sémitiques sur les sites babyloniens au sud de Nippur, Larsa, Uruk… Les langues sémitiques sont structurées à partir des formes consonantiques. Par ailleurs, aucun mot sémitique ne pourrait être trouvé pour expliquer les valeurs syllabiques données à des signes particuliers. Jules Oppert a suggéré qu’une langue non sémitique avait précédé l’akkadien en Mésopotamie, et que les locuteurs de cette langue avaient développé l’écriture cunéiforme.

En 1856, Hincks a fait valoir que la langue traduite était agglutinante. La langue a été appelée « scythique » par certains, et, « akkadien » (terme pouvant engendrer une confusion) par d’autres. En 1869, Oppert a proposé le nom de « sumérien », basé sur le titre de « roi de Sumer et d’Akkad », si Akkad a représenté la partie sémitique du royaume, Sumer pourrait alors représenter la partie non sémitique.

Ernest de Sarzec a commencé l’excavation du site sumérien de Tello (Girsu antique et capitale de l’État de Lagash) en 1877, et a publié la première partie des Découvertes chaldéennes avec les transcriptions des tablettes sumériennes de 1884. L’Université de Pennsylvanie a commencé l’excavation sumérienne de Nippur en 1888… » (Wikipedia, article Sumérien).

P1340722 (1)

1. JEAN LACAM (1907-c.1990), Arriving in Tello, Irak, 24 Dec 1929. Vintage silver print, 85×55 mm, captioned, verso. 100

 

« Tello est localisée en basse Mésopotamie 46° de longitude Est 31° de latitude nord. De nos jours, à mi-chemin à vol d’oiseau entre Bagdad et le golfe persique et dans la plaine entre le Tigre est l’Euphrate. Bagdad est à 260 km au nord-ouest Bassora à 190 km au sud est. L’Euphrate coule à 55 km au sud le Tigre à 75 km au nord-est, mais un bras du Tigre, après avoir quitté le fleuve à Kut-el-Amara, descend en direction du nord-ouest sud-est et passa à quelques 5 km à l’ouest du site de Tello. C’est ce que les cartes appelle le Scatt-el-Haï, mais à la hauteur de Tello les arabes le connaissent sous le nom de Shatt. Il s’agit d’une sorte de grand canal, creusé naturellement par les eaux dérivées du Tigre mais achevé de main d’homme dans la dernière partie de son cours, en direction de l’Euphrate qu’il atteint au moment de la crue de printemps,. Le Shatt est en effet à sec une bonne partie de l’année, mais dès février, à l’arrivée des eaux, il n’est plus franchissable qu’avec un Belem.

Les collines de tes Tello ont sensiblement la forme d’un ovale, de 4 km sur trois. Au printemps leur teinte jaunâtre et leur aspect désertique font un contraste saisissant avec la verdure de la plaine environnante, cultivé grâce a l’irrigation facilitée par la multitude des petits canaux alimenté par l’eau du Shatt. Du haut des tells, de quelque côté que l’on se tourne, la vue porte à une vingtaine de kilomètres… »  (André Paris, Tello, 1948, introduction)

 

3tirages

2. JEAN LACAM. Building in Tello,1930. Three (3) vintage silver prints, 85×55 mm, captioned, verso. (3) 90

P1340714

3. JEAN LACAM. Photographer’s Room, Tello, Irak, 1930. Vintage silver print, 85×112 mm. 150

 

André Parrot. Tello, vingt campagnes de fouilles (1877-1933). Un vol. in-4° de 368 pages avec 32 planches hors texte, et 62 plans ou dessins. Paris, Albin-Michel, 1948 (Note de lecture de 1949).

« Les découvertes de Tello, l’ancienne Lagash, sont d’autant plus célèbres que les fouilles clandestines pratiquées, entre temps, parles Arabes Mountefik, maîtres du terrain, ont fourni les musées du monde entier de sculptures et surtout de tablettes provenant de ce site. Le désordre qui s’en est suivi, accru par l’insuffisance des premiers relevés, ne permettait plus de s’y reconnaître, encore que Goudéa ait pris soin de venir en aide aux archéologues en marquant de son nom les statues qu’il dédiait à ses dieux. Aussi doit-on être reconnaissants à M. André Parrot, qui a dirigé les deux dernières campagnes (1931- 1933) avec le souci constant d’établir la stratigraphie du site — ignorée jusqu’à lui, — de s’être attaché à la besogne particulièrement ingrate de reprendre, d’un point de vue critique, tous les anciens rapports et de résoudre, autant que possible, les contradictions accumuléesIl a réussi, au delà. de toute attente, à nous présenter un tableau clair, complet et cohérent des innombrables trouvailles effectuées au cours de vingt campagnes de fouilles.

Il a établi qu’au temps d’el-Obeid, alors que ni- le métal ni l’écriture n’étaient connus, mais où la céramique était peinte, le site de Tello fut occupé par une population de pêcheurs et d’agriculteurs vivant sous des huttes de roseaux.

Les périodes suivantes d’Uruk et de Djemdet Nasr, où le métal apparaît, sont représentées à Tello, mais jusqu’ici on n’a recueilli aucune trace d’écriture de cette haute époque. Au temps de Djemdet Nasr, on usait d’une abondante vaisselle de pierre; l’emploi de la masse d’armes est fréquent. Le cuivre est fort répandu. La glyptique est bien représentée.

Nous atteignons l’époque historique avec les « premiers patésis », dite pré- sargonique ou Early Dynastie. Le tell K constituait un emplacement particulièrement sacré où toutes les dédicaces se rapportent au dieu Ningirsu, dieu de la ville et de l’État, « vénéré sous le signe de l’aigle léontocéphale liant deux lions ». Parmi les princes de Lagash, deux ont occupé une place de premier plan : a Eannadou domina l’Ëlam et soumit Mari sur le Moyen-Euphrate; Entéména fut à un moment donné roi de Nippur et d’Ur » (p. 70).

D’après des renseignements recueillis auprès de l’antiquaire Géjou, M. Parrot publie une très curieuse statuette en albâtre (pl. III) qu’il place avant Ur- Nanshé. Elle représente un homme nu, agenouillé, les bras enserrés par deux serpents, tandis que deux poissons pendent sur sa poitrine.

L’interprétation de cette pièce unique est malaisée; elle se rattache certainement au culte. Deux faits le démontrent : le personnage est dans l’état bien connu de nudité rituelle, et il est agenouillé, ce qui est également une position rituelle. On peut ajouter que les deux serpents sont ici de bons démons W, protecteurs du fidèle, et que les deux poissons peuvent représenter le Tigre et l’Eu- phrate.

M. Parrot ne se contente pas de donner la liste des monuments découverts et de les décrire, il retrace la vie politique de Lagash. Il aboutit ainsi à la période d’Akkad où la stèle de victoire (p. 133 et suiv.) qu’on attribue à Rimush tranche par le style — sinon par le dispositif des zones — avec les bas- reliefs sumériens. En moins de deux siècles l’empire akkadien s’effondre et les Guti accordant, en échange du tribut, une assez large autonomie aux cités sumériennes, une ère de prospérité s’ouvre avec les Néo-Sumériens et les patésis Ur-Baba, Goudéa ,’Ur-Ningirsu et Arad-Nannar. Une place particulière est accordée à la grande figure de Goudéa qui sut faire de Lagash un important centre religieux, commercial et artistique; la ville prit rang de « métropole incontestée du pays sumérien » (p. 147). Après une discussion très serrée des constructions attribuables à Goudéa, on passe à la description des statues et têtes de ce prince, au total trente-deux pièces, qui « constituent l’ensemble le plus impressionnant de la statuaire du IIIe millénaire » (p. 160).

Un des résultats les plus curieux des campagnes de 1931-1933 a été de démontrer qu’Ur-Ningirsu, fils de Goudéa, avait eu pour successeur son fils Ugmé, et cela grâce à la découverte de l’hypogée . des patésis Ur-Ningirsu et Ugmé, construit entièrement en briques cuites. Toutefois, comme aucune trace d’ensevelissement n’a été révélée, M. Parrot en déduit qu’en réalité les deux patésis furent enterrés ailleurs, dans des tombes secrètes. L’édifice dégagé aurait été symbolique et aménagé en lieu de pèlerinage.

Les innombrables figurines-plaquettes et les cylindres sont soigneusement classés, et devant le prodigieux développement du panthéon local, le lecteur trouvera d’utiles points de repère dans le chapitre consacré aux « Dieux et déesses d’après les textes de Lagash ».

Par cette synthèse des plus méritoires, et qu’il était seul en état d’établir, M. Parrot nous restitue un ensemble de premier ordre et rend ainsi le meilleur hommage à ses prédécesseurs, Ernest de Sarzec, l’intrépide inventeur du site, Léon Heuzey, Thu- reau-Dangin, Gaston Cros et Henri de Genouillac, qui, avec des tempéraments divers, mais au prix d’un égal dévouement, ont bien mérité de la science ».

René Dussaud. Note de lecture in: Syria. Tome 26 fascicule 3-4, 1949. pp. 367-368

P1340723 (1)

4. JEAN LACAM, « Chantier V », Starting excavations in Tello, 1931. Vintage silver print, 87×62 mm, captioned, verso. 100

P1340709

5. JEAN LACAM, Excavations in Tello, 1930. Vintage silver print, 85×115 mm.  100

P1340708

6. JEAN LACAM, Excavations in Tello, 1930. Vintage silver print, 85×115 mm.  100

P1340706

7. JEAN LACAM, Excavations in Tello, 1930. Vintage silver print, 85×115 mm.  100

P1340705

8. JEAN LACAM, Excavations in Tello, 1930. Vintage silver print, 85×115 mm.  100
14tirages
9. JEAN LACAM, Just found in Tello, 1930. Fourteen (14) vintage silver points, 115×85 or 85×115 mm. (14) 150

P1340710

10. JEAN LACAM, 46° de longitude Est 31° de latitude nord, Excavations in Tello, 1930. Vintage silver print, 85×115 mm. 200
P1340702
11. JEAN LACAM), Excavations in Tello, 1930. Vintage silver print, 85×115 mm. 100
P1340715
12. JEAN LACAM, Skeletton, Tello, 1930. Vintage silver print, 85×115 mm. 50
P1340699
13. JEAN LACAM, Excavations in Tello, 1930. Vintage silver print, 85×115 mm. 100
P1340725 (1)
14. JEAN LACAM. Jour de paye, Wages in Tello, 1931. Vintage silver print, 62×88 mm, captioned, verso. 30
P1340701
15. JEAN LACAM. Outdoor Studio in Tello, 1930. Vintage silver print, 70×112 mm. 50
P1340703
16. JEAN LACAM. Modern Transportation reaching Tello, 1931. Vintage silver print, 70×112 mm. 30
P1340698
17. JEAN LACAM. Outdoor Studio in Tello, 1930. Vintage silver print, 88×62 mm. 50
P1340726 (1)
18. JEAN LACAM, Imam, Tello, 1930. Vintage silver print, 88×62 mm, captioned, verso. 100
P1340724 (1)
19. JEAN LACAM, « Jar Des ? », Tello, 1930. Vintage silver print, 88×62 mm, captioned, verso. 100

 

P1340717
20. JEAN LACAM, Pruvost, Tello, 1931. Vintage silver print, 115×85 mm, captioned, verso. 100
P1340713
21. JEAN LACAM, Ibaire, Tello, 1931. Vintage silver print, 115×85 mm, captioned, verso. 100
P1340712
22. JEAN LACAM, « Mignon ? », Tello, 1931. Vintage silver print, 115×85 mm, captioned, verso. 100
P1340716
23. JEAN LACAM, Tellier, Tello, 1931. Vintage silver print, 115×85 mm, captioned, verso. 100
P1340711
24. JEAN LACAM, Portrait, Tello, 1931. Vintage silver print, 115×85 mm, captioned, verso. 100
P1340697
P1340696
25-26. JEAN LACAM, Baalbek , 1931. Vintage silver print, 88×62 mm, captioned, verso. (2) 60
P1340721
P1340719
P1340718
18. SYRIAN PROFESSIONAL PHOTOGRAPHER, Alep, 1931. Three vintage silver prints on postcard stock. (3) 60
 P1340707
Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *