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21.06.2003 Le premier carnet : Mode d’Emploi

couv mode d'emploi

Mode d’emploi pour réaliser la maquette d’un petit livre

Chaque petit livre des Venti possède des caractéristiques techniques et matérielles, librement adoptées à partir des contraintes des étapes techniques de fabrication. Ce mode d’emploi résume les conseils pour réaliser la maquette d’un tel petit livre, qui est constitué d’une couverture cartonnée, de deux gardes et d’un corps central de 48 pages.

La couverture cartonnée est constituée de deux plats et d’un dos carré où l’on peut prévoir un titre qui permettra de retrouver le volume sur une étagère.

Les pages de gardes permettent de rendre solidaires le cartonnage et le corps de l’ouvrage, on ne peut imprimer que la face visible dans l’intérieur des plats. Cela représente en tout l’équivalent de 4 pages supplémentaires.
Le corps de l’ouvrage consiste en 48 pages obtenues en pliant 3 feuilles en 3 cahiers A, B et C, de 16 pages cousues ensemble :
total : 48 = 16 + 16 + 16 pages
La presse imprime les deux faces de trois feuilles de papier. Chaque feuille est repliée 3 fois de manière à former un cahier de 2 x 2 (premier pli) x 2 (second pli) x 2 (troisième pli) = 16 pages.
On peut choisir une couleur d’impression différente du noir, et même prévoir de varier les couleurs des différents cahiers.
Si l’on désire créer un album “standard” de 20 images reproduites en pages de droite, les belles pages, faisant face chacune à une page blanche ou contenant un simple titre en bonne page, il restera alors 48 – (20×2) = 8 pages, par exemple 4 pages pour un faux-titre, un frontispice, une page de titre et un sommaire et 4 pages pour une préface.
Si une classe de petite école désire travailler sur un petit livre, et que les 32 élèves, au lieu de travailler par deux, veulent proposer chacun une photographie ou un photomontage, et si ces travaux constituent une série cohérente imprimée en vis-à-vis, il restera alors 8 pages pour raconter l’histoire du petit livre.

gitans mode d'emploi
La couverture cartonnée est imprimée en bichromie (deux couleurs), puis recouverte d’une pellicule qui la protège de l’eau et des traces de doigts. Elle est un peu plus grande que le corps de l’ouvrage, créant ainsi trois chasses de 3 mm et mesure, repliée
hauteur : 145 mm = 3 + 139 (hauteur d’une page) + 3 mm
largeur : 130 mm = 3 + 127 (largeur d’une page).
Mais pour l’imprimer il faut considérer la nécessité de rabats supplémentaires de 5 mm, utiles au brocheur pour fabriquer le cartonnage. La couverture est donc calculée avec des débords :
hauteur : 155 mm = 5 + 145 + 5 mm
largeur : 135 mm = 130 + 5 mm.
Enfin, si on souhaite le cartonnage panoramique, composé pour être vu déployé, il faut ajouter aux deux plats de couverture les 8 mm du dos :
hauteur : 155 mm
largeur : 278 mm = 135 + 8 + 135 mm.

Maquette en pdf : maquette mode d’emploi

Les gardes peuvent être imprimées d’une couleur différente de celle du corps de l’ouvrage, mais sur une seule face car de toutes façons elles sont contre-collées, la première garde contre le premier plat de couverture, et la seconde contre le second. Leurs dimensions sont :
hauteur d’une page : 139 mm
largeur de 2 pages : 127 + 127 = 254 mm.

Pour les imprimer, on doit prévoir des marges de coupe de 3 mm. Si l’on opte pour une seule image à fond perdu, c’est-à-dire qui occupe toutes les gardes et déborde toutes les marges :
hauteur : 3 + 139 + 3 = 145 mm
largeur : 3 + 254 + 3 = 260 mm
persée

Le corps de l’ouvrage consiste en 48 pages dont 8 pages techniques contenant les faux-titre, frontispice, titre, sommaire et la préface et 40 pages pouvant se répartir à égalité entre texte et images, dessins, photographies ou photomontages.
Chaque page mesure bien sûr la même taille, (mais on peut concevoir par des plis et des découpes manuelles, des demi-formats, des panoramiques dépliants). 
Pour l’impression mécanique, voici les contraintes de taille :
hauteur : 139 mm
largeur : 127 mm.
Les marges conseillées sont de 8 mm, avec un petit plus pour la marge inférieure de 10 mm. Le bloc utile qui contient du texte ou une image mesure donc :
hauteur : 139 – 8 – 10 mm = 121 mm
largeur : 127 – 8 – 8 mm = 111 mm

Si vous fournissez une image numérique, les imprimeurs préférent un format Quark et une définition de 300 dpi.
Si l’on compose le texte dans un caractère bodoni de cette taille, que l’on dénomme corps 12, il est assez facile de calculer combien de lettres et de signes tiennent dans une ligne et combien de lignes rentrent dans une page ; regardons cette page, la première ligne qui commence par les mots “si l’on compose” comprend 54 lettres et un point ; on pourrait aussi remarquer qu’il y a 11 espaces vides entre les mots, or les ordinateurs modernes calculent le nombre de caractères et non pas le nombre de signes. Donc la première ligne comprends 54 + 1 + 11 = 66 caractères. La seconde ligne comprends 51 lettres, 2 chiffres, 1 apostrophe, 1 virgule et 12 espaces, soit 51 + 2 + 1 + 1 + 12 = 67 caractères. Je vous laisse calculer pour la troisième et pour les suivantes. La onzième (“virgule et…”) est intéressante par son aspect inhabituel : 32 lettres, 11 chiffres, 1 virgule, 4 symboles plus, 1 symbole égal, 1 point, soit un total de 68 caractères. Une autre manière de compter est en mots, quelque soit le nombre de lettres qui les constituent. La première ligne qui commence par les mots “si l’on compose” comprends 12 mots, la suivante 12 mots si l’on accepte le nombre “12” comme un mot et “l’on” comme un autre, la cinquième 11, etc… Maintenant si l’on accepte le nombre de 66 caractères comme le nombre moyen de chaque ligne, que l’on peut alors multiplier par 24, car les pages des petits livres sont composées de 24 lignes, on obtient le nombre théorique de 66 x 24 = 1.584 caractères, et de même, si l’on retient une moyenne de 12 mots, celui de 12 x 24 = 288 mots par page.

Cependant, on a oublié de considérer les paragraphes, et les sauts à la ligne, ainsi que d’éventuels titres et sous-titres.
Il est rare qu’une page soit densément peuplée de signes, comme la précédente qui contient (presque) exactement 1.595 caractères composant probablement 283 mots (à vérifier).
On retiendra donc plutôt les nombres de 1.000 caractères ou de 200 mots par page. Une jolie préface de 4 pages se calculera sur 4.000 caractères ou 800 mots.
Un essai dense accompagnant 20 images comprendrait entre 20.000 et 25.000 caractères, soit entre 4.000 et 5.000 mots.
Enfin un livre de pur texte sans images pourrait atteindre le nombre de 50.000 caractères, soit environ 10.000 mots.
En dernier recours, il suffit de prendre des lettres plus petites et l’on fait tenir deux fois plus de caractères.
Cette page très aérée ne contient, en tout et pour tout, que 945 caractères et 164 mots répartis sur seulement 18 lignes utilisées.
Cette page de papier blanc n’a été noircie qu’à 55 % de ses possibilités.

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